Fourmond de, Jules, Ernest, Prosper

Biographie


Né le 10 juillet 1796 à Versailles (Yvelines). Rédacteur au bureau des Beaux-Arts au ministère de l’Intérieur in Archives de Paris VK3 44 à l’ouverture de son dossier puis sans doute par la suite employé au ministère du Commerce et des Travaux publics. Le 1er novembre 1830, il adressait la lettre suivante à la Commission des récompenses nationales : « […] Dans la journée du mardi 26 juillet, un groupe de citoyens s’était formé devant le ministère des Affaires étrangères. Des gendarmes essayèrent de le disperser. Je résistai ouvertement ; un brigadier me saisit au collet et allait me faire franchir le seuil de l’hôtel, lorsque je m’échappai de ses mains ; ma résistance eut des imitateurs et devint presque générale. Au bruit des premiers coups de feu, je courus me mêler aux combattants ; ainsi j’assistai à la prise de l’Hôtel de ville, plus tard à celle du Louvre et enfin je vins rue Saint-Honoré, au coin de la petite rue Saint-Louis, où, après avoir essuyé plusieurs décharges de la part des Suisses, je reçus de l’un d’eux, dont je tenais le fusil, un coup de crosse à l’épaule droite, qui me renversa. Je fus conduit dans une des salles du rez-de-chaussée des Tuileries, où des compresses furent appliquées sur ma contusion. Le lendemain, quoique souffrant et atteint d’une fièvre violente, je me réunis au peuple qui se dirigeait sur Saint-Cloud. L’impossibilité de maintenir l’ordre parmi la foule fit juger à propos de fermer les grilles des cours qui n’étaient point assez vastes pour contenir les masses nombreuses qu’augmentaient encore celles qui arrivaient de tous côtés. C’est sur ma conduite dans cette journée, Messieurs, que j’ose fonder mes titres. Là, je n’avais aucun exemple sous les yeux qui pût stimuler mon courage et mon amour-propre. Toute la multitude venait de piller les caves ; le vin avait exalté les têtes au dernier point ; des cris de vengeance et de mort retentissaient de toute part. Des rixes particulières s’élevaient à chaque pas de moi. N’écoutant qu’un sentiment d’humanité, je me précipitai au-devant des coups que se destinaient tant de braves, unis naguère par la plus étroite et la plus glorieuse sympathie, et cherchais, par mes paroles autant que par mes actions, à rétablir l’harmonie entre eux. Plusieurs fois, je faillis devenir leur victime. Quelques-uns d’entre eux, auxquels cet esprit de conciliation avait paru suspect, me saisirent à la gorge et s’écrièrent : “Il faut le fusiller.” Dans le même instant, l’un d’eux fut atteint d’une balle dans le ventre. M’était-elle destinée ? Je l’ignore. Plusieurs autres, maîtres de leur raison, me dégagèrent, en criant que j’étais leur chef et que malheur arriverait à celui qui porterait la main sur moi. Peu de temps après, l’un d’eux, à qui je voulais retirer une bouteille dont il menaçait de frapper un de ses camarades, me porta un coup de sabre, que j’eus le bonheur de parer et qui ne me fit qu’une légère blessure. Ma position devenait d’autant plus critique que cette foule avait été enfermée presque de force et que le vin dont elle était abondamment pourvue l’exaspérait davantage. Le lendemain, je fis partie de l’expédition de Rambouillet. C’est là, Messieurs, que mon rôle particulier, confondu dans le rôle général, se termina ; je ne puis ni ne dois rien ajouter à ma relation, sincère, et qu’il vous appartiendra, Messieurs, d’apprécier à sa juste valeur. » Sur cette lettre, on trouve la note manuscrite suivante : Recommandée particulièrement à mon ami, M. de Lannoy et signée de Constant-Berrier. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement (sous le nom de Fourmont de, Prosper sur les listes du Bulletin des lois, sur celles du Moniteur universel et deux fois in Archives nationales F/1dIII/39). Sa médaille lui fut délivrée le 30 juin 1831. Il était en 1830, canonnier de la 2e pièce de la 1re division de la 1re batterie d’artillerie de la garde nationale. Il demeurait 35, rue Caumartin en 1830. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris Vbis1K4 2, Département de la Seine, IVe arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, 1831 ; Archives de Paris VK3 44 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IVe arrondissement et liste supplémentaire des citoyens proposés pour la médaille IVe arrondissement. Il y a dans Archives de Paris VD6 92 in dossier Denis, Lucien, Paul, Marie, un Fournont, Prosper, employé au ministère de l’Intérieur, demeurant chez Petiniaud, administrateur des voitures dites des environs de Paris, établies 13, rue Marbeuf, qui, le 30 juillet, vint chercher avec Petiniaud et tous deux armés, le commissaire de police de Chaillot, qui avait pris fait et cause pour les insurgés, pour parcourir les approches du bois de Boulogne où on annonçait que campaient les troupes royales. Consulter F/12/974 n° 91 et aussi F 70 125E-L son dossier d’employé au bureau de théâtres aux AN

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