Fourniaux ou Fourgniaud, Antoine
Biographie
Né vers 1795 à Paris. Maçon. Il fut présumé disparu, n’ayant pas reparu à son domicile depuis les événements de juillet (mais tué le 29 juillet dans la rue Saint-Honoré in Archives nationales F/1dIII/33 ; tué le 29 juillet rue de Valois-Batave sur la couverture de son dossier in Archives nationales F/1dIII/55). Il laissait une concubine, Jouvard, Madeleine, Rose, et un enfant, qu’il n’avait pas reconnu, Jouvard, Antoine, Théodore, né le 1er janvier 1825, et pour lequel il payait la nourrice, à Chezy-l’Abbaye dans l’Aisne où l’enfant était élevé, depuis le 26 février 1825 jusqu’au 20 février 1830. Sa concubine (sous le nom de Fourniot) reçut un secours de deux cent cinquante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Un secours de cinq francs fut versé le 20 août 1830 et un secours de dix francs à une date indéterminée. Il était aussi le soutien de sa sœur, Renaudi, mère de cinq enfants, dont un nouveau-né, et qui se trouvait, de par la mort de son frère, dans un dénuement absolu. Le dossier d’examen de ses droits fut a priori instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIIe arrondissement (par exemple sur la couverture de son dossier in Archives nationales F/1dIII/55). Le 10 septembre 1831, devant la mairie du (ancien) IVe arrondissement, comparurent : Rycquaert, bottier-cordonnier, demeurant 7, rue du Roule, qui affirma « connaître depuis plus de quatorze ans la demoiselle Rose Jouvard » ; Delapierre, Pierre, Jean-Jacques, tailleur, demeurant 2, rue de la Heaumerie, qui dit la connaître depuis quatre ans ; Mosle, Nicolas, Louis, fabricant de bas, demeurant 12, rue Saint-Denis, qui dit la connaître depuis environ quatre ans ; Vattier, Pierre, layetier, demeurant 4, rue Béthisy, qui dit la connaître depuis près de trois ans. Dans leurs déclarations, Rycquaert déclara « avoir vu depuis le commencement de l’année 1821 ladite demoiselle Madeleine, Rose Jouvard […] vivre maritalement avec le sieur Antoine, François Fourgniaud (sic), maçon, et savoir que le 1er janvier 1825 il est né d’eux un enfant du sexe masculin, inscrit le même jour aux registres de notre arrondissement sous les prénoms de Antoine, François (sic), fils de Madeleine, Rose Jouvard. Lesdits sieur Delapierre, Mosle et Vattier nous dont déclaré que depuis qu’ils connaissent ladite demoiselle Jouvard ils l’ont vu aussi vivre maritalement avec ledit sieur Fourgniaud (sic) et habiter avec lui ; qu’ils savent également que ledit Antoine, François a toujours été traité par eux comme leur fils et considéré comme tel ». La Commission des récompenses nationales se montra sans doute négligente et, en tout cas, ne paya de pension ni à la concubine, la cohabitation avait duré de toute façon trop peu de temps (trois ans est-il précisé sur la couverture de son dossier in Archives nationales F/1dIII/55), ni à l’enfant, qui n’avait pas été reconnu par le père. Sa sœur déposa un dossier devant la Commission des Réclamants ([ancien] IIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. On trouve dans le dossier un acte de naissance, le 27 germinal an II à Paris, rue Jacinthe, de Liberté, Camille, fille de Fourgniaud, Antoine, maçon, et de Grolaire, Anne. Fourniaux, Antoine demeurait pendant six ans rue Saint-Jacques-de-la-Boucherie ; 4, rue du Coq-Héron en 1830 ; sa concubine, 3, rue de Béthisy puis 12, rue Saint-Denis en 1831. Le nom de Fourguiand (A.-F. Fourguiaud) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Archives de Paris VD6 288 n° 7, (ancien) IVe arrondissement, Liste des morts, pensions (sous le nom de Fourniaux) ; Archives nationales F/1dIII/33 Commission des récompenses nationales, deuxième état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet avec indication du champ de bataille où ils ont été frappés (201 citoyens) (ancien IIIe arrondissement) (sous le nom de Fougniaud, Antoine, François) ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état de cent cinquante demandes formées en vertu des articles 1er, 2e, 3e, 4e et 11e, de la loi du 13 décembre 1830 et reconnues non fondées ; Archives nationales F/1dIII/55 ; Archives nationales F/1dIII/82, état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (sous le nom de Fourgniaud, Antoine, François) ; Archives nationales F/1dIII/88 (sous le nom de Fourniaux, Antoine, François) ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 82 (sous le nom de Fourgniaud, Antoine, François après correction d’une faut typographique), liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.