Francon, Pierre
Biographie
Né le 20 mai 1792 à Espalem (Haute-Loire). Médecin, reçu à la faculté de Paris le 9 octobre 1824. On trouve dans son dossier plusieurs témoignages. Le premier de Greverath, Achille (voir ce nom), contremaître carrossier à la fabrique de voitures, 9, rue des Martyrs, signé le 14 octobre 1831, et ainsi rédigé : « Le 29 juillet, en combattant contre la garde royale, j’ai reçu une blessure très grave, occasionnée par une balle qui m’a traversé la poitrine. Sans être prié par personne, monsieur le docteur Francon est venu me secourir dans la rue. Il m’a fait transporter chez moi le plus promptement possible, où il m’a accompagné pour me panser d’une manière convenable. Là, il m’a donné des soins affectueux, en commençant par une saignée. Il ne m’a quitté que lorsqu’il m’eut confié aux soins du docteur Dufour, médecin de quartier. » Le deuxième signé de Rignon illisible, négociant, demeurant 4, rue Feydeau, et ainsi rédigé, le 14 octobre 1830 : « En combattant le 28 juillet, mon domestique reçut une blessure grave au ventre. M. le docteur Françon lui a donné les soins d’urgence et l’a fait transporter de suite à l’Hôtel-Dieu, où il est mort quelques jours après. » Le troisième, signé le 14 octobre 1830 par Benard, professeur de langues, demeurant 27, rue du Helder, et ainsi rédigé : « Le 28 juillet, j’ai reçu en combattant, un coup de crosse de fusil dans la poitrine, qui a occasionné un crachement de sang très abondant. M. le docteur Francon s’est empressé de me recevoir et c’est à ses soins assidus et affectueux que je dois mon rétablissement. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. « Médecin sans fortune, qui n’a jamais rien demandé à l’ancien gouvernement et qui n’aurait jamais rien obtenu de lui à cause de son opinion bien arrêtée », il sollicita un emploi comme « une place de chirurgien major ou d’aide major dans la garde municipale ou quelque chose d’équivalent » en août 1830. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il demeurait 30, rue Taitbout en 1830-1831 ; 61, rue de Provence en 1833-1838. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 172 n° 6 ; Archives de Paris VD4 11 pièce 3161 Liste des médecins et chirurgiens, docteurs en médecine et en chirurgie, officiers de santé et sages-femmes qui ont fait enregistrer leurs titres aux secrétariats de la préfecture de la Seine et des deux sous-préfectures du département de la Seine, jusqu’au 31 mai 1833, idem pièce 3164 Préfecture du département de la Seine, Liste des médecins et chirurgiens, docteurs en médecine et en chirurgie, officiers de santé et sages-femmes, dressée le 31 décembre 1838 ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIe arrondissement.