Francou, Pierre, Marcelin

Biographie


Il adressa, le 25 novembre 1831, la lettre suivante au préfet des Hautes-Alpes pour être transmise à la Commission des récompenses nationales (sous le nom de Francou de la Vachette, mais peut-être est-ce le nom de la commune où il résidait). « En 1830, et il habitait une commune qui est à une lieue et demie de Briançon (Hautes-Alpes), la commune du Val-des-Prés. Connaissant les fatales ordonnances du 25 juillet et les premiers événements du 27 que le Messager des Chambres, le seul qui ait pu franchir des barrières de Paris, lui apportait, n’écoutant que la voix de la liberté, il quitta sa résidence et se rendit à Briançon, qui avait alors pour garnison le 1er régiment suisse, occupant tous les forts ; il engagea tous ses amis à suivre le noble exemple des braves Parisiens, en organisant la garde nationale pour opposer une résistance qui paraissait alors inévitable. Bientôt ce bataillon qui, en 1815, défendit si bien la place de Briançon, fut organisé et contribua beaucoup, par sa noble attitude, à faire sortir les Suisses de tous les forts qu’ils occupaient, leur imposant silence dans la ville où ils furent relégués, jusqu’à ce qu’un détachement du 57e qui se trouvait à Gap vint à son secours. Voici quels sont les motifs qui font espérer à l’exposant qu’il a des droits aux récompenses nationales. Le premier c’est d’avoir, sans ordre supérieur, n’écoutant que son amour pour la liberté, quitté sa commune où il pouvait rester tranquillement, sans danger, pour venir s’enrôler dans la garde nationale de Briançon, qui avait alors en face d’elle, dans un moment critique, les plus dévoués satellites de Charles X. Le deuxième, éprouvant des difficultés à avoir des armes du gouvernement, c’est d’en avoir acheté du maître armurier et du 1er régiment suisse, tel que fusil, sabre et baïonnette. D’après ce second fait, qu’il n’aurait pas fait connaître si on avait daigné répondre à sa première réclamation, il doit être puni ou récompensé ; puni, parce qu’il a acheté des armes du gouvernement et que la loi défend ces sortes de marchés, récompensé parce qu’il n’a pas craint d’encourir les peines portées par les lois, en achetant de pareilles armes et que la nation s’est montrée reconnaissante envers tous ceux qui se sont armés pour elle contre le despotisme, dans un moment de danger. J’espère que vous sanctionnerez tout ce qu’il a fait et lui témoignerez votre approbation, en le portant pour la décoration de Juillet, la seule récompense qu’il ambitionne et dont il croit s’être rendu digne par ses actions et son dévouement. » Il était électeur au collège d’Embrun (Hautes-Alpes). Il logea hôtel des Domaines, 23, rue du Bouloy, à l’occasion de son passage à Paris, en 1831, pour solliciter sa décoration. Archives nationales F/1dIII/79, dossier Hautes-Alpes.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.