Frégé, Hippolyte
Biographie
Né le 13 mai 1807 à Sèvres (Seine-et-Oise). Maçon et chansonnier. Il adressa la lettre suivante à la Commission des récompenses nationales instituée après la révolution de Février : « 1830 me compta dans ses rangs libérateurs et 1848 me vit prendre des armes au canal de La Villette et descendre aux barricades Saint-Martin, Saint-Denis puis au Palais-ex-Royal et aux Tuileries et venir m’installer comme chef du poste de la carrière pour la défense du château de Saint-Cloud (sept jours sous les armes). Mes chansons patriotiques depuis dix-sept ans ne laissent rien de suspect sur mes opinions politiques (recherches à faire). Je suis maçon et père d’une nombreuse famille, depuis longtemps sans ouvrage et, sans être un grand érudit, je crois être assez instruit pour tenir un emploi honorable pouvant subvenir aux besoins de ma famille (sept personnes). Je pense être propre, comme homme de mœurs et de savoir, à remplir l’un des emplois ci-dessus désignés, soit huissier de Chambre soit bibliothécaire d’un château national, soit à Saint-Cloud ou à Paris ou en province, ou enfin inspecteur sous-architecte. Voyez pour nos travaux républicains ! Les signatures ci-dessous vous feront connaître quelques noms qui m’honorent de leur amitié. Signé : Lévéillé, capitaine, commandant les ouvriers arrivés à Saint-Cloud ; Guillot, sous-lieutenant ; Hebert, capitaine et membre du conseil municipal ; … ahire illisible, maire de la commune de Saint-Cloud, qui ajoutait certifier que Frégé « faisait partie de la garde nationale de Boulogne venue à notre secours pour la défense du palais national et qu’il est resté pendant sept jours sous les armes, comme chef du poste dit le poste de la carrière » ; Jouannot, capitaine des sapeurs-pompiers, qui ajoutait que Frégé avait « fait partie de la compagnie de pompiers de Boulogne pendant dix-sept années » et qu’il avait servi pendant cinq jours sous ses ordres au palais de Saint-Cloud ; Grassin illisible, lieutenant au poste de la carrière ; Careste, « ancien détenu politique », qui le connaissait comme « un homme d’honneur, de conscience, de probité et de conviction sincère à la cause de la république » ; Béranger (le chansonnier ?) qui le recommandait « bien vivement » et ajoutait : « Je le connais depuis longtemps et puis répondre de sa moralité et de sa double capacité de travailleur et d’homme de bureau. Je serai reconnaissant de tout ce qu’on voudra bien faire pour lui. » Auger, « détenu politique » ? illisible, garde au bois de Boulogne à Passy. Il lui fut accordé une place d’huissier à l’Assemblée nationale. Il était marié et père de cinq enfants en 1848. Il demeurait rue Fessard, au rond-point, à Boulogne en 1848 (Hauts-de-Seine). Archives nationales F/1dIII/88.