Frétigny, Cyr, Auguste
Biographie
Né le 6 septembre 1783 à Versailles (Yvelines), fils de Frétigny, Pierre, Adrien, marchand perruquier, et de Macippe, Claudine (ou Massippe, Claudine), son épouse. Menuisier. Il fut blessé d’un coup de feu reçu à l’avant-bras gauche, le 28 juillet, dans la rue Saint-Antoine. Il reçut un secours de cinquante-cinq francs en août et un autre de soixante-quinze francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Le 9 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIIIe arrondissement, comparurent : Sénéca, Achille, Henry (voir ce nom), ébéniste, demeurant 68, rue de Charenton ; Delamotte, Denis, Marin (voir Delamotte, Denis, Marie), bonnetier, demeurant 187, rue du Faubourg-Saint-Antoine ; Gavot, Cyprien (voir ce nom), ébéniste, demeurait 84, rue du Faubourg-Saint-Antoine. Ils attestèrent parfaitement connaître Frétigny, Cyr, Auguste et « savoir qu’il a été blessé le 28 juillet rue Saint-Antoine ». Le 12 avril 1831, devant le maire du (ancien) VIIIe arrondissement, comparurent : Sénéca, Achille, Henry (voir ce nom), ébéniste, demeurant 68, rue de Charenton ; Chavignot, Jean-Baptiste (voir ce nom), déchireur de bateaux, demeurant 8, rue de Bercy. Ils attestèrent parfaitement connaître Frétigny, Cyr, Auguste et « savoir qu’il est sans fortune et qu’il n’a que son état pour vivre ». Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement (sous le nom de Fretigny, Auguste sur les listes de Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39, sur celles du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel). En mai 1831, souffrant de ne pouvoir travailler et d’être sans ressources suffisantes, il signa, avec Gavot, Moreau, Leporcher, Truck, Joly, Raout, Hauchecorne, Burtaire, Leblond et Thénadey une pétition afin de faire activer les décisions de la Commission des récompenses nationales sur la fixation des pensions. Admis dans la 6e classe des blessés, il fut pensionné de six cents francs (sous le nom de Fretigny, Cyr, Auguste sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/36). Il lui fut accordé, en tant que blessé de la 6e classe, par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Il comparut, le 12 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIIIe arrondissement, pour attester connaître parfaitement Chavignot, Jean-Baptiste et « savoir qu’il a été blessé place de l’Hôtel de ville le 28 juillet 1830 ». Chavignot, Jean-Baptiste, comme quoi ce dernier avait été blessé le 28 juillet sur la place de Grève. Il comparut, le 12 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIIIe arrondissement, pour attester connaître parfaitement Gavot, Cyprien « et savoir qu’il a été blessé le 28 juillet 1830 ». Il comparut, le 8 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIIIe arrondissement, pour attester parfaitement connaître Meunier, Louis, Joseph et « savoir qu’il a été blessé le 29 juillet 1830 à la caserne des cuirassiers, rue du Petit-Musc ». Il comparut, le 9 avril 1831, devant le maire du (ancien) VIIIe arrondissement, pour attester parfaitement connaître Sénéca, Achille, Henry et, sur cette attestation, le maire certifia que Sénéca avait « à sa charge sa femme et trois enfants en bas âge, dont un est infirme ; que le père n’avait pour faire exister sa famille que le produit de son travail, ressource qui lui est enlevée en partie par suite de sa blessure ». Il comparut (avec Meunier, Joseph, Louis et Sénéca, Achille, Henry) le 12 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIIIe arrondissement, pour attester parfaitement connaître Wiesser, Louis, Antoine et « savoir qu’il a été blessé le 3 août 1830, sur la route de Paris à Rambouillet ». Il signa avec d’autres décorés une attestation en faveur de François Mannÿ afin que celui-ci, qui avait combattu avec eux, fût décoré de la Croix de Juillet. Il apostilla la demande de secours présentée en juillet 1831 par Vautrin, François, Casimir, en certifiant qu’il y avait bien identité entre lui et le nom du médaillé Vautrin, Louis, François. Il était l’un des décorés de Juillet signataires de la lettre, rédigée le 27 juillet 1831, afin de faire obtenir la décoration de Juillet pour Mannÿ François, et ainsi rédigée : « Dans les journées mémorables du mois de juillet 1830, au moment où tout bon Français se présenta pour requérir une liberté due à la grande nation (sic), nous avons reconnu le zèle, le courage du sieur Mannÿ, François, ex-militaire, qui constamment au milieu de nous, depuis le faubourg Saint-Antoine, où il demeurait alors, nous a constamment suivis et fait ses efforts pour réaliser le grand œuvre des Français ; soit dans la journée du 27 juillet sur la place de Saint-Antoine et l’Hôtel de ville, la prise du pont d’Arcole, comme le 28 au Palais-Royal (sic), et la rue Saint-Honoré (sic) et le 29 à l’investissement (sic) du Louvre et château des Tuileries […]. » » Si le désintéressement seul de Mannÿ, François l’avait empêché, selon ces décorés, de faire les démarches nécessaires devant la Commission des récompenses nationales, ils demandaient pour lui cette décoration que eux-mêmes portaient et dont ils le jugeaient digne. Il signa, en août 1831, le certificat suivant en faveur de Peltier ou Pelletier, Louis, Michel quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Les soussignés déclarent et se font un devoir sur l’honneur de rendre justice au sieur Louis, Michel Peltier (sic), ouvrier sur le port de La Rapée, domicilié rue de Bercy n° 27, quartier des Quinze-Vingts. Il est à notre connaissance que le 28 il s’est réuni à nous à l’Hôtel de ville pour repousser l’attaque de l’ennemi, que par son zèle et son dévouement il a contribué au désarmement des cuirassiers, au Louvre il a fait éprouver aux Suisses la valeur de son bras et l’usage de son arme. Plusieurs ont cédé à son intrépidité. Il est aussi à notre connaissance qu’il a montré un courage et un dévouement sans borne et qu’il a repoussé et abattu grand nombre d’assaillants au coin de la rue de Rohan. Au Châtelet, il a désarmé un garde royal malgré grand nombre d’assaillants qui voulaient s’y opposer. Le 28 et 29, il s’est porté sur tous les points et a déployé le même zèle et le même dévouement. Son exemple n’a pas peu contribué à ranimer le courage abattu. C’est une justice que nous nous plaisons à lui rendre. » Il était membre, comme ami du côté maternel, du conseil de famille des orphelins Bareau (voir ce nom), Louis, Marie et Victoire, Eugénie. Il était aussi membre, comme ami du côté paternel, du conseil de famille de l’orpheline Anne, Félicité Elouin (voir ce nom). Il avait épousé Bonnefoy, Louise, Angélique, née le 27 septembre 1783 à Paris, revendeuse, le 21 octobre 1816 à Paris ; sur l’acte de mariage Bonnefoy, Louise, Angélique est indiquée comme la fille de Bonnefoy, Antoine et de Lenoir, Marie, Aimable, son épouse. Il demeurait 68, rue de Charenton en 1830-1831 ; 20, esplanade des Invalides en 1833. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 22 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 24 ; Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 58 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste des blessés de Juillet envoyés aux eaux de Bourbonne, p. 65, liste nominative des blessés de la VIe classe auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du VIIIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 106 ; Archives de Paris VD3 1-2, (ancien) VIIIe arrondissement (1830-1849), paiements faits aux victimes de Juillet sur les fonds de la Souscription nationale (liste de blessés de 6e classe) ; Archives de Paris VD6 559 n° 1 in dossier Bareau, in dossier Elouin ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives de Paris VK3 43 (couverture du dossier Diguet, Victor) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août et état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/49 in dossier Chavignot, Jean-Baptiste ; Archives nationales F/1dIII/55 ; Archives nationales F/1dIII/56 in dossier Gavot, Cyprien ; Archives nationales F/1dIII/64 in dossier Mannÿ, François ; Archives nationales F/1dIII/65 in dossier Many ; Archives nationales F/1dIII/66 in dossier Meunier, Joseph, Louis ; Archives nationales F/1dIII/75 in dossier Sénéca, Achille, Henry ; Archives nationales F/1dIII/78 in dossier Vautrin, François, Casimir ; Archives nationales F/1dIII/78 in dossier Wiesser, Louis, Antoine ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste des blessés de Juillet envoyés aux eaux de Bourbonne, Barèges, Mont-d’Or et Néris et liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIIIe arrondissement, blessés de 6e classe ; Archives de la préfecture de police AA 406 in dossier Peltier ou Pelletier, Louis, Michel.