Fréville, Joseph, Ernest
Biographie
Né vers 1811 à Paris. Commis marchand (mais employé in Archives nationales F/1dIII/33), fils du banquier Freville-Le-Vingt, Jean-Baptiste, Augustin, Joseph, et de Payen, Marie, Augustine, son épouse. Il combattait, le 28 juillet vers 14 heures, à la porte Saint-Martin, avec un groupe de Parisiens qui attaquaient un détachement de la garde royale, quand il fut atteint d’une balle à la jambe droite, qui le renversa (mais blessé à mort le 28 juillet à la Grève in Archives nationales F/1dIII/33 et sur la couverture de son dossier in Archives nationales F/1dIII/55). Il fut transporté d’abord dans une maison 57, rue Meslay, chez M. Denize, bombeur de verre, puis chez son père, 19, rue des Mauvaises-Paroles. Il mourut de suites de sa blessure le 8 août. Le National du 9 août 1830 donna l’avis suivant : « M. Joseph Freville, fils de M. Freville-Levingt, banquier, vient de succomber à la suite des blessures qu’il avait reçues en combattant pour la cause de la liberté et des lois. Ses obsèques auront lieu demain lundi, à 11 heures, à l’église Saint-Germain-l’Auxerrois. » Fréville, Joseph, Ernest demeurait 8, rue des Cinq-Diamants. Le dossier d’examen des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IVe arrondissement. Le 29 octobre 1831, devant le juge de paix du (ancien) IVe arrondissement, comparurent : Dimier, Antoine, tourneur en bois, demeurant 13, rue du Four ; Descoint, Jean, Jérémie, tailleur, demeurant 68, rue de Cléry ; Cusin, Etienne, Edme, Dominique, employé, demeurant 11, rue Mandar. Ils attestèrent avoir parfaitement connu Fréville, Joseph, Ernest et « savoir, pour l’avoir vu, que le 28 juillet 1830 ledit sieur Joseph, Ernest Fréville, commis négociant, s’est rendu à la porte Saint-Martin dans l’intention de combattre pour la liberté ; qu’en cet endroit il se réunit à plusieurs citoyens qui attaquaient un détachement de l’ex-garde royale ; que sur environ 2 heures après-midi il fut atteint d’une balle dans la jambe droite, qui le renversa ; que dans cet état il fut transporté par plusieurs personnes, dont M. Dimier comparant faisait partie, dans une maison rue Meslay n° 57, chez M. Denize, bombeur de verre ; qu’ensuite il a été transporté au domicile paternel, où il est mort des suites de sa blessure le 8 août 1830 à 7 heures du matin ». Ses parents, Fréville, Jean-Baptiste, Joseph, négociant, et Payen, Marie, Augustine, ne furent pas pensionnés, n’ayant pas adressé de réclamation auprès de la Commission des récompenses nationales et celle-ci n’ouvrit de droit à personne faute de réclamant. Fréville, Joseph, Ernest demeurait 8, rue des Cinq-Diamants ; ses parents, 19, rue des Mauvaises-Paroles en 1831. Le nom de Fréville (J.-F. Fréville) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Archives de Paris DM13 1, préfecture de la Seine, tableau des décès qui ont eu lieu pendant les mois de juillet, août et septembre 1830, (ancien) IVe arrondissement ; Archives de Paris VD6 288 n° 7, (ancien) IVe arrondissement, Etat des morts et des blessés par suite des événements de juillet 1830 ; Archives nationales F/1dIII/33 Commission des récompenses nationales, deuxième état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet avec indication du champ de bataille où ils ont été frappés (201 citoyens) (liste supplémentaire) ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état de cent cinquante demandes formées en vertu des articles 1er, 2e, 3e, 4e et 11e, de la loi du 13 décembre 1830 et reconnues non fondées ; Archives nationales F/1dIII/55 ; Archives nationales F/1dIII/82, état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 82, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.