Fringuant, Louis, Christophe

Biographie


Né en 1796 à Ardres (Pas-de-Calais). Bottier. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 16 décembre 1830, à deux voix pour la croix, cinq voix pour la médaille et aucune voix pour une mention. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Il signa (bien sous le nom de Fringand, Louis, Christophe, maître bottier… faire le changement ?) le certificat suivant en faveur de Favrot, Victor, Antoine : « Nous, combattants de Juillet, attestons les faits suivants : Le 27 juillet 1830, vers les 5 heures du soir, M. Victor, Antoine Favrot avait formé un peloton de patriotes armés, dont nous soussignés faisions partie. Le lendemain 28 à 9 heures du matin, il nous rejoignit sur la place du Châtelet, fidèle au rendez-vous qu’il avait assigné la veille. Demander de la poudre chez un marchand de la rue des Coquilles, s’emparer ensuite du poste du Châtelet, occupé par des gendarmes, ne fut que l’affaire d’un instant. La même opération fut exécutée à la Grève, où sa courageuse audace nous guida. Dans cette attaque, une balle, plus bruyante qu’offensive, l’atteignit au milieu de nous, comme il nous conduisait au feu contre un peloton de gardes royaux qui défilait le long du quai de Gèvres et frappa son casque, dépouille d’un cuirassier, qu’il avait reçu de nous comme trophée. Abandonnant bientôt la Grève pour chercher ailleurs des ennemis à combattre, nous le suivîmes vers le boulevard, où nous repoussâmes plus d’une fois et alternativement les cuirassiers de la garde, les lanciers et l’infanterie, avec laquelle nous eûmes à soutenir un feu long et meurtrier. Une partie de nos compagnons succomba en cette rencontre et nous nous vîmes forcés de nous replier par la rue de Lancry pour aller chercher de nouveaux renforts. Nous arrivâmes ainsi dans la rue du Faubourg-Poissonnière, où des gardes royaux qui occupaient le boulevard nous accueillirent par une fusillade vive et de nouveau fatale à plusieurs des nôtres. C’est un hommage que nous aimons à rendre à la vérité et à la belle conduite de M. Victor, Antoine Favrot. » Il demeurait 19, rue du Fouarre en 1830. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (cité deux fois dont la deuxième sous le numéro 847 et le nom de Fringant, Louis) ; Archives de Paris VD6 682 n° 3 ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 16 décembre 1830, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives nationales F/1dIII/33 dossier indemnités et récompenses, envoi du 3 décembre 1830 du ministre de l’Intérieur à la Commission des récompenses nationales ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/88 in dossier Favrot, Victor, Antoine.

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