Froger, Etienne
Biographie
Né le 20 juillet 1809 au Mans (Sarthe). Cordonnier. Le 16 mars 1848, il adressait la lettre suivante à la Commission des récompenses nationales créée après la révolution de Février, et qui en faisait un combattant de juillet 1830 ; pour faire valoir ses droits, il se présentait comme un « défenseur des journées de juillet 1830, ancien militaire au 38e, ayant combattu le 24 février pour la liberté nationale, ayant pris place dans les rangs de cette digne garde nationale, revêtu des armes et uniforme de M. Aubertin, son patron, faisant partie de la IVe légion, 2e bataillon, 3e compagnie, ayant demandé au brave colonel Chapuy et au brave citoyen Crémieux des cartouches et en distribua à ses confrères nationaux de ladite compagnie, parcourut ensuite pour en porter aux braves citoyens des belles barricades, qui en manquaient, courut prendre place au combat sanglant du Palais-Royal et puis les Tuileries tombant dans notre pouvoir, ce qui termina notre belle victoire. Pour subvenir à ses besoins d’existence et ceux de sa femme, qui depuis quatre ans est malade d’un pied, dont l’amputation est presque indispensable, demande au gouvernement provisoire de la république française un emploi dans les eaux de la Ville de Paris. » Il joignait à sa lettre le certificat suivant : « Je certifie que le citoyen Etienne Froger a fait le service dans les rangs de la 3e compagnie, 2e bataillon de la IVe légion, le 24 février 1848. Il a fait preuve de bravoure pour la défense de la liberté. » Ansart, P., lieutenant de la 1re compagnie, 2e bataillon de la IVe légion ; Gachon, demeurant 7, rue Bailleul, qui ajoutait certifier que Froger avait combattu à ses côtés, le 24 février au Palais-Royal. Il savait lire et écrire et était marié et sans enfant en 1848. Il demeurait 54, rue de l’Arbre-Sec en 1848. Archives nationales F/1dIII/88.