Fromantin, Jean-Baptiste, Benoît

Biographie


Né vers 1798 à Saint-Denis (Seine). Serrurier-mécanicien, domicilié à Saint-Denis en juillet 1830, il se rendit à Paris pour combattre. Il déposa, le 25 octobre 1831, un dossier devant la Commission des Réclamants (arrondissement de Saint-Denis), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la décoration de Juillet et un emploi dans les arsenaux, rappelant ainsi sa participation aux combats de Juillet : « Dans les journées de juillet dernier, s’étant rendu tout exprès à Paris pour faire partie des défenseurs de nos libertés, il fut sommé à son arrivée de faire transporter des blessés à l’hôpital Saint-Louis, ce qu’il exécuta de suite. D’autres camarades l’ayant relevé dans ce service, il se rendit rue du Faubourg-Saint-Denis, où il reçut une balle dans la jambe droite. Il traversa, ainsi blessé quoique légèrement, le boulevard et fut fait prisonnier, au coin de la rue de Cléry, par le 3e de la garde, dont il se débarrassa non sans peine deux heures après. Malgré sa blessure, il se rendit rue Poissonnière. Là, un jeune homme lui prêta un fusil et des cartouches, dont il fit usage en détruisant quelques illisibles soldats du illisible. Venant d’être informé que le 6e régiment de cette indigne garde venait de se diriger sur Saint-Denis, il s’y rendit de suite pour défendre ses foyers contre l’invasion de cette troupe méprisable et il est un de ceux qui ont le plus puissamment empêché de passer un régiment de cuirassiers qui venait de Beauvais pour marcher sur Paris. Enfin, il a contribué avec une vigueur sans pareille au désarmement du 6e régiment d’infanterie, précédemment aux événements en garnison à Saint-Denis, ainsi qu’une troupe de gendarmes qui était venue bivouaquer en cette ville et la gendarmerie de Paris qui est venue bivouaquer et se rafraîchir la nuit dans cette commune. Il occupa ainsi pendant plusieurs jours suivants les postes les plus dangereux. Le 1er août, il a, le premier, scellé et planté le drapeau tricolore à la porte de Paris. Mais il croit n’avoir pas encore assez fait pour la défense de la cause sacrée de la liberté et l’affermissement du trône constitutionnel, il n’attend que le moment favorable pour donner de nouvelles preuves de son sincère patriotisme. » Sa demande était apostillée par Lefort, menuisier, demeurant rue Minois-Compoise illisible à Saint-Denis ; Chapotet ; Geoffroy, capitaine ; Blin, menuisier à Saint-Denis ; Laurent, carreleur à Saint-Denis ; Krettly (voir Krettly, Alexandre, Jacques) « décoré de Juillet, ayant fait les fonctions d’officier d’ordonnance pendant le temps du gouvernement provisoire ». Sa lettre était ainsi apostillée : « Le commandant de la place de Saint-Denis se joint avec plaisir aux bons citoyens et aux magistrats de la ville pour recommander à M. le ministre de l’Intérieur le sieur Fromentin, ancien garde national, couvert d’honorables cicatrices, qui est extrêmement dévoué à son pays et au gouvernement. » Signé : Carlier, demeurant à Saint-Denis. Il était sergent dans les voltigeurs de la garde nationale. Il demeurait 24, rue de la Boulangerie à Saint-Denis en 1831. Archives nationales F/1dIII/55 ; Archives nationales F/1dIII/88.

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