Fromgé, Jean, Céméric ou Cenerie

Biographie


Né vers 1798 à Provins (Seine-et-Marne). Commis chez Chopin, fabricant de bronze, cour Saint-Chaumont. Il déposa un dossier devant la Commission des Réclamants ([ancien] VIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, avons l’honneur de certifier à qui il appartiendra que M. Jean, Céméric Fromgé, âgé de trente et un ans, actuellement commis chez MM. Chopin et Cie, fabricant de bronze, est de bonne vie et mœurs, qu’il a fait un congé de six ans dans le 14e régiment d’infanterie de ligne, qu’il est sorti de ce corps, revêtu du grade de sergent fourrier, qu’il a toujours eu une conduite sans reproche et digne d’un galant homme. Nous certifions de plus que, dans les glorieuses journées des 27 au 31 juillet dernier, il a pris les armes pour la défense de sa patrie, ce qu’il a fait en zélé et dévoué patriote, qu’il faisait partie de la troupe réunie sur la place de la Bourse pour se rendre à la Grève sous les ordres de M. le général Dubourg, que cette même troupe dont faisait partie le sieur Fromgé rencontra, rue Saint-Honoré, une réunion de gardes royaux réfugiés dans les maisons et les força à se rendre ; que dans ces journées à jamais mémorables le sieur Fromgé s’est conduit en vrai et loyal citoyen. Nous certifions ces faits, comme en ayant été témoins oculaires et étant l’expression de la plus exacte vérité. » Signé le 13 septembre 1830 : Bessières, demeurant 374, rue Saint-Denis ; de Frondat, A. (voir Defrondat, Alfred, Eloy), demeurant 69, bd Beaumarchais, « de la Société des réclamants », qui ajoutait : « Moi, A. de Frondat, certifie que le sieur Eméric Fromgé était avec moi à la place de Grève le 28 juillet 1830 et qu’il s’est conduit en brave patriote. » Lasserre (voir sans doute Lasserre, Antoine, Germain), demeurant 251, rue Saint-Denis, qui précisait : « J’atteste que M. Céméric Fromgé s’est trouvé sous mes ordres après m’avoir accepté pour son chef avec deux cents des siens. Ils se sont conduits tous en vrais patriotes à la Grève, place de la Ville. » Il demeurait 374, rue Saint-Denis en 1830. Archives nationales F/1dIII/88.

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