Froussard

Biographie


Né le 9 janvier 1792 à Grenoble (Isère). Instituteur. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIe arrondissement. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Il demeurait rue de la Ferme-des-Mathurins en 1831. Etat supplémentaire et définitif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat supplémentaire et définitif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, Le Moniteur universel 2 mai 1831 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale (ancien) IIe arrondissement liste supplémentaire des décorés de Juillet. Est-ce lui dont Louis Blanc parle dans son Histoire de dix ans, 1830-1840, Paris, Pagnerre, 1841, tome I, p. 265 : « [Après la prise du Louvre] Le général Wall ayant aperçu M. Auguste Billiard, poussa son cheval vers lui et lui dit :“Monsieur, connaissez-vous Casimir Perier ? Il importe de le prévenir sans retard que le roi désire lui parler.” M. Billiard courut chez Casimir Perier : il était absent. [Peu après] Une colonne d’insurgés entrait dans la rue de la Paix par la rue Neuve-Saint-Augustin. Un courageux citoyen, M. Froussard, la précédait et arrivait en courant, son fusil en bandoulière et un pistolet dans chaque main. Après avoir menacé le général Wall, il s’adressa militairement aux troupes, les conjurant de se rappeler leur origine, et que leurs ennemis, dans cette horrible lutte, c’étaient leurs frères. Profitant de l’hésitation des soldats, plusieurs hommes du peuple s’étaient peu à peu approchés des rangs, et du sein de cette foule animée sortaient mille exhortations énergiques ou touchantes. Bientôt l’entraînement devint irrésistible, et les soldats répandus le long de la rue de la Paix mirent leurs crosses en l’air. Casimir Périer, qui se trouvaient chez M. Noël, son notaire, dans une maison située à l’angle de la rue de la Paix et de la rue Neuve-Saint-Augustin, aperçoit d’une fenêtre le mouvement de la garde ; il descend rapidement, se fait reconnaître, et au milieu des cris dont on salue sa présence, un capitaine brise son épée. Casimir Perier comprit bien alors de quel côté penchait décidément la fortune, et il se rendit en toute hâte chez M. Laffitte. A peine était-il arrivé, que M. Auguste Billiard courut à lui : “Je suis chargé de vous dire que Charles X désire conférer avec vous.” Casimir Perier répondit à cette proposition par un refus hautain. Déjà son âme appartenait au succès. »

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