Futton, Paul (ou Fulton, Paul)

Biographie


Né aux USA, fils de Fulton, Samuel. « Ayant été attaché au service de France avec le grade de chef d’escadron, ayant fait partie de l’expédition du général Ducler de Saint-Domingue », (à moins qu’il ne s’agisse de son père...), devenu mécanicien. Il sollicita, le 17 octobre 1831, auprès du roi, l’obtention de la décoration de Juillet, en récompense de sa participation aux combats : « Dans les glorieuses journées de Juillet, comme Français, j’ai rempli mon devoir en sacrifiant ma vie pour reconquérir nos libertés. A l’Arsenal, où le péril était imminent, je me suis emparé du poste et du magasin de cartouches, dont j’ai fait distribution aux braves qui le réclamaient ; l’affluence était telle que j’ai failli y perdre la vie. De là, je me suis rendu à l’hôtel de ville, où j’ai combattu et contribué à repousser les assassins. Enfin, Sire, ce n’est qu’après que le calme a été rétabli, après avoir désarmé un cavalier et conduit son cheval à la mairie du (ancien- IXe arrondissement, dont le récépissé m’a été délivré. De là, je me suis rendu au sein de ma famille, désolée de ma disparition et ayant la crainte de me savoir au nombre des victimes de Rambouillet. Les inquiétude de ces moments ont altéré la santé de mon épouse. Après des souffrances longues et pénibles, j’ai eu la douleur de la voir descendre dans la tombe. Deux enfants me restent de notre union, le troisième l’ayant suivi de près. La suspension des travaux (je suis mécanicien), les frais de maladie m’ont forcé à faire les derniers sacrifices des choses de première nécessité pour subvenir aux besoins les plus stricts de ma malheureuse famille. Depuis cette époque des glorieuses journées et celles où vous êtes monté sur le trône pour le bonheur des Français je n’ai cessé de faire des vœux pour la conservation de Philippe Ier et de son auguste dynastie. Jusqu’à ce jour je n’ai rien sollicité des récompenses nationales en faveur de mon dévouement, l’existence de mes enfants et la mienne m’imposent le devoir de solliciter d’être admis au nombre de ceux envers qui la patrie est reconnaissante. Sire, je m’estimerais heureux de tenir de votre main royale l’insigne marque accordée aux braves. » Sa demande était apostillée des signatures de plusieurs combattants de Juillet : Chauvin, Jules, Frédéric (voir ce nom), « décoré de Juillet », demeurant 2, rue de la Cerisaie ; Boissy, Auguste, (voir ce nom), « décoré de Juillet », demeurant 17, rue de la Cerisaie ; Lizerand (voir Lizerand, Jean-Baptiste, Nicolas) demeurant 2, rue des Lions-Saint-Paul ; Joly, « décoré de Juillet » (c’est qui ? je ne l’ai pas retrouvé...), demeurait 2, rue Jean-Beausire ; Delannoy, (voir Delannoy, Pierre, Adolphe) ; ..., demeurant 8, rue de la Cerisaie ; Mary illisible, demeurant 9, rue de la Cerisaie, qui ajoutait certifier « que le nommé Fulton a resté avec moi au poste des salpêtres dans les journées des 29 et 30 juillet et qu’il a contribué avec zèle à l’arrestation des effets volés à la caserne des Célestins ». Il demeurait 5, rue de l’Orme, quartier de l’Arsenal en 1831. Archives nationales F/1dIII/55.

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