Gabiroux, Denis
Biographie
Né vers 1788. Ancien sous-officier de l’armée impériale, de 1805 à 1815, devenu horloger en bois et machiniste, breveté du gouvernement. Il quitta Colombes et se rendit à Paris pour participer aux combats, selon un certificat délivré par Prudon, boulanger à Bezons ; Dallier illisible, propriétaire au petit Colombes ; Denis, demeurant à Chaillot (voir Denis, Lucien, Paul, Marie ?) ; Durand, Pierre, demeurant au Roule. Il fut blessé légèrement. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIIe arrondissement, sous-préfecture de Saint-Denis. Marié et père de trois enfants, il reçut un total de cent francs de secours auprès de la sous-préfecture de Saint-Denis. Il passa devant le jury de l’arrondissement de Saint-Denis le 10 février 1831 sous le numéro 305. Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès du (ancien) XIIIe arrondissement, sous-préfecture de Saint-Denis et reçut, à ce titre, une indemnité définitive versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Dans la demande qu’il présenta pour toucher l’indemnité promise aux blessés, il donnait les indications biographiques suivantes : « M. de Corbière, ancien ministre de l’Intérieur, a compromis gravement mes intérêts en gardant, avec son insouciance ordinaire, pendant sept mois mes pièces et plans pour une machine à rotation, pour laquelle machine j’ai enfin obtenu en 1825 un brevet d’invention et de perfectionnement, dont j’aurais retiré la somme de vingt mille francs si M. de Corbière m’eût délivré mon brevet quatre mois plus tôt, conformément aux lois du 25 mai 1791 et du 5 vendémiaire an IX, ce qui a causé un grand préjudice à ma fortune et à ma famille. J’ai été réduit à me faire inscrire au bureau de charité des (anciens) IIe et IVe arrondissements, par suite de cette incroyable incurie. Mais ne pouvant satisfaire aux besoins de mes enfants, j’ai quitté Paris en 1828 pour m’installer horloger machiniste au Petit-Colombes, banlieue de Paris. Je suis âgé de quarante-deux ans et réduit à la misère, ainsi que ma femme et mes enfants parce que le métier d’horloger en bois ne va pas le moindrement, en ce que la gêne se fait vivement sentir dans la classe des paysans auxquels j’ai affaire. » On trouve effectivement dans un Bulletin des lois en 1825 l’indication suivante du brevet, en date du 23 février 1825, le concernant : « Le sieur Gabiroux, Denis, Jean, horloger, demeurant à Paris, rue Saint-Germain-l’Auxerrois, n° 4, auquel il a été délivré, le 23 février dernier, le certificat de sa demande d’un brevet d’invention et de perfectionnement de cinq ans, pour une machine à rotation applicable à toute sorte de manèges, aux pompes à feu et aux moulins à moudre les grains de toute espèce. » Et le descriptif de la machine qu’il avait inventée, dans Description des machines et procédés consignés dans les brevets d’invention, de perfectionnement et d’importation, chez Christian, tome XVII, Paris, 1829, p. 190-192. Il demeurait 4, rue Saint-Germain-l’Auxerrois en 1825 ; à Colombes, près le pont de Bezons (Hauts-de-Seine) en 1830. Bulletin des lois n° 34, 8e série, tome premier, 1825, p. 291-292 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe de l’arrondissement de Saint-Denis auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 90 ; Archives de Paris VK3 45 ; Archives nationales F/1dIII/33 dossier indemnités et récompenses, envoi du 21 octobre 1830 du ministre de l’Intérieur à la Commission des récompenses nationales ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIIe arrondissement, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Saint-Denis ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives, (ancien) XIIIe arrondissement, sous-préfecture de Saint-Denis, blessés de la 1re classe. Un Gabiroux, Denis meurt colon en Algérie in Internet…