Gachedaure, Jean-Baptiste

Biographie


Né le 28 juillet 1791 à Garin (Haute-Garonne), fils de Gachedaure, Simon, Arnaud, propriétaire, et de Terce, Marie. Propriétaire à Bordeaux (Gironde) en 1821, marchand à Bordeaux en 1824, employé à Paris en 1830, homme de peine sur les listes du Constitutionnel, commis de commerce en 1831 sur les listes de la mairie et sur celles de la Commission des récompenses nationales, employé in Archives nationales F/1dIII/37 et in Archives de Paris VK3 34. Il fut blessé d’un coup de feu qui lui traversa la jambe gauche, le 29 juillet à l’attaque du Louvre (mais rue de lEchelle in Archives de Paris VK3 35). Il reçut un secours de cent francs en août et de quatre-vingt-dix francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Le 28 mai 1831, devant le juge de paix du (ancien) XIIe arrondissement, comparurent : Dumont, Léonard, Désiré, né vers 1796, marchand épicier, demeurant 44, rue Galande ; Chevalier, François, Victorin, marchand de vin, né vers 1802, demeurant 19, rue du Fouarre ; Mercier, Maximilien (voir ce nom), né vers 1793, concierge, demeurant 19, rue du Fouarre ; Refuseille, Auguste illisible, né vers 1800, chapelier, demeurant 19, rue du Fouarre. Ils attestèrent bien connaître Gachedaure, Jean-Baptiste et « bien savoir qu’il a combattu le 29 juillet dernier à la place du Louvre et qu’il y a été blessé le même jour d’une balle à la jambe gauche ». Sur les listes de la mairie, les observations suivantes étaient inscrites en face de son nom : Bonne conduite et Homme très rangé et jouissant dune bonne réputation. Le 21 juin 1831, le maire du (ancien) XIIe arrondissement lui délivra un certificat pour attester qu’il était depuis huit à dix mois « sans occupation et qu’il se trouve sans moyen de subsistance pour lui, sa femme et ses enfants ». Il est répertorié (sous le numéro 970) dans la liste des demandes de récompenses honorifiques et (sous le numéro 324) dans la liste des demandes de secours posées auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, après la révolution. On trouve, dans son dossier, cette lettre qu’il écrivit mais dont on ignore le destinataire : « D’après l’intérêt que vous avez eu la bonté de me témoigner, j’ose vous écrire pour vous prier de vouloir m’appuyer auprès d’un des membres de la Commission nationale. J’ai appris indirectement que ses travaux touchaient à leur fin et que j’étais seulement porté pour la médaille. Je crois avoir quelque droit à la spéciale mais si je ne suis appuyé par un homme influent je serai privé d’une récompense à laquelle je tenais le plus. J’ai l’honneur d’être connu de M. Brissot-Thivars (voir Brissot-Thivars, Louis, Saturnin) mais ignorant sa demeure je ne l’ai vu que trop tard. Il vient de m’assurer qu’il se fera un vrai plaisir de me protéger dans cette occasion. Veuillez, etc. » Le registre des délibérations du jury de la Commission des récompenses nationales, en date du 18 janvier 1831, contient les indications suivantes sur sa participation aux combats : « Le 29 au Louvre, blessé à la jambe gauche. » Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 18 janvier 1831, à aucune voix pour la croix, six voix pour la médaille et aucune voix pour une mention. Gachedaure reçut la médaille de Juillet auprès de cette même mairie. Il fut admis, par décision du jury médical de la Commission des récompenses nationales, en date du 31 mars 1831, dans la 1re catégorie de la 2e classe des blessés avec une indemnité de trois cents francs versée sur une année. Il reçut, à ce même titre, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. En 1835, suite à une demande de secours qu’il sollicita, le ministère de l’Intérieur demandait au préfet de police de recueillir des renseignements à son sujet. Il participa à la révolution de Février et sollicita une place auprès de la Commission des récompenses nationales une place de caissier. Il avait épousé, le 4 janvier 1821 à Bordeaux (Gironde), Jude, Hortense, Luce, Marie, Thérèse, Perpétue, née le 25 février 1793 à Saint-Caprais (Gironde), fille de Jude, Jean, Charles, René et de Dubois, Marie, Madeleine. Il avait trois enfants, dont : Pierre, Louis, Alexis, né le 11 novembre 1819 à Bordeaux, indiqué sur son acte de naissance comme le fils de Jude, Marie, Thérèse, Luce et de père inconnu (sans douté légitimé par l’acte de mariage) ; Simon, Charles, René, Gabriel, né le 2 avril 1824 aussi à Bordeaux. Il mourut le 2 février 1850 et est enterré au cimetière du Père-Lachaise, 58e division, avec son épouse, Jude. Il demeurait 17, rue Charlus à Bordeaux en 1821 (sa future femme, 10, rue de l’Etoile en 1819 au moment de la naissance de leur fils Pierre, Louis, Alexis) ; 21, rue Sainte-Croix à Bordeaux en 1824 ; 19, rue du Fouarre en 1830-1831 ; 29, quai aux Grands-Degrés en 1831 ; 5, rue du Fouarre en 1835 ; 90, rue du Faubourg-Saint-Denis en 1848. Premier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 25, 63 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 27 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire catégorie de la IIe classe du XIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 89 (sous le nom de Gachedarize, Jean-Baptiste) ; Archives de Paris VD3 1-2 in dossier Demandes de récompenses et de secours, et recommandations (1830-1831) ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (cité trois fois dont la deuxième sous le numéro 324, la troisième sous le numéro 970) ; Archives de Paris, VD6 672 n° 1 Commission des récompenses nationales, jury médical ; Archives de Paris VD6 682 n° 3, liste des médaillés, liste des demandes de récompenses honorifiques, liste des demandes de secours posées auprès de la mairie, pièces produites par les blessés ; Archives de Paris VK3 14, une pièce du jury médical en date du 31 mars 1831 ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 18 janvier 1831, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques, idem états nominatifs et listes de noms soumis à la Commission des récompenses nationales (1830-1831) (XIIe arrondissement ancien), en date du 18 janvier 1831 ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives de Paris VK3 35, liste des blessés du (ancien) XIIe arrondissement qui se sont présentés devant le jury d’habillement, idem une liste de blessés ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés temporairement pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (91) citoyens dont les blessures ont entraîné une incapacité de travail pendant un an ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/56 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) XIIe arrondissement, blessés de la 1re catégorie de la 2e classe (sous le nom de Gachedaure, Jean-Baptiste) ; Archives nationales F/9/1154, secours aux victimes de Juillet 1831-1835 ; Archives de la préfecture de police AA 366, Condamnés politiques sous la Restauration qui résident à Paris, état des secours accordés pour le mois de septembre 1848 ; wikimedia commons, août 2020. On trouve aux Archives nationales un dossier au nom de sa femme, Jude (Marie Thérèse Luce), veuve Gachedaure, née le 12 décembre 1793, à Bordeaux, (Gironde), décédée le 26 avril 1874, à Paris, ayant droit de colon de Saint-Domingue in Archives nationales F/12/2800 et F/12/2816.

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