Gaertner, Baum
Biographie
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Gaffet, Pierre, François (classé aussi à Gasset, Pierre, François).
Né le 24 mai 1816 à Meaux (Seine-et-Marne), fils de Gaffet, Jean-Pierre, garde moulin, et de Aubry, Marie, Anne. Apprenti bijoutier chez Millet, Jean-Louis, bijoutier 28, rue Chapon. Il était âgé de quatorze ans quand il fut tué, place du Palais-Royal, d’une balle entrée dans l’oreille et ressortie par le front. Le 30 septembre 1831, un jugement constata son décès. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Le 15 décembre 1830, devant le juge de paix du (ancien) VIe arrondissement, comparurent : Lesieur, Thomas, tabletier, demeurant 21, rue des Petits-Champs-Saint-Martin ; Bossard, Nicolas, Prosper, serrurier en bâtiment, demeurant 6, rue de l’Eglise au Gros-Caillou ; Millet, Jean-Louis, bijoutier, demeurant 28, rue Chapon ; Lefranc, Victor, Augustin, négociant, 18, rue de la Vieille-Monnaie. Ils attestèrent connaître parfaitement Gaffet, Pierre, François et savoir « qu’il est disparu le 29 juillet dernier vers les midi de chez M. Millet, son maître d’apprentissage et qu’il n’est pas reparu depuis cette époque. Déclarent en outre lesdits sieurs Lesieur et Bossard qu’ils ont reconnu le corps dudit Pierre, François Gaffet le jeudi 29 juillet vers 3 heures de l’après-midi sur la place du Palais-Royal et qu’il paraissait avoir été atteint d’une balle vers l’oreille et qui était ressortie par le front ». Il laissait un père, Gaffet, Jean-Pierre, né le 26 février 1780 à Meaux, qui fut pensionné de deux cents francs (pas vu son nom sur les listes du Bulletin des lois mais il est bien sur le Tableau des pensions), garde moulin à Trilebardau (Seine-et-Marne). Le père fournit un certificat fourni par plusieurs habitants de Meaux, attestant qu’il était père de famille, ne possédait aucune propriété et était en outre atteint d’une infirmité qui l’empêchait de suffire à ses propres besoins et « que pour cette raison ses deux enfants et lui sont dans un complet état de misère ». Un certificat médical, signé le 8 mars 1831 par le docteur Martineau, médecin des hôpitaux de la ville de Meaux, attestait en outre qu’il était « atteint depuis deux ans d’une hernie inguinale du côté droit, très volumineuse et difficile à contenir » qui l’empêchait « de continuer son état de garde moulin et même de se livrer à des travaux pénibles ». Sa mère, Aubry, Marie, Anne était décédée le 28 juillet 1825 à Meaux, à l’âge de quarante et un an ; elle était née à Meaux et veuve en premières noces de Gavelle, Nicolas, Antoine, cultivateur. Le père reçut (sous le nom de Gaffet, Jean-Pierre) un secours de cinquante francs, le 9 septembre 1830, à la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Le père reçut une inscription de rente de cinquante francs de la part de la Commission de la souscription nationale, dont il n’avait, en 1832, retiré ni le titre ni les arrérages. Le père demeurait 18, rue de la Vieille-Monnaie en 1831 (mais à Trilbarou en Seine-et-Marne in Archives de Paris VD6 360 n° 5, V-VI etc. à Trilebardau dans la déposition devant le juge de paix du (ancien) VIe arrondissement in Archives nationales F/1dIII/56). Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des ascendants auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du VIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 101 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 59 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, III, Enregistrement des bons délivrés par MM. les membres de la Commission des blessés, contenant autorisation de délivrer des secours aux veuves, orphelins et blessés, sur le fonds de dix mille francs reçu à cet effet de la préfecture par M. Caius, maire du (ancien) VIe arrondissement et sur les souscriptions déposées entre les mains de M. Grondard, trésorier ; Archives nationales même référence V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Compte général des dépenses de la Commission des récompenses nationales du 7 octobre 1830 au 31 octobre 1831 (ascendants), idem même référence VII Répartition des fonds de la souscription nationale ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 (sous le nom de Gassé, Jean-Pierre) ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, état des ascendants des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet (30 ascendants) (sous le nom de Gaffé, Jean-Pierre) ; Archives nationales F/1dIII/56 ; Archives nationales F/1dIII/56 classé à Gasset ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIe arrondissement, ascendants et aussi même référence liste nominative des personnes pour lesquelles il a été déposé des inscriptions de rentes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit jusqu’au 31 décembre 1833, (ancien) VIe arrondissement (sans indication du motif de l’attribution de la rente) (sous le nom de Gaffet, Jean-Pierre).