Gaillet, Pierre

Biographie


Né le 6 août 1791 à Vavincourt (Meuse). Ancien militaire au 2e bataillon des équipages, ayant participé aux campagnes d’Espagne en 1811 et 1812, sorti de la gendarmerie départementale le 9 mai 1824, il s’établit charron et était employé depuis 1827 par les messageries Laffitte, Caillard et Cie. Selon différents certificats de notoriété, il abattit des arbres sur le boulevard d’Enfer, demanda des armes à Chiellement, que celui-ci, n’en possédant pas, fut incapable de lui donner, assista au désarmement de la caserne de Tournon avec Oudin, en compagnie duquel il resta durant les trois jours, et participa à la prise des Tuileries, où il désarma un homme et fut placé en faction sous la voûte du grand vestibule et dans les appartements pour empêcher les pillages. Le 27 août 1831, n’ayant pas fait dans les délais les démarches auprès de la Commission des récompenses nationales, il sollicitait l’obtention de la décoration. Le député de la circonscription de Bar-le-Duc, Gillon, apostilla sa lettre, attestant de « la probité du pétitionnaire » et qu’il était « lui et sa famille dans la gêne la plus extrême ». Il joignait à sa demande trois certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Nous, Louis Bouvier et G. Devignat (mais il signe Devignia), travaillant dans le même atelier que le sieur Gaillet, certifions qu’il a pris une part active dans les journées des 28 et 29 juillet 1830, ayant abattu des arbres sur le boulevard d’Enfer et aussitôt la finition de cet ouvrage il s’est transporté à la prise des Tuileries, où il a de suite désarmé un homme et a été placé en faction sous la voûte du grand vestibule et dans les appartements pour empêcher les pillages, où il est resté pendant six heures de temps. » Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, officier supérieur de l’ancienne armée, membre de la Légion d’honneur et décoré des trois jours, certifie que le sieur Gaillet s’est présenté devant moi dans la journée du 28 juillet, heure de 3 heures après-midi pour me demander des armes ; n’en n’ayant pas de disponible, il s’est porté ailleurs. J’étais alors rue de la Mortellerie. » Signé, le 10 août 1831 : Thiellement (voir Thiellement, Pierre, Louis). Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que le nommé Gaillet a assisté au désarmement de la caserne des gendarmes de Tournon, de la caserne des gendarmes d’élite et que de plus il a fait le service pendant plusieurs jours dans les journées des 28 et 29 juillet 1830 et qu’il a travaillé partout aux besoins où il se trouvait. Je le certifie comme m’ayant trouvé avec lui pendant les trois jours. » Signé : Oudin, marchand épicier, demeurant 92, rue d’Enfer. Il était alors marié, père de quatre enfants et porté sur les contrôles du bureau de bienfaisance du (ancien) XIIe arrondissement. Il demeurait 92, rue d’Enfer en 1831. Archives nationales F/1dIII/56.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.