Gambaré, Charles, Antoine, Moïse, Louis
Biographie
Né le 4 septembre 1790 à Milan (Italie), fils de Gambaré, Jean, et de Gitardi, Joséphine. Italien. Garçon de salle au 62, rue du Faubourg-du-Temple. Il combattait, accompagné d’un groupe de cinquante à soixante personnes, lui-même « armé d’un fusil qu’il avait pris aux Petits-Pères […], lieu où l’on délivrait des armes », lorsqu’il fut tué d’un coup de feu reçu dans le cœur, le 28 juillet, rue Saint-Honoré entre la rue Tirechappe et la rue Royale. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Le 25 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIe arrondissement, comparurent : Boudon, Pierre, charbonnier, demeurant 17, rue de la Tonnellerie ; Nicolas, Louis, chapelier, demeurant 272, rue Saint-Denis ; Poulain, Jean-Baptiste, marchand de..., demeurant 77, rue Montmartre. Ils attestèrent connaître parfaitement Gambaré, Charles, Antoine, Moïse, Louis et « qu’ils ont vu le 28 juillet ledit sieur Gambaré, rue Saint-Honoré entre la rue Tirechappe et la rue du Roule percé d’une balle au cœur et laissé pour mort rue Saint-Honoré ; qu’il était armé d’un fusil qu’il avait pris aux Petits-Pères, et que le sieur Poulain l’avait vu aller chercher son fusil aux Petits-Pères, lieu où l’on délivrait des armes ». Il laissait une veuve, Heurteux, Louise, Henriette, née le 14 frimaire an VI (mais le 4 frimaire an VI in Archives nationales F/1dIII/38 B et in Archives de Paris VD6 360 n° 5, V-VI etc.) à Magny (Seine-et-Oise) (elle-même fille de Heurteux, Germain, Artus, cordier, et de Cauchard, Marie, Denise), qu’il avait épousée le 19 septembre 1820 à la mairie du (ancien) Ier arrondissement Paris, ouvrière en linge, que la Commission de surveillance spéciale des orphelins et orphelines de Juillet jugeait « très respectable », qui reçut un secours de vingt francs en août et un autre de cent dix francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel, qui reçut un secours de cent francs, le 27 août 1830, un secours de cent francs, le 3 novembre 1830, un secours de cent francs, le 6 décembre 1830, un secours de cinquante francs, le 10 janvier 1831, un secours de soixante francs, le 31 janvier 1831, un secours de quarante francs, le 14 février 1831, un secours de quarante francs, le 28 février 1831, un secours de trente francs et un autre de dix francs, le 16 mars 1831, un secours de quarante francs, le 28 mars 1831, un secours de quarante francs, le 11 avril 1831, un secours de trente francs, le 25 avril 1831, un secours de quatre-vingts francs, le 9 mai 1831, un secours de quatre-vingts francs, le 9 juin 1831, un secours de quatre-vingt-cinq francs, le 2 juillet 1831, un secours de quatre-vingt-cinq francs, le 9 août 1831, un secours de quatre-vingt-cinq francs, le 8 septembre 1831, un secours de quarante-cinq francs pour elle, et un autre de vingt francs pour sa fille Angélique, Louise, Adélaïde, le 6 octobre 1831, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement, et qui fut pensionnée de cinq cents francs et à qui fut accordée de la part de la Commission de la souscription nationale une rente perpétuelle de soixante-quinze francs. Il laissait aussi quatre enfants, tous nés à Paris et qui furent pensionnés, François, Jean-Louis, né le 3 juin 1821 (par erreur le 4 juin 1821 in Archives nationales F/1dIII/38 B et in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, Liste nominative des orphelins et in Archives de Paris VD6 360 n° 5, V-VI etc.), Joséphine, Louise, née le 2 janvier 1824 (par erreur le 3 janvier 1824 deux fois in Archives nationales F/15/2554-2556 ; par erreur le 4 janvier 1824 in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, Liste nominative des orphelines, in Archives de Paris VD6 360 n° 5, V-VI etc., in Archives nationales F/1dIII/38 B), Charles, Jean, Hyppolite, né le 5 août 1826 (par erreur le 7 août 1826 in Archives nationales F/1dIII/38 B, in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, Liste nominative des orphelins et in Archives de Paris VD6 360 n° 5, V-VI etc.) et décédé le 13 novembre 1830 (le 14 novembre 1830 in Archives nationales F/1dIII/35 B), Angélique, Louise, Adélaïde, née le 1er décembre 1829 (par erreur le 25 avril 1827 in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, Liste nominative des orphelines ; et sous les prénoms d’Angélique, Louise, Anastasie in Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, I correspondance du préfet, enquêtes ; par erreur le 3 décembre 1829 in Archives nationales F/1dIII/38 B, in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, Liste nominative des orphelines et in Archives de Paris VD6 360 n° 5, V-VI etc.). Le conseil de famille des orphelins était composé de la mère et de Borini, Laurent, Louis, garde champêtre subrogé-tuteur, demeurant à Charonne en 1831. Joséphine, Louise fut placée, par décision en date du 28 décembre 1831, en pension chez Mme Huret, 19, rue de Crussol, et reçut trois cents francs pour ses frais de trousseau en 1831 ; elle était toujours dans cette pension en septembre 1833. En 1833, la famille de Joséphine, Louise et celle de Gagna (autre orphelin de Juillet) se plaignirent « du peu de soins dont leurs enfants sont l’objet ; elles insistent particulièrement sur l’article si essentiel de la propreté, qui paraît très négligé dans cet établissement », selon un rapport du ministère de l’Intérieur. L’enfant était jugé comme ayant des moyens pour l’étude, intelligente et d’un bon caractère selon la Commission de surveillance spéciale des orphelins et orphelines de Juillet ; on destinait l’enfant à l’état de couturière ou de demoiselle de boutique. En 1835-1836, Joséphine, Louise était élève dans la pension de Destaing. En 1831, François, Jean-Louis fut placé en pension chez Potiquet, instituteur à Magny (Seine-et-Oise), reçut trois cents francs pour ses frais de trousseau, et son oncle Laloutte, marchand d’avoine, le destinait au même commerce que lui ; en 1835-1836, il était en apprentissage d’ébénisterie chez Barc, 12, rue Guénégaud. Angélique, Louise, Adélaïde reçut trois cents francs pour ses frais de trousseau en 1837 ; en 1835-1836, elle était élève dans la pension de Lemaire ; en janvier 1846, elle était élève dans la maison d’éducation de Mmes Pelleport, 2, passage Saint-Pierre. Gambaré demeurait 62, rue du Faubourg-du-Temple, lieu de son travail avant une nouvelle adresse (absente du dossier) en juillet 1830 (par erreur 72, rue du Faubourg-du-Temple sur les listes du Constitutionnel ; 72, rue Montmartre in Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830) ; sa veuve demeurait 62, rue du Faubourg-du-Temple en 1830-1831 ; 30, rue des Trois-Bornes en 1832-1838. Le nom de Gambaré (C.-A.-M.-L. Gambaré) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Premier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 23 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 26 ; Liste n° 4, des veuves de victimes de Juillet, pensionnées annuellement de cinq cents francs, Liste n° 5, des orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Veuves de victimes de Juillet, qui ont obtenu une pension annuelle et viagère de cinq cents francs, Orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves, liste nominative des orphelins auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du VIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 100-101 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 59 pour les enfants, p. 72 pour la veuve ; Archives de Paris VD 4 13 pièce 3671, Etat, par arrondissement et par âge, des orphelins et orphelines de Juillet, Etat général des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins et orphelines de Juillet (on trouve le même document dans Archives de Paris VK3 23) ; Archives de Paris VD6 356 n °5, (ancien) VIe arrondissement, Commission des récompenses nationales, compte général des recettes et dépenses depuis le 7 octobre 1830 jusqu’au 31 octobre 1831 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, I correspondance du préfet, enquêtes, idem même référence II, Répertoire alphabétique des personnes décédées pendant les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, idem Liste des veuves par suite des journées de juillet 1830, idem Liste nominative des orphelins, idem Liste nominative des orphelines, ide Etat nominatif des enfants au-dessous de sept ans des citoyens tués en juillet 1830, idem même référence III, Enregistrement des bons délivrés par MM. les membres de la Commission des blessés, contenant autorisation de délivrer des secours aux veuves, orphelins et blessés, sur le fonds de dix mille francs reçu à cet effet de la préfecture par M. Caius, maire du (ancien) VIe arrondissement et sur les souscriptions déposées entre les mains de M. Grondard, trésorier, idem même référence idem même référence V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Compte général des dépenses de la Commission des récompenses nationales du 7 octobre 1830 au 31 octobre 1831 (veuves, orphelins au-dessous de sept ans, orphelins au-dessus de sept ans), VII Répartition des fonds de la souscription nationale, inscription des veuves ; Ministère du Commerce et des Travaux publics, Rapport au roi sur l’exécution de la loi du 13 décembre 1830, relative aux récompenses nationales, et de l’ordonnance du roi du 25 août 1831, concernant les orphelins et orphelines de Juillet à la charge de l’Etat, (qu’on peut trouver par exemple dans Archives de Paris VD6 92), p. 34-35 ; Archives nationales F/1dIII/33, lettre en date du 6 octobre 1831 de la Commission des récompenses nationales au ministre de l’Intérieur ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux veuves pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831, par la mairie du (ancien) VIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830, et état des sommes payées aux orphelins pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1831 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, orphelines du (ancien) VIe arrondissement, orphelins du (ancien) VIe arrondissement, Commission des récompenses nationales, état des veuves des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet (dossier de cinq états et 260 veuves) et état des orphelins de victimes de Juillet dont les noms et dates de naissance n’ont pas été inscrits conformément à leurs actes de naissance ; Archives nationales F/1dIII/40 (orphelins de Juillet, année 1831 ; orphelins de Juillet, commission municipale du VIe arrondissement, état des orphelins de Juillet adoptés par l’Etat […] et qui […] ont droit à un trousseau de 300 francs. Ledit état contenant les orphelins sur le sort desquels il a été statué par la commission du VIe arrondissement jusque et y compris le 3 février 1831 ; Etat nominatif des orphelins de Juillet qui, ayant atteint leur septième année et cessé d’avoir droit au secours annuel de 250 francs liquidé en leur faveur, ont été rayés des registres du Trésor comme étant dans le cas d’obtenir jusqu’à l’âge de dix-huit ans, un autre secours de 700 francs en vertu de l’article 1er de l’ordonnance du 25 août 1830 ; année 1833, VIe arrondissement, orphelins et orphelines de Juillet, tableau n° 1 indiquant leur âge, la profession à laquelle ils se destinent, l’établissement public ou privé dans lequel ils sont placés ; année 1838 VIe arrondissement ; année 1839 VIe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/42 in dossier Andrieux ; Archives nationales F/1dIII/48 in dossier Caurière, Jean ; Archives nationales F/1dIII/56 ; Archives nationales F/1dIII/64 in dossier Lucas ; Archives nationales F/1dIII/82, Comité des pensions, liste de présence, liste des orphelins aussi état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIe arrondissement, veuves et orphelins et aussi Commission des récompenses nationales, état des orphelins de victimes de Juillet, dont il paraît que les noms et dates de naissance n’ont pas été inscrits conformément à leurs actes de naissance ; Archives nationales F/15/2553 orphelins de Juillet, (ancien) VIe arrondissement et (ancien) IIIe arrondissement (par négligence de classement) ; Archives nationales F/15/2554 orphelins de Juillet, correspondance, dossiers collectifs ; Archives nationales F/15/2555 sa feuille de bulletin individuel ; Archives nationales F/15/2557-2559, état officiel des orphelins (ancien VIe arrondissement) et aussi même référence, un cahier intitulé Noms des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins pensionnés ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 82, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.