Gardiennet, Pierre
Biographie
Né à Bussières (Haute-Marne). Ex-militaire. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Quand Cochard, Jacques, Armand tenta de faire valoir ses propres droits auprès de la Commission des Réclamants, il demanda à la Commission d’avoir égard « à ce que par un certificat qui attestait ma conduite aux jours de Juillet le nommé Gardienet, Pierre fut décoré ; ce certificat qui a été remis par nous au général Lafayette devait nous servir à tous deux ; il nous fut délivré par le directeur de La Force, qui explique lui-même nos actions ». Un duplicata du certificat, en date du 18 juillet 1831, était ainsi rédigé : « Je, soussigné, directeur de la maison d’arrêt de La Force, certifie que le sieur Cochard, Jacques, Armand nous a prêté main forte, le 30 juillet 1830, pour mettre obstacle à l’évasion de détenus et qu’il a même, pour ce motif, fait pendant plusieurs jours des rondes autour de cet établissement. » Cochard était aussi porteur de cet autre certificat, dans lequel le nom de Gardiennet apparaît, aussi en date du 18 juillet 1831 : « Nous, soussignés, certifions que le nommé Cochard, Jacques, Armand s’est particulièrement distingué dans les mémorables journées de Juillet ; nous l’avons vu se battre à la rue Saint-Antoine et chercher à arrêter la marche de la garde royale. De plus, nous l’avons vu établir, conjointement avec le sieur Gardiénet (voir Gardiennet, Pierre), un poste, qu’ils ont gardé trois jours et trois nuits pour veiller à la sûreté des prisonniers de La Force. Nous attestons de plus qu’il s’est présenté le premier pour les faire rentrer dans le devoir, lors de leur tentative d’évasion […]. » Signé, le 18 juillet 1831 : Boibien ; Boucher ; Toussain ; Chairrère ou Charrière. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut (sous le nom de Gardiennent, Pierre), auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il demeurait 24, rue Pavée en 1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIIe arrondissement et liste supplémentaire des citoyens proposés pour la médaille VIIe arrondissement ; Archives de la préfecture de police AA 379 in dossier Cochard, Jacques, Armand.
Gareaux.
Voir Garçaux, Antoine, Paul.
Garette.
Il est répertorié (sous le numéro 586) dans la liste des demandes concernant le ministère de l’Intérieur posées auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, après la révolution. Archives de Paris VD6 682 n° 3, liste des demandes concernant le ministère de l’Intérieur ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (toujours sous le numéro 586) ; Archives nationales F/1dIII/33 dossier indemnités et récompenses, envoi du 17 septembre 1830 du ministre de l’Intérieur à la Commission des récompenses nationales.