Garnier

Biographie


Médecin. Il signa d’abord, le 1er août 1830, le certificat suivant en faveur de Mons, Jean-Pierre : « Nous, soussignés, habitants de Paris, rue Croix-des-Petits-Champs et rue Saint-Honoré et voyageurs présents à l’Hôtel de Nantes, rue Croix-des-Petits-Champs n° 9, certifions que M. Jean-Pierre Mons, natif de Gaillac, département du Tarn, ancien directeur des vivres aux armées françaises en Espagne, fut un des plus actifs et courageux défenseurs de nos libertés dans les journées mémorables des 27, 28 et 29 juillet ; que dans celle du 29 il fut grièvement blessé à la main gauche par un éclat de mitraille, après avoir supporté corps à corps une forte lutte avec un grenadier de la garde royale, lequel fut terrassé et traversé par un coup de sabre par ledit Mons, qui l’étendit roide mort. Nous certifions en outre que par sa brillante conduite, son zèle et son activité infatigable ledit sieur Mons n’a cessé d’encourager tous les braves qui combattaient avec lui et que si plusieurs positions occupées et défendues par les troupes royales ont été enlevées on le doit en partie à la grande prévoyance et à la conduite exemplaire du sieur Mons. » Puis, le 27 août 1830, le certificat médical suivant en faveur du même : « Je, soussigné, docteur en médecine de la faculté de Paris, y demeurant, rue Croix-des-Petits-Champs n° 11, certifie que M. Mons, Jean-Pierre, natif de Gaillac, département du Tarn, ex-directeur des vivres aux anciennes armées françaises en Espagne, demeurant à Paris, rue Croix-des-Petits-Champs n° 9, a été atteint, dans la journée du 29 juillet par plusieurs morceaux de mitraille qui lui ont fait plusieurs blessures à la main gauche et au doigt indicateur de la même. Il est résulté de l’examen de ces diverses blessures que les parties molles et les os du doigt étaient brisés, que la face palmaire de la main était déchirée dans plusieurs points, qu’une plaie large existait à sa face dorsale à l’insertion du doigt indicateur qui se trouve raccourci d’un tiers par le brisement des os. En outre le malade portait une forte contusion sur chaque cuisse, résultat des pièces de bois que le canon avait chassées sur ces parties. Aujourd’hui la main de ce blessé est dans un état satisfaisant quant aux plaies ; mais il n’en est pas de même quant au libre exercice de ce membre, qui est presque paralysé, ce que j’attribue aux lésions des nerfs médian et cubital qui ont dû éprouver une vive commotion en ce que le malade fut blessé au moment où il ajustait ; par conséquent la main a dû être violemment pressée contre le bois et le canon du fusil à l’arrivée du projectile. En mettant sous les yeux de la Commission le trait héroïque de ce brave citoyen, je dois remplir un devoir sacré tant à son égard qu’envers celui qui a si vaillamment défendu notre cause. Au moment où le blessé fut atteint de ces diverses blessures, on le conduisit chez moi. Mon premier empressement fut celui de lui apporter les soins que sa position exigeait mais cet homme courageux, ne pouvant résister à l’élan qui l’animait, prétendit que de tels soins étaient trop longs et que sa présence était utile ailleurs et qu’il voulait être de suite amputé. Ce ne fut que par des moyens violents que je pus enfin parvenir à ne pas le rendre homicide de lui-même. Ce fait vous prouvera, messieurs, combien ce brave citoyen est digne de votre bienveillant sollicitude. » Bellettre, tenant l’hôtel garni, 11, rue Croix-des-Petits-Champs, signa, le 4 juillet 1831, le certificat suivant qui constatait les services qu’avait rendus le docteur Garnier : « Je, soussigné, certifie que le sieur Jacob Medzyer a été blessé d’une balle, le 29 juillet 1830, qui lui a traversé le côté gauche et qu’il a été transporté chez moi, rue Croix-des-Petits-Champs n° 11, tenant hôtel garni, où se trouvait à cette époque le docteur Garnier, logé dans ledit hôtel, qui a soigné et pansé ledit sieur Jacob, ainsi que tous ceux qui s’y sont transportés et ceux que l’on a apportés. » Il logeait à l’hôtel du 11, rue Croix-des-Petits-Champs, en juillet 1830, et y soigna les blessés, pendant les combats. Archives de Paris VD6 278 in dossier Mons, Jean-Pierre ; Archives nationales F/1dIII/66 in dossier Medzger ou Metcier, Jacob.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.