Garnier-Perille
Biographie
« Au ministère des Affaires étrangères, un certain nombre de soldats désarmés, mais qui avaient combattu contre nous avec fureur, se trouvaient assaillis par un grand nombre de citoyens échauffés par la perte de leurs frères immolés à leurs côtés. Les cris de grâce ! des vaincus, la trop juste colère des vainqueurs, excitaient la plus grande fermentation. M. Garnier Pérille, de Joigny, s’élance au milieu du groupe, au milieu des coups qui se portaient, et, par sa fermeté, par la véhémence de ses observations, il fait cesser le tumulte et arrête la fureur des assaillants. Mais c’est surtout M. Joseph Perrier, le digne frère de M. Casimir Perrier, qui déployant le plus ardent courage, la plus admirable fermeté, est parvenu à délivrer les militaires dont la perte était certaine. Ainsi, le 31 juillet, deux membres de la même famille, à des heures différentes da la journée, ont sauvé la vie aux mêmes hommes. » Il demeurait à Joigny en 1830. Le Constitutionnel, 7 août 1830 ; La Liberté reconquise ou histoire complète et détaillée de la révolution de Paris en juillet 1830, J.-B. Ambs, deuxième édition revue et corrigée, Paris, Terry jeune, libraire, Palais-Royal, galerie de Valois, n° 185, 1830, p. 243-244 ; Archives nationales F/1dIII/33 dossier indemnités et récompenses, envoi du 7 septembre 1830 du ministre de l’Intérieur à la Commission des récompenses nationales. Voir Garnier, Jules, Louis, né à Joigny ?