Garreau, Antoine, Désiré
Biographie
Né le 13 floréal an XI (mais le 14 floréal an XI dans son acte de naissance) à Merry-sur-Yonne (Yonne), fils de Garreau, Jean et de Robineaux, Marguerite. Doreur sur métaux. Il fut tué d’un coup de feu reçu dans la tête, alors qu’il combattait le 28 juillet porte Saint-Martin. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Le 26 février 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIe arrondissement, comparurent : Monier, François, imprimeur, demeurant 184, rue Saint-Martin ; Bangy, Louis, peintre en bâtiment, demeurant 259, rue Saint-Martin ; Stiehlen, horloger, demeurant 219, rue Saint-Martin. Ils attestèrent avoir parfaitement connu Garreau, Antoine, Désiré et savoir « qu’il a été frappé d’une balle à la tête le 28 juillet dernier en combattant pour la liberté à la porte Saint-Martin ; qu’ils l’ont vu blessé et qu’il est décédé peu d’instants après ». Il laissait des parents, Garreau, Jean, qui décédera le 17 septembre 1830, et Robineaux, Marguerite (pas vu son nom sur les listes du Bulletin des lois), qui reçut de la part de la Commission de la souscription nationale une rente perpétuelle de cinquante francs, née le 17 octobre 1777 (bien le 17 octobre 1777 dans son acte de baptême mais par erreur le 17 octobre 1770 in Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, état des ascendants des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet ; le 7 septembre 1777 in Archives de Paris VD6 360 n° 5, V-VI etc.) à Merry-sur-Yonne, journalière. Les parents s’étaient mariés le 9 pluviôse an VI à Merry-sur-Yonne ; sur l’acte de mariage, Garreau, Jean est indiqué comme compagnon de rivière, fils de Garreau, Jean et de Paquieau, Marie, Anne ; Robineau, Marguerite (sic) est indiquée comme fille de Robineau, Nicolas, laboureur, et de Selliée, Françoise, son épouse. Sur l’acte de décès de Garreau, Jean, en date du 17 septembre 1830 à Merry-sur-Yonne, apparaît un autre fils, Garreau, Gabriel, et un gendre, Marguet, Jean. Le 17 août 1830, devant le commissaire de police du quartier de la porte Saint-Denis, comparurent : Monier, Adèle, François, négociant, demeurant 184, rue Saint-Martin ; Langlois, Nicolas, Henry, Ferdinand, doreur sur métaux, demeurant 283, rue Saint-Denis. Ils attestèrent que Lefortier, Marie, Françoise, coloriste, était bien l’épouse de Garreau, Antoine, Désiré « tué le 28 juillet dernier près de la porte Saint-Martin ». Sa veuve, Lefortier, Marie, Françoise (mais Leforestier in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, Liste des veuves par suite des journées de juillet 1830, coloriste, née le 7 février 1811 à Paris, qu’il avait épousée le 19 février 1829 à la mairie du (ancien) XIIe arrondissement de Paris, reçut un secours de cent francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel, un secours de cent francs, le 23 août 1830, un secours de cinquante francs, le 13 septembre, un secours de cinquante francs, le 13 octobre 1830, un secours de cinquante francs, le 6 décembre 1830, un secours de vingt-cinq francs, le 27 décembre 1830, un secours de quarante francs, le 10 janvier 1831, un secours de quarante francs, le 31 janvier 1831, un secours de quarante francs, le 14 février 1831, un secours de trente francs, le 28 février 1831, un secours de trente francs, le 16 mars 1831, un secours de trente francs, le 28 mars 1831, un secours de trente francs, le 25 avril 1831, un secours de soixante francs, le 9 mai 1831, un secours de soixante francs, le 10 juin 1831, un secours de soixante-cinq francs, le 6 juillet 1831, un secours de soixante-cinq francs, le 12 août 1831, un secours de soixante-cinq francs, le 5 septembre 1831, un secours de quarante-cinq francs pour elle et un autre de vingt francs pour sa fille Désirée, Emilie, Anne, le 3 octobre 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 22 octobre 1831, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Elle fut pensionnée de cinq cents francs et reçut de la part de la Commission de la souscription nationale une rente perpétuelle de soixante-quinze francs. Il laissait aussi une fille, Désirée, Emilie, Anne, née le 11 avril 1830 (parfois mais par erreur, le 12 avril 1830) à Paris, qui fut pensionnée de deux cent cinquante francs et reçut de la part de la Commission de la souscription nationale une rente perpétuelle. Le conseil de famille de l’orpheline était composé de la mère et de Martin, Edme, Jean, Marie, subrogé-tuteur, vérificateur de bâtiment, demeurant 16, rue des Fossés-Saint-Bernard en 1831. Il demeurait 4, rue Grenetat ; sa veuve, chez la mère de Garreau, 16, rue des Fossés-Saint-Bernard en 1830-1831, à Mery-sur-Yonne en octobre 1831 ; 9, rue de la Sorbonne en 1831 in Archives de Paris VD 4 13 pièce 3671 ; 16, rue des Fossés-Saint-Bernard et 9, rue de la Sorbonne in Archives de Paris VD6 360 n° 5, V-VI etc. Le nom de Garreau (A.-D. Garreau) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste n° 4, des veuves de victimes de Juillet, pensionnées annuellement de cinq cents francs, Liste n° 5, des orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Veuves de victimes de Juillet, qui ont obtenu une pension annuelle et viagère de cinq cents francs, Orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves, liste nominative des orphelins auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du VIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 101 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 60, p. 86 pour la veuve ; Archives de Paris VD 4 13 pièce 3671, Etat, par arrondissement et par âge, des orphelins et orphelines de Juillet, Etat général des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins et orphelines de Juillet (on trouve le même document dans Archives de Paris VK3 23) ; Archives de Paris VD6 356 n °5, (ancien) VIe arrondissement, Commission des récompenses nationales, compte général des recettes et dépenses depuis le 7 octobre 1830 jusqu’au 31 octobre 1831 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, II, Relevé nominatif des personnes décédées pendant les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 par suite de coups de feu, idem Répertoire alphabétique des personnes décédées pendant les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, idem Liste nominative des orphelines, idem Liste des veuves par suite des journées de juillet 1830, idem Etat nominatif des enfants au-dessous de sept ans des citoyens tués en juillet 1830, idem même référence III, Enregistrement des bons délivrés par MM. les membres de la Commission des blessés, contenant autorisation de délivrer des secours aux veuves, orphelins et blessés, sur le fonds de dix mille francs reçu à cet effet de la préfecture par M. Caius, maire du (ancien) VIe arrondissement et sur les souscriptions déposées entre les mains de M. Grondard, trésorier, idem même référence V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Compte général des dépenses de la Commission des récompenses nationales du 7 octobre 1830 au 31 octobre 1831 (veuves, orphelins au-dessous de sept ans, ascendants), idem même référence VII Répartition des fonds de la souscription nationale, inscription des veuves, idem inscription des ascendants ; Archives de Paris VK3 36, liste de veuves, d’orphelins, d’ascendants de citoyens tués en juillet 1830 (ancien) XIIe arrondissement (orphelins), idem (veuves) ; Archives de Paris VK3 41 (couverture du dossier de Bennis, George, Geary) ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830, de même état des sommes payées aux veuves pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831, par la mairie du (ancien) VIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830, et état des sommes payées aux orphelins pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1831 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, orphelines du (ancien) VIe arrondissement, Commission des récompenses nationales, état des veuves des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet (dossier de cinq états et 260 veuves), état des orphelins de victimes de Juillet dont les noms et dates de naissance n’ont pas été inscrits conformément à leurs actes de naissance et Commission des récompenses nationales, état des ascendants des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet (30 ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/43 in dossier Badès ; Archives nationales F/1dIII/56 ; Archives nationales F/1dIII/82, Comité des pensions, liste de présence, liste des orphelins aussi état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIe arrondissement, veuves, orphelins et ascendants et aussi Commission des récompenses nationales, état des orphelins de victimes de Juillet, dont il paraît que les noms et dates de naissance n’ont pas été inscrits conformément à leurs actes de naissance ; Archives nationales F/15/2557-2559, état officiel des orphelins (ancien VIe arrondissement) et aussi même référence, un cahier intitulé Noms des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins pensionnés ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 82, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.