Gassier, Etienne
Biographie
Né vers 1800. Tonnelier. Il passa la nuit du 27 sur la place de l’Hôtel de ville, armé d’un fusil et de cartouches ; le 28, il combattit sur cette place et quoique légèrement blessé, vers 16 heures, par un coup de feu reçu à l’avant-bras n’en passa pas moins la nuit sur cette place ; le 29, il continua de se battre à la grève et sur les quais, désarma un officier suisse à la tête de son peloton, reçut un coup de crosse de fusil dans l’estomac, participa à la prise du Louvre et des Tuileries et combattit aux Champs-Elysées. Eloigné de Paris après la révolution, « ayant été occupé à la fabrique de bidons pour l’armée », il sollicita auprès de la Commission des récompenses nationales une récompense. Les travaux de cette Commission étant terminée, il ne put faire valoir ses droits. Il sollicita auprès du roi, le 20 novembre 1831 la décoration qu’il croyait avoir méritée. Il déposa un dossier devant la Commission des Réclamants, sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, citoyens de Bercy, certifions que le sieur Gassier, Etienne, âgé de trente et un ans, tonnelier, a, dans les mémorables journées de juillet 1830, combattu pour la cause nationale, que sa conduite et sa bravoure sont méritoires et que le 27 au soir il s’est muni d’un fusil et de cartouches sur la place de Grève, où il a passé la nuit. Le 28, il s’est battu à la Grève toute la journée quoique légèrement blessé d’un coup de feu à l’avant-bras gauche sur les 4 heures du soir, qu’il a encore passé la nuit dans ce quartier. Le 29, il a combattu à la Grève, sur les quais, qu’il a désarmé un officier suisse à la tête de son peloton après avoir reçu un coup de crosse de fusil dans l’estomac ; qu’il était à la prise du Louvre et des Tuileries ; qu’il a même combattu aux Champs-Elysées et qu’enfin il s’est rendu digne d’une récompense nationale ». Signé, le 12 octobre 1830 : Chambon, demeurant 9, rue Grange-aux-Merciers ; Raison, A., tonnelier, demeurant 60, rue de Bercy à Bercy ; Bischoffberger. Il demeurait 10, rue des Boucheries-Saint-Germain en 1831 (et aussi en 1831, 8, rue Grange-aux-Merciers sur sa fiche à la Commission des Réclamants. Archives nationales F/1dIII/56.