Gauchais, Jean
Biographie
Né le 22 juin 1766 à Saumur (Maine-et-Loire), fils de Gauchais, Pierre, tonnelier, et de Rathouin, Anne, son épouse. Chef de bataillon ou capitaine au 56e régiment, il fut nommé chevalier de la Légion d’honneur le 16 juin 1809. Il fut nommé colonel par l’Empereur et sur le champ de bataille. Chef de bataillon au 62e régiment de ligne, il fut nommé officier de la Légion d’honneur le 3 décembre 1812. En 1821, il sollicitait le paiement de son traitement. Il fut compromis dans la conspiration du général Berton en 1822 et condamné à mort par contumace. Arrêté peu après, il fut de nouveau condamné à mort et dégradé de sa Légion d’honneur. Gracié, il fut jugé, avec une cinquantaine d’autres, par la cour d’assises de Toulouse comme transfuge après sa capture par l’armée française pendant la guerre d’Espagne. L’Histoire de la révolution des 27, 28 et 29 juillet 1830 précise sur lui mais sans qu’on en trouve trace ailleurs : « Le colonel Gauchais, l’une des plus nobles victimes de la Restauration, condamné à mort par la Cour des pairs, fut un des premiers citoyens que nos janissaires rencontrèrent. Durant trois jours il ne quitta pas le champ de bataille. » Il fut nommé commandeur de la Légion d’honneur le 21 mars 1831. Il mourut le 11 novembre 1845. On peut lire dans la Biographie universelle ancienne et moderne l’article suivant le concernant : « On a publié en 1832, à Paris une Histoire de la conspiration de Saumur, par le colonel Gauchais, condamné à mort dans cette affaire pour avoir tout conduit dans l’Ouest, comme chargé de cette partie de la France par le comité directeur, avec cette épigraphe : Quorum magna fui, in-8°. Le colonel Gauchais déclare positivement, dans cette brochure, que le but de la conspiration était le renversement de la monarchie pour lui substituer la république ; que la trame était depuis longtemps ourdie et dirigée par un comité directeur à Paris, et qu’elle s’étendait à toutes les contrées de l’Europe ; qu’elle avait partout pour auxiliaires des sociétés secrètes, telles que les carbonari, les philadelphes, les amis de la liberté ; qu’elle n’échoua que par la faiblesse et l’incapacité de Berton ; enfin que, si un autre général eût été envoyé à Saumur, comme cela avait d’abord été décidé, il serait dès lors arrivé ce que l’on a vu plus tard, etc. Cette brochure, écrite par un ami, un coopérateur de Berton, est un témoignage authentique et très-important pour l’histoire de cette lutte de quinze ans entre les Bourbons de la branche aînée et le parti révolutionnaire, qui a fini par les renverser. » Il est l’auteur d’une Vie de Anne Gauchais, femme Tisseau, de Saumur, parue à Paris en 1831, chez Daubrée et Bellemain. Il demeurait hôtel, de la Réunion, 8, rue Saint-Pierre à Montmartre en 1833 ; 16, rue des Victoires en 1834 ; à Saumur en 1821 ; 46, rue de la Chouetterie à Saumur en 1837 ; 30, rue Croix-des-Petits-Champs à Paris en 1839-1840 ; et à partir de 1842. Histoire de la révolution des 27, 28 et 29 juillet 1830, Fayot, tome premier, Paris, Hocquart jeune éditeur, 1830, p. 154 ; Journal de Paris, 2-3 novembre 1823 ; L’Ami de la religion et du roi, 22 décembre 1824, p. 189 ; Mémoires d’un bourgeois de Paris, Véron, tome deuxième, Bruxelles, 1854, p. 135 ; base leonore de la Légion d’honneur, dossier LH/1087/29 ; Biographie universelle ancienne et moderne, tome cinquante-huitième, Paris, Michaud, 1835, p. 157.