Gauchet, Nicolas, Antoine

Biographie


Marchand de vin. Il reçut, comme combattant, un total de vingt-cinq francs de secours auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il signa le certificat suivant en faveur de Droit, François : « Le sieur François Droit, garçon de bateau chez M. Ouarnier, au port de Paris et domicilié rue Pierre-à-Poisson n° 14 (sic), s’est montré constamment aux feux qui ont eu lieu pendant les journées mémorables qui ont rendu le bonheur et la liberté à la France. Les 27, 28 et 29 juillet, il a été constamment sur les ponts au Change et Notre-Dame ; ayant manqué de munitions, l’armurier au bout du pont au Change lui en donna ; alors il se porta où le danger était le plus imminent. Il est entré le troisième au Louvre ; il s’est trouvé aussi à la prise de la pièce de canon postée rue Saint-Honoré. Il a été ensuite à Saint-Cloud, a poursuivi les lanciers jusqu’à Versailles. » Il apostilla, le 5 août 1830, le certificat suivant délivré en faveur de Potdevin, Charles, François : « Les habitants du quartier et de la rue Saint-Honoré certifient et attestent qu’il est à leur parfaite connaissance que le 27 juillet à 5 heures du soir environ, au moment où des citoyens désarmés et inoffensifs ont été chargés et poursuivis à coups de sabre jusque dans les maisons de ladite rue, le sieur Potdevin (sic) a été reconnu par eux pour être l’un des citoyens qui ont repoussé avec le plus d’intrépidité, à coups de pierres, les satellites de l’autorité, qu’il animait de la voix et des gestes les tièdes, et que malgré le feu de la garde royale placée au coin de la rue du Lycée dans celle Saint-Honoré, il a aidé à enlever le cadavre des victimes de la liberté contre le despotisme, en criant Vive la charte ! et Aux armes ! et qu’il les a fait circuler dans Paris, afin de donner l’alarme et d’appeler les patriotes au secours de leurs frères lâchement assassinés. Qu’il a également conseillé à faire des barricades avec des voitures qui passaient et avec des planches du chantier du Louvre, afin de garantir et de protéger contre les charges des gendarmes et les fusillades la retraite du peuple qui encombrait le quartier et qui se trouvait cerné. Qu’il a en outre conseillé de s’armer afin de repousser l’agression et les massacres. Que le 28 et notamment le 29 juillet, ils l’ont encore vu derrière les barricades, combattant avant la prise des maisons occupées par la garde royale, rue de Richelieu et rue Saint-Honoré, quoiqu’il eût une foulure au pied, qui le faisait boiter. » Il demeurait 8, rue de la Sonnerie en 1830. Archives de Paris VD6 173 n° 1 in dossier Potevin, Charles, François ; Archives de Paris VD6 277 in dossier Droit, François ; Archives nationales F/1dIII/35 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, état par ordre alphabétique des blessés et autres victimes des événements de Juillet, secourus dans la mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, du 8 octobre 1830 au 10 mars 1831, et depuis cette dernière époque jusqu’au 6 avril suivant ; Archives de la préfecture de police AA 409 in dossier Potdevin, Charles, François.

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