Gaudin, Joseph
Biographie
Né le 24 novembre 1804 (3 frimaire an XIII) à Chambéry (Haute-Savoie) (mais à Sainte-Reine en Savoie in Archives nationales F/1dIII/33), fils de Gaudin, Charles et de Bazin, Marie. Domestique. Il fut blessé d’un coup de feu reçu à la poitrine, le 28 juillet place de l’Hôtel-de-Ville. Il mourut des suites de sa blessure le 31 juillet. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Le 9 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) IXe arrondissement, comparurent, sur la réquisition de Vallée, Michel, François, Bazile, demeurant 15, rue de Richelieu, et représentant Gaudin, Charles : Cresté, Guillaume, Ambroise, clerc d’avoué, demeurant 15, rue de Richelieu ; Domin, Louis, avocat, demeurant 47, rue de Grenelle-Saint-Honoré ; Lepec, Charles, Antoine, avocat, demeurant 15, rue de Richelieu. Ils attestèrent avoir parfaitement connu Gaudin, Joseph et « savoir qu’il a été atteint d’une balle dans la poitrine le mercredi 28 juillet dans l’après-midi ce de l’Hôtel-de-Ville dans les combats qui ont eu lieu à cette mémorable époque ; notamment qu’il est décédé à l’Hôtel-Dieu le 31 juillet à 1 heure du matin par suite des blessures qu’il a reçues ». Son père, Gaudin, Charles, né le 30 août 1774 à Sainte-Reine, fils de Gaudin, Joseph et de Carle, Janne, son épouse était tisserand et veuf en 1830. Il fournit un certificat pour attester qu’il était « dans un état voisin de l’indigence, d’un âge avancé, infirme, ne pouvant plus s’occuper de travail quelconque ; qu’il est père de quatre enfants vivants [trois garçons et une fille, N.D.A.] ; qu’il en avait un cinquième, qui vient de périr à Paris, lequel était son soutien ». Il fut pensionné de deux cents francs et reçut une inscription de rentes de la Commission de la souscription nationale. La mère Bazin, Marie était née en 1770, fille de Bazin, Pierre et de Gaudin, Marie, et mourut le 19 avril 1812 à Sainte-Reine. Le nom de Gaudin (J. Gaudin) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Gaudin, Joseph demeurait 15, rue de Richelieu ; son père, à Sainte-Reine ou à Saint-Pierre-d’Albigny (Savoie) en 1831. Histoire de ce qui s’est passé dans cet hôpital pendant et après les trois grandes journées, suivie des détails sur le nombre, la gravité des blessures et les circonstances qui les ont rendues fatales, Prosper Ménière, docteur en médecine de la faculté de Paris, ancien chirurgien interne des hôpitaux et hospices civils de la même ville, Heideloff et Canel, Paris, 1830, p. 289 ; Liste n° 6, des ascendants de victimes de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Ascendants de citoyens qui ont succombé pendant ou à la suite des trois journées et qui ont obtenu une pension, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du Ve p. 99, liste nominative des ascendants auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du IXe arrondissement p. 107, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 60 ; Archives de Paris VD6 172 n° 6 ; Archives nationales F/1dIII/33 Commission des récompenses nationales, état nominatif des veuves, ascendants et orphelins des victimes de Juillet, dont le domicile n’est point fixé en France et aussi Commission des récompenses nationales, deuxième état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet avec indication du champ de bataille où ils ont été frappés (201 citoyens) (ancien IXe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IXe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, Ascendants des citoyens tués dans les journées de Juillet (5 états pour un total de 325 ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/40 (orphelins de Juillet, année 1831) ; Archives nationales F/1dIII/56 ; Archives nationales F/1dIII/82, état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) IXe arrondissement, ascendants ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 82, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.