Gauthier, Louis, Clément
Biographie
Etant toujours occupé par son ouvrage, il n’eut pas le temps de faire aucune demande auprès de la Commission des récompenses nationales. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] VIIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir une récompense honorifique. Il adressa, en septembre 1831, une lettre dans laquelle il expliquait qu’il avait participé aux combats de Juillet, « que notamment le mercredi 28 juillet, faubourg Saint-Antoine en face l’hospice des Enfants-Trouvés, il faillit recevoir la mort d’un officier d’infanterie de la garde royale qu’il exhortait à ne pas tirer sur le peuple, qu’il ne dut son salut, étant corps à corps avec lui, qu’à son courage et à son opiniâtre défense dans lesquels cet officier succomba […]. » Sa lettre était appuyée des apostilles de quatre décorés de Juillet : Delamotte (voir Delamotte, Denis, Marie) ; Colin (voir Colin, Georges, Marin) ; Bertrand (voir Bertrand, François) ; plus un autre dont le nom et une partie du texte sont brûlés et qui attestait que Gauthier lui avait sauvé la vie sur le boulevard Saint-Martin, près du château d’eau, le 28 juillet, alors qu’il avait été fait prisonnier par un officier du 15e régiment. Il était caporal à la 1re compagnie du 1er bataillon de la VIIIe légion de la garde nationale en 1831. Il demeurait 9, rue du Faubourg-Saint-Antoine en 1831. Archives de la préfecture de police AA 388.