Gautier-Bouchard
Biographie
Juge suppléant au tribunal de commerce. Il signa, en tant que « capitaine de la garde nationale pendant les journées des 27, 28 et 29 juillet, juge suppléant au tribunal de commerce de la Seine », le 4 août 1830, le certificat suivant en faveur de Capron, Pierre, François : « Je, soussigné, certifie que M. Capron, ex-économe de la Ville de Paris, s’est transporté à mon domicile, rue de la Tixéranderie n° 11, à l’effet de m’engager à me rendre à l’Hôtel-de-Ville, revêtu de mon uniforme, pour y prendre possession de cet édifice, le 29 juillet au matin, au nom de la garde nationale. Ayant obtempéré à l’invitation de ce citoyen, je me suis rendu à l’Hôtel-de-Ville, accompagné de quelques gardes nationaux, habillés et armés. Là, je me suis joint à différentes personnes que M. Capron avait installées à diverses portes, comme gardiens, et le bon ordre a pu être maintenu jusqu’à l’arrivée du gouvernement provisoire, où d’autres officiers de la garde nationale ont reçu le commandement. » Capron, Pierre, François, à son tour, lui délivra, le 10 août 1830, le certificat suivant : « Je prends la liberté de signaler à la Commission du (ancien) IXe arrondissement le zèle et le dévouement de M. Gauthier (sic), officier de la garde nationale et juge suppléant au tribunal de commerce. M. Gauthier a bien voulu, sur mon invitation, venir, revêtu de son uniforme, prendre possession de l’Hôtel de ville, au nom de la garde nationale le 29 juillet à 4 heures du matin. Sa présence a ramené le bon ordre et a provoqué le rassemblement de divers gardes nationaux et d’hommes armés sur la place de l’Hôtel de ville. Lorsque je suis allé chez M. Gauthier, il était occupé à distribuer des armes qu’il avait en sa possession, en sa demeure, rue de la Tixéranderie. » Dans le récit que fit Capron de sa propre participation aux événements de Juillet, il donnait les indications suivantes concernant Gautier-Bouchard : « […] Cependant la foule grossissait. Mes sentinelles n’allaient plus suffire. Je m’empressais de chercher quelques gardes nationaux dans le quartier. M. Gauthier, ancien officier, demeurant rue de la Tixéranderie, voulut bien déférer à mon invitation. Il vint avec son vieil habit calmer l’effervescence. D’autres gardes nationaux se joignirent à lui et le peuple, dont les sentiments ont été admirables pendant tous ces événements, se laissa contenir sans la moindre difficulté […]. » Dans l’exposé que fit Mauger, Joseph de sa propre conduite dans les journées de Juillet, il laissait les informations suivantes concernant Gautier-Bouchard : « […] Pendant la journée du 28 n’ayant pas d’arme à feu, le soussigné s’en fut à sa mairie pour en demander et que de là on le renvoya à l’Hôtel de ville, où on lui prêta rue de la Tixéranderie n° 41 chez M. Gauthier un sabre, et son nom fut inscrit au nombre de ceux qui reçurent des armes […]. » Il demeurait 11, rue de la Tixéranderie (mais 41, rue de la Tixéranderie in Almanach royal pour l’an 1830). Archives de la préfecture de police AA 376 in dossier Capron, Pierre, François ; Almanach royal pour l’an 1830 présenté à Sa Majesté, Paris, chez Guyot et Scribe, 37, rue Neuve-des-Petits-Champs, 1830, section VIII, p. 839 ; Archives de la préfecture de police AA 402 in dossier Mauger, Joseph.