Geneste, Jean-Pierre
Biographie
Né vers 1784 à Paris. Chaudronnier. Il fut tué d’un coup de feu reçu dans la poitrine, le 28 (par exemple in Archives de Paris VD3 1-2 et in Archives de Paris DM13 1) ou le 29 juillet place de l’Hôtel-de-Ville. Il fut enterré au cimetière du Père-Lachaise. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Le 4 mars 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIIIe arrondissement, comparurent : Regnault, Victoire, François, pharmacien, demeurant 4, rue Royale-Saint-Antoine ; Bougraud, Henry, Joseph, marchand de vin, demeurant 173, rue Saint-Antoine ; Bourgeois, Joseph, Victor, marchand fruitier, demeurant 163, rue Saint-Antoine. Ils attestèrent parfaitement connaître Geneste, Jean-Pierre et savoir qu’il avait « été tué le 28 juillet place de l’Hôtel-de-Ville » Il laissait une veuve, Mauriès, Agnès, Marie, Sophie, née le 12 juin 1790 (mais le 13 juin 1790 in Archives nationales F/1dIII/36 et in Archives nationales F/1dIII/38 B) à Paris, qui reçut un secours de cent soixante-dix francs et un autre de cent trente francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel, un secours de vingt-cinq francs le 18 août 1830, un secours de vingt-cinq francs le 2 septembre 1830, un secours de cinquante francs le 9 octobre 1830, un secours de cinquante francs le 20 octobre 1830, un secours de cinquante francs le 27 octobre 1830, un secours de soixante-dix francs le 5 janvier 1831, un secours de soixante-dix francs le 4 février 1831, un secours de soixante-dix francs le 4 mars 1831, un secours de soixante-dix francs le 2 avril 1831 auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement puis fut pensionnée de cinq cents francs, et quatre (sept sur les listes du Constitutionnel, six et sa femme enceinte in Archives de Paris VD3 1-2 ; sept enfants et sa femme enceinte in Archives nationales F/1dIII/33) enfants, tous nés à Paris et qui furent pensionnés, Agnès, Joséphine, le 11 janvier 1817 (par exemple in Archives de Paris VD3 1-2) (mais le 14 janvier 1817 in Archives nationales F/1dIII/36 ; bien le 11 janvier 1817 in Archives nationales F/1dIII/38 B), Marie, Adèle, le 24 janvier 1818 (par exemple in Archives de Paris VD3 1-2) (mais le 24 janvier 1817 in Archives nationales F/1dIII/38 B), Pierre, Louis, le 1er décembre 1828 et qui décèdera le 15 juin 1831, Casimir, Auguste, le 25 novembre 1830 et qui décèdera le 8 octobre 1831. Le conseil de famille des orphelins était composé de la mère et de Chapsal, Félix, chaudronnier, subrogé-tuteur, demeurant 8, rue Saint-Antoine en 1831. Agnès, Joséphine fut placée en apprentissage chez Mme Billat, lingère, 20, rue Vieille-du-Temple, où on était « très content de sa conduite et de son application » et reçut trois cents francs pour ses frais de trousseau en 1832. Marie, Adèle fut placée en apprentissage chez Mlle Marchand, couturière, 2, rue Sainte-Anastase, et reçut trois cents francs pour ses frais de trousseau en 1832 ; on y était « content de son application et de sa bonne conduite ». En 1833, la Commission de surveillance spéciale des orphelins et orphelines de Juillet rapportait au sujet d’Agnès, Joséphine, qu’elle était lingère, venait de finir son apprentissage et tenait une bonne conduite. La même Commission rapportait sur Marie, Adèle, qu’elle venait de finir son apprentissage de couturière et qu’elle était intelligente. Enfin, cette même commission jugeait la mère comme jouissant « d’une très bonne réputation », qu’elle s’occupait avec ses fils d’une boutique de chaudronnerie, bien achalandée. Le 24 juillet 1840, les restes de Geneste (sous le nom de Genest, Jean-Pierre dans le procès-verbal d’exhumation in Archives de la préfecture de police AA 420) furent exhumés du terrain situé au cimetière du Père-Lachaise, où ils avaient été placés, puis renfermés avec ceux de quatre-vingt-sept autres victimes dans quatre sarcophages, afin d’être transférés dans le caveau prévu à cet effet sous la colonne de Juillet, construite place de la Bastille, pour honorer la mémoire de tous ceux qui moururent en combattant pour les libertés publiques. Geneste demeurait 153, rue Saint-Antoine au rez-de-chaussée ; sa veuve, même adresse en 1831-1833. Le nom de Geneste (J.-P. Geneste) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 62 ; Liste n° 4, des veuves de victimes de Juillet, pensionnées annuellement de cinq cents francs, Liste n° 5, des orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Veuves de victimes de Juillet, qui ont obtenu une pension annuelle et viagère de cinq cents francs, Orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Archives de Paris DM13 1, préfecture de la Seine, tableau des décès qui ont eu lieu pendant les mois de juillet, août et septembre 1830, (ancien) VIIIe arrondissement ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 61, p. 94 pour la veuve ; Archives de Paris VD3 1-2, (ancien) VIIIe arrondissement (1830-1849), cahier contenant les noms de personnes tuées, idem paiements faits aux victimes de Juillet sur les fonds de la Souscription nationale (liste de veuves), idem paiements faits aux victimes de Juillet sur les fonds de la Souscription nationale (liste d’orphelins) ; Archives de Paris VD 4 13 pièce 3671, Etat général des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins et orphelines de Juillet (on trouve le même document dans Archives de Paris VK3 23) ; Ministère du Commerce et des Travaux publics, Rapport au roi sur l’exécution de la loi du 13 décembre 1830, relative aux récompenses nationales, et de l’ordonnance du roi du 25 août 1831, concernant les orphelins et orphelines de Juillet à la charge de l’Etat, (qu’on peut trouver par exemple dans Archives de Paris VD6 92), p. 36-37 ; Archives nationales F/1dIII/33 dossier indemnités et récompenses, envoi du 16 septembre 1830 du ministre de l’Intérieur à la Commission des récompenses nationales ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux veuves pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831, par la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 et état des sommes payées aux orphelins pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1831 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, orphelines du (ancien) VIIIe arrondissement et orphelins du (ancien) VIIIe arrondissement et Commission des récompenses nationales, état des veuves des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet (dossier de cinq états et 260 veuves) ; Archives nationales F/1dIII/40 (orphelins de Juillet, année 1831 ; Etat nominatif des orphelins de Juillet du VIIIe arrondissement de Paris, placés dans des établissements publics ou privés par les soins de la Commission municipale créée par l’ordonnance royale du 25 août 1831, et qui ont droit à une indemnité de trois cents francs alloués pour les frais d’un trousseau, conformément à l’article 9 de ladite ordonnance ; année 1833, VIIIe arrondissement, orphelins et orphelines de Juillet, tableau n° 1 indiquant leur âge, la profession à laquelle ils se destinent, l’établissement public ou privé dans lequel ils sont placés) ; Archives nationales F/1dIII/56 ; Archives nationales F/1dIII/82, Comité des pensions, liste de présence, liste des orphelins aussi état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIIIe arrondissement, veuves et orphelins ; Archives nationales F/15/2553 orphelins de Juillet, (ancien) VIIIe arrondissement et (ancien) IIIe arrondissement (par négligence de classement) ; Archives nationales F/15/2555 feuilles de bulletin individuel de Marie, Adèle et de Agnès, Joséphine ; Archives nationales F/15/2557-2559, état officiel des orphelins (ancien VIIIe arrondissement) et aussi même référence, un cahier intitulé Noms des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins pensionnés ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 82, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841 ; Archives de la préfecture de police AA 420.