Genève, Camille, Joseph
Biographie
Né le 9 décembre 1780 à Serrières (Ardèche), fils naturel de Genève, Françoise, Pulchérie et d’un inconnu « selon la déclaration de susdite demoiselle ». Sergent major au 1er régiment d’infanterie de ligne, il fut nommé chevalier de la Légion d’honneur, le 2 novembre 1814 (soit après la chute de l’Empire et par le roi). Il s’illustra à la porte Saint-Denis. Il ne fit aucune demande devant la Commission des récompenses nationales. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] Ve arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il était porteur du certificat suivant : « Les soussignés, combattants des trois partie du manuscrit brûlée que M. Genève de Geney, Camille, Joseph, colonel de partisans, chevalier de la Légion d’honneur [sous l’identité de Genève, Camille, Joseph, N.D.A], s’est distingué dans les journées de Juillet et notamment à la porte Saint-Denis, le mercredi 28 dudit mois 1830 contre la colonne de gardes royaux commandée par M. de Saint-Chamand, où fut [blessé] le colonel Pleinesèlve. Nous déclarons en outre qu’il a maintenu le bon ordre, empêché le pillage et qu’il a droit à la récompense nationale. » Signé, le 12 août 1830 : Almes, Jean (voir ce nom), aide de camp du général Lafayette ; général de Lacroix, baron de Boegard (voir Lacroix de, baron de Boegard, Irénée) ; général Dufour (voir ce nom) ; Duballin ; colonel Chertier (voir Chertier, Vivant, ou Vivan-Chertier) ; Porre de Monsse. Il mourut le 12 juin 1842. Genève demeurait 7, rue Transnonain en 1819 ; 28, rue Beauregard en 1831. Archives de la préfecture de police AA 389 (sous le nom de Genève de Geney, Camille, Joseph) ; base leonore de la Légion d’honneur, dossier LH/1109/45 (sous le nom de Genève, Camille, Joseph).