Georgeon, Pierre, François
Biographie
Né le 19 janvier 1812 à Bologne (Italie), enfant de troupe, fils de Georgeon, Pierre, sergent sapeur et décoré de la Légion d’honneur après trente-six années de service. Imprimeur. Il était porteur d’un certificat ainsi rédigé : « Nous, soussignés, certifions que le nommé Georgeon, Pierre, François, imprimeur, s’est comporté dans la journée du 27 dans la rue Saint-Honoré, le 28 sur la place de la Grève, et le 29 au Louvre, Palais-Royal et à la place du Carrousel, avec beaucoup de courage, avec ses camarades dans les endroits les plus dangereux et a montré beaucoup de courage et de dévouement pour la liberté et la Charte. Le 3 août, il a été avec M. le général Pujol à Rambouillet. » Signé le 2 septembre 1830 : Pesquy, Marc, Antoine, Joseph (voir ce nom), étudiant, demeurant 8, rue Saint-Germain-l’Auxerrois ; Souday (voir ce nom), marchand de meubles, demeurant 8, rue Saint-Germain-l’Auxerrois ; Heu, chevalier de la Légion d’honneur, demeurant 8, rue Saint-Germain-l’Auxerrois. Le maréchal de camp Feutin des Ocloard (illisible) le recommanda au général commandant l’Ecole de cavalerie de Saumur comme « le fils d’un brave » et qui désirait suivre les traces de son père. Le pair de France, de la Roche-Aguesseau, le recommanda, le 20 septembre 1830, de la même manière pour entrer à l’Ecole de Saint-Cyr : « Le soussigné, ayant forcé le pont de Moline del Rey (illisible), le 9 juillet 1813 illisible, à la tête du 3e de ligne, certifie que M. Georgeon, père du pétitionnaire, sergent de sapeurs, a déployé la plus grande valeur et a ajouté par là le complément à ses beaux et anciens services. Le soussigné recommande son fils aux bontés de S.E. le comte Gerard et le prie de lui accorder la faveur d’être engagé pour l’Ecole de Saint-Cyr, les services de son père, sa conduite pendant les glorieuses journées de Juillet lui donnent des droits à la protection de Son Excellence. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il sollicita d’entrer à l’Ecole de cavalerie de Saumur. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie de cet arrondissement. Il attesta la vérité des faits énoncés par Pesquy, Marc, Antoine, Joseph dans sa lettre adressée à la Commission des récompenses nationales pour faire valoir ses droits à la décoration et obtenir un emploi. En 1831, il était grenadier au 65e régiment de ligne, caserné à Arras (Pas-de-Calais). Sa médaille lui fut délivrée le 20 juillet, par envoi au colonel du 65e régiment de ligne, et son brevet le 10 avril 1835. Il demeurait 8, rue Saint-Germain-l’Auxerrois en 1830-1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris Vbis1K4 2, Département de la Seine, IVe arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, 1831 ; Archives de Paris VD6 288 n° 7, (ancien) IVe arrondissement, Liste des militaires ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés du (ancien) IVe arrondissement ; Archives de Paris VD6 277 ; Archives de Paris VD6 278 in dossier Pesquy, Marc, Antoine, Joseph ; Archives de Paris VD6 281 n° 1, Etat nominatif des militaires décorés de la croix spéciale ou de la médaille, inscrits sur les listes du (ancien) IVe arrondissement de Paris ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IVe arrondissement.