Georget, Jean-Baptiste
Biographie
Tailleur de pierre. Il adressa, le 8 août 1830, la lettre suivant au général Lafayette (sic) : « A l’honneur de vous exposer que le mardi soir 27 juillet, revenant de ses travaux, il portait avec lui ses outils, au nombre de deux, servant à tailler les pierres ; ils lui furent pris par le peuple, et, le mercredi suivant, il fit partie des braves et avec le peuple a vaillamment combattu et commencèrent à monter des pavés sur la porte Saint-Denis. Après ce, il fut un de ceux qui prirent le poste situé sur le boulevard Bonne-Nouvelle, six Suisses armés les attaquèrent boulevard Poissonnière ; les ayant sommés de se rendre, ils s’y refusèrent et les chargèrent à la baïonnette et ils furent massacrés tous les six. Ensuite, il s’est continuellement battu, ayant le grade de caporal pendant les autres journées et jusqu’au lundi 2 août étant de garde à l’Hôtel de ville. Pendant les désastreuses journées des 27, 28 et 29, il lui reste des regrets sur la perte de deux de ses camarades. Voici les noms et les adresses : le sieur Cormier (voir Cormier, Auguste), tailleur de pierres, rue Gît-le-Cœur, 1 ; Maitaizot (voir Milaiseau, André ?), tailleur de pierres, rue de Bièvres n° 4. Il vous prie, Général, de prendre le tout en considération, en vous priant de lui faire obtenir une indemnité pour qu’il puisse se remplacer de ses outils ; en outre, il a fourni douze livres de plomb pour faire des balles, le tout vaut une somme de vingt-trois francs et soixante centimes. Comme aussi il perdit six journées de travail, se trouvant dans une gêne absolue, il attend après un secours, trop juste récompense de son courage et de son travail, ce qui le mettrait à même de se procurer des outils, dont il se trouve avoir un très pressant et indispensable besoin pour pouvoir continuer son état. » Sa lettre était apostillée des signatures de Dollé et de Batherosse. Il ne reçut finalement pas le secours qu’il pensait pouvoir toucher, le 18 octobre 1831, auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement, parce que dépendant en fait de la mairie du IXe arrondissement (PAS DE VÉRIFICATION DE CE SECOURS…). Il sollicita d’être employé dans la petite voierie. Il demeurait 18, rue du Martois en 1830. Archives de Paris, VD6 631 n° 1, mairie du (ancien) XIe arrondissement, un gros cahier vert de récompenses nationales, secours aux blessés de Juillet domiciliés dans ledit arrondissement ; Archives de Paris VK3 45 ; Archives nationales F/1dIII/33 nominations à des emplois civils (1831).