Gex, Claude, Marie

Biographie


(illisible 10 août ou 10 décembre ou 16 ?) en 1796 à Saint-Gervais. Il fut blessé. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIIe arrondissement. Il reçut un secours de dix francs, le 24 août 1830, un secours de dix francs, le 13 septembre 1830, un second et dernier secours de quinze francs, le 29 septembre 1830 à la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. L’observation suivante était inscrite en face de son nom, sur le registre de la mairie : « A combattu les trois jours. » Il reçut cent vingt francs de secours définitif, peu après la révolution, puis un secours de cinquante francs le 15 octobre 1830, un secours de vingt-cinq francs le 17 novembre 1830, un secours de vingt-cinq francs le 24 novembre 1830, un secours de vingt-cinq francs le 15 décembre 1830, un secours de vingt-cinq francs le 15 janvier 1831, un secours de vingt-cinq francs le 15 février 1831 auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Le 20 avril 1832, le chirurgien aide-major du 3e bataillon de la IIIe légion de la garde nationale attesta qu’il était incapable de faire son service de garde national parce qu’affecté de « dépôts froids », et de plus que « dans un état voisin de l’indigence », il avait besoin de secours. Pourtant les 5 et 6 juin 1832, il fit son service de garde national au 2e bataillon de la 2e compagnie de la IIIe légion, armé de son fusil, et fut « aux postes les plus dangereux ». Le certificat suivant attestait sa présence dans les rangs de l’ordre : « Nous, soussignés, certifions avoir vu le sieur Gex, demeurant à Paris, rue du Mail n° 32, garde national du 2e bataillon, 2e compagnie, IIIe légion, armé de son fusil et avoir fait le service avec nous. Il était sous les armes à 7 heures du soir et précisément au même instant que M. le commissaire fut tué. Nous estimons que le zèle de ce citoyen mérite des éloges, ayant été aux postes les plus dangereux les 5 et 6 juin dernier ». Signé, le 8 juin 1832 : Bustaud, demeurant 6, rue Oblin ; Godard, demeurant 59, rue Montmartre ; Vié, premier lieutenant de la 4e compagnie du 4e bataillon de la IIIe légion ; Collinet, demeurant 3, rue Jean-Jacques-Rousseau ; Lemaire, capitaine des grenadiers, commandant l’hôtel des Postes ; Mignot, capitaine de la 4e compagnie du 4e bataillon de la IIIe légion. En 1835, il sollicita des secours. La police donna sur lui les renseignements suivants : « Depuis quatre ans portier rue du Mail, n° 32. Cette place ne lui rapporte que le logement et cent francs par an. Il est marié et il a trois enfants dont un est encore à sa charge. Il n’a point d’état mais lorsqu’il en trouve l’occasion, il travaille comme homme de peine. Sa position est extrêmement gênée. Il mène une conduite très régulière et fait avec beaucoup de zèle le service de la garde nationale. » Il était porteur du certificat suivant, en date du 9 février 1835 : « Je, soussigné, fourrier de la 2e compagnie du 3e bataillon de la IIIe légion, déclare que le sieur Claude, Marie Gex, concierge rue du Mail n° 32, a toujours fait son service de garde national avec zèle et exactitude depuis l’année 1830. » Signé : Maréchal, demeurant 11, rue des Fossés-Montmartre. Il présentait aussi le certificat médical suivant, en date du 11 février 1835 : « Je, soussigné, docteur en médecine, certifie donner des soins au sieur Gex, Claude, Marie, pour une affection chronique, qui le met dans l’impossibilité de pouvoir travailler et par cela même de subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille. » Il reçut un secours de cinquante francs. Il fut nommé, le 16 avril 1835, surveillant provisoire à la prison de Sainte-Pélagie. Il déposa, le 14 mars 1848, devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février, une demande pour obtenir un secours immédiat et une place de concierge dans un des châteaux de l’Etat ou dans une administration. Il expliquait qu’il avait reçu en 1830 des blessures dont il résultait « deux hernies qui le mettent hors d’état de travailler et de pouvoir gagner sa vie », qu’il n’avait aucunes ressources, et qu’il pouvait fournir « sur son compte tous les renseignements favorables que l’on pourrait désirer ». La Commission rejeta sa demande. Les pièces qu’il avait confiées à cette Commission lui furent rendues le 30 août 1848. Il reçut un secours de cinquante francs en 1850, à titre de combattant de Juillet, mais qu’il ne semble pas avoir touché. Il demeurait à Paris depuis 1823 ; 32, rue du Mail en 1830-1835 ; 19, rue Laval, à la maison neuve, dans le faubourg Montmartre en 1848-1849 (mais 21, rue de Laval in Archives de la préfecture de police AA 369) ; 21, rue de Laval en 1850. Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du IIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 69 ; Archives de Paris VD3 1-2, état des sommes payées par MM. les commissaires ci-après désignés aux combattants et blessés de juillet 1830 du (ancien) IIIe arrondissement, idem Etat des paiements faits par M. Ternaux, commissaire délégué des récompenses nationales pour le (ancien) IIIe arrondissement, aux veuves, ascendants et blessés dudit arrondissement, années 1830-1831 (M. Ternaux n’a pris les paiements que le 13 octobre 1830) ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/56 ; Archives nationales F/1dIII/60 in dossier Lacaine ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IIIe arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 72, idem Proposition, en date du 18 juin 1850, d’accorder à 194 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, des secours s’élevant à la somme de 10.390 francs, minutes 110-116, idem 19 juin 1850, lettre en date du 22 octobre 1850, minute 119, idem rapport du 18 juin 1850 et suivants, minutes 120-126, idem Courrier en date du 2 janvier 1851, Emploi d’une somme de 260 francs provenant d’allocations non retirées par des décorés ou combattants de juillet 1830, minutes 150-152 ; Archives de la préfecture de police AA 389.

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