Gibert, Pierre, Louis, Adrien
Biographie
Né le 4 floréal an IX (24 avril 1801 mais le 21 avril 1801 sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/36) à Faremoutiers (Seine-et-Marne), fils de Gibert, Pierre, serrurier, et de Lavechin, Madeleine, Rosalie, sa femme. Compagnon serrurier-mécanicien ou forgeron. Il fut blessé à la cuisse droite le 28 juillet place du Châtelet et transporté chez un liquoriste de la rue Planche-Mibray. Marié, il reçut un secours de soixante-dix francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Le 7 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIIIe arrondissement, comparurent : Henrion, Rodolphe, employé, demeurant 63, bd Beaumarchais ; Lambert, Guillaume (voir ce nom), vermicellier, demeurant 87, rue de Charenton ; Seguin, Pierre (voir ce nom), demeurant 167, rue de Charenton. Ils attestèrent connaître parfaitement Gibert, Pierre, Louis, Adrien « et savoir qu’il a été blessé place du Châtelet, le 28 juillet 1830 ». Le 11 avril 1831, devant le maire du (ancien) VIIIe arrondissement, comparurent : Blampin, Etienne (voir ce nom), serrurier en voitures, demeurant 1, rue d’Aval ; Laout, Toussaint, Antoine (voir Laont, Toussaint, Antoine), menuisier, demeurant 46, rue du Faubourg-Saint-Antoine. Ils attestèrent connaître parfaitement Gibert, Pierre, Louis, Adrien « et savoir qu’il est infirme, qu’il a à sa charge sa femme, actuellement enceinte, qu’il est d’ailleurs sans fortune et ne vivant qu’avec peine du produit de son travail ». Le maire de la commune de Faremoutiers délivra, en date du 13 avril 1831, un certificat attestant que Gibert ne possédait ni ne pouvait prétendre à aucun bien immeuble et qu’en conséquence il pouvait être considéré comme indigent. Il reçut, après la révolution, un total de quatre cent quatre-vingts francs de secours auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 24 février 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme à feu à ouverture unique mais à balle extraite, à la partie inférieure et externe de la cuisse droite, guérie sans difficulté dans les mouvements. En conséquence nous estimons que le susnommé a été atteint d’une blessure qui n’a entraîné d’empêchement que pendant la durée du traitement et qu’il doit être rangé dans la première classe des blessés. » Il fut admis dans la 1re catégorie de la 2e classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re catégorie de la 2e classe, une indemnité définitive de trois cents francs de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il comparut, le 8 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIIIe arrondissement, pour attester connaître parfaitement Choffard, Jean-Louis et « savoir qu’il a été blessé le 28 juillet 1830 dans le faubourg Saint-Antoine ». Il comparut, le 11 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIIIe arrondissement, pour attester connaître Duchateau, Jean, Louis, Marie, menuisier, demeurant 6, rue Lenoir, « et savoir qu’il a été blessé le 28 juillet 1830 dans le faubourg Saint-Antoine ». Il comparut, le 15 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIIIe arrondissement, attestant connaître parfaitement Feart, Jean-Baptiste et savoir qu’il avait « été blessé le 28 juillet 1830 sur le boulevard Saint-Martin ». Il signa enfin un certificat de notoriété en faveur de Seguin, Pierre, attestant qu’il connaissait parfaitement ce dernier et qu’il savait qu’il était sans fortune et dans une position malheureuse. Il signa, le 10 août 1830, le certificat suivant en faveur de Henrion : « Je, soussigné, dire la pleine vérité que le nommé Rodolphe Henrion était présent lorsqu’on a, le 28 juillet, pris l’Hôtel de ville occupé à 10 heures par les gendarmes et que son courage mérite des éloges de la part de ses compatriotes et qu’il était présent aussi lorsque j’ai été blessé sur la place du Châtelet, où il a combattu aussi et il m’a transporté chez le liquoriste de la rue Planche-Mibray. » Gibert avait épousé Lambert, Denise, Adélaïde, née vers 1810 à Coulommiers, le 15 octobre 1827 à Faremoutiers ; sur l’acte de mariage, Lambert, Denise, Adélaïde est indiquée comme fille de Lambert, Denis, Auguste et de Leclerc, Géneviève, Victoire, Adélaïde, son épouse. En 1831, sa femme était enceinte. Il demeurait à Faremoutiers en 1827 ; à Paris depuis 1828 ou 1829 ; 7, rue David en 1830 ; 7, rue de Laval ou d’Aval en 1830-1831 mais trois fois 63, bd Saint-Antoine sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/36 et une fois in Archives de Paris VD3 1-2 ; 7, rue Daval in Archives nationales F/1dIII/38 A et dans le témoignage qu’il fait in Archives nationales F/1dIII/49 in dossier Choffard, Jean-Louis et aussi dans celui qu’il fait in Archives nationales F/1dIII/54 in dossier Duchateau, Jean, Louis, Marie ; 11, rue de Paris à Charonne en 1850. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste des blessés de Juillet envoyés aux eaux de Bourbonne, p. 65 (sous le nom de Giberts), liste nominative des blessés de la Ire catégorie de la IIe classe du VIIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 80 ; Archives de Paris VD3 1-2, (ancien) VIIIe arrondissement (1830-1849), paiements faits aux victimes de Juillet sur les fonds de la Souscription nationale (liste de blessés de 2e classe), avec une indemnité de trois cents francs ; Archives de Paris VD6 471 n° 5, liste des décorés de Juillet auprès du (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives de Paris VK3 43 (couverture du dossier Diguet, Victor) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés temporairement pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement comprenant les arrérages à partir du 1er août (avec en apostille la mention Rien, ce qui pouvait dire qu’il n’avait pas été admis dans la 1re catégorie de la 2e classe des blessés) et état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement (cité deux fois) ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (197) citoyens dont les blessures ont entraîné un empêchement de travail que pendant la durée du traitement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/41 ; Archives nationales F/1dIII/49 in dossier Choffard, Jean-Louis ; Archives nationales F/1dIII/54 in dossier Duchateau, Jean-Louis, Marie ; Archives nationales F/1dIII/55 in dossier Feart, Jean-Baptiste ; Archives nationales F/1dIII/56 ; Archives nationales F/1dIII/75 in dossier Seguin, Pierre ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) VIIIe arrondissement, blessés de la 1re catégorie de la 2e classe ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste des blessés de Juillet envoyés aux eaux de Bourbonne, Barèges, Mont-d’Or et Néris (sous le nom de Giberts) ; Archives de la préfecture de police AA 369, Envoi d’un état nominatif de décorés, blessés ou combattants de Juillet 1830, sur le compte desquels il y a lieu de prendre des renseignements, à la date du 20 mai 1850, minutes 105-109 ; Archives de la préfecture de police AA 392 in dossier Henrion.