Gillant, Jean, Antoine
Biographie
Né le 26 mars 1792 à Consenvoye (Meuse), fils de Pillant, Jean, et de Chaînot, Magdeleine, son épouse. Enrôlé volontaire le 17 septembre 1809 au 118e régiment de ligne, caporal le 5 janvier 1810, fourrier le 1er avril 1810, sergent le 1er septembre 1810, sous-lieutenant le 20 mars 1811, lieutenant le 5 juin 1813, passé à ce grade au 44e régiment de ligne le 1er octobre 1814, nommé capitaine de la Légion de la Meuse (devenu 53e régiment de ligne) le 15 mai 1816 ; il se distingua le 31 août 1813 à la tête d’une avant-garde de vingt-cinq grenadiers du 118e régiment au passage de la Bidassoa et prit à l’ennemi trente-sept hommes dont un officier et plusieurs de ses grenadiers furent tués ou blessés ; il mérita à cette occasion les éloges de ses camarades et du général Gauthier ; il fut blessé au testicule gauche le 28 novembre 1810 à l’affaire de Fresno (Asturies) et blessé d’un autre coup de feu au bras gauche le 31 août au passage de la Bidassoa. Il fut nommé chevalier de la Légion d’honneur le 17 août 1822. Capitaine de grenadiers au 53e régiment de ligne en juillet 1830. Le certificat qu’il délivra en faveur de Médoc, Claude, nous éclaire sur sa participation à la révolution de Juillet. Ce certificat était ainsi rédigé : « Nous, officiers au 53e de ligne, soussignés, certifions que M. Médoc, attaché à la direction générale de l’enregistrement et des domaines, vint nous trouver le 28 au soir, place Vendôme, où le régiment était stationné, qu’il nous entretint des événements, sous les yeux du général Wal et que, voyant notre résolution de faire passer le régiment dans le parti national, il nous promit de nous faire enlever par M. le comte Gérard. Suspecté par ces messieurs de l’état-major de place, M. Médoc nous quitta vers 10 heures. Le lendemain 29 à 11 heures du matin, M. Médoc nous annonça que tous les combattants de l’opposition étaient placés sous le commandement de M. le comte Gérard et qu’il était chargé par lui de nous engager à nous rendre devant l’hôtel de M. Laffitte. Nous priâmes M. Médoc de retourner auprès de M. Gérard et d’insister pour qu’il fît demander le régiment par une personne revêtue d’un caractère officiel, ce qui eut lieu et le régiment se rendit dans la cour de M. Laffitte. Nous avions l’avantage de connaître particulièrement M. Médoc, ce qui explique la confiance avec laquelle il a parlementé avec nous. » Signé le 5 août 1830 : Gossin, capitaine de grenadiers ; Henrion, capitaine de grenadiers ; Gillant, capitaine, capitaine de grenadiers ; Fea, capitaine ; Hédal, lieutenant ; Carlet, lieutenant. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement (sous le nom de Gillaud, Jean, Antoine sur les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel). En 1831, il était chef de bataillon au 53e régiment de ligne, caserné à Phalsbourg. Colonel du 18e régiment d’infanterie de ligne, il fut nommé officier de la Légion d’honneur le 19 octobre 1843. Il mourut en mars 1861. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) IIe arrondissement ; Archives de Paris VD6 91 in dossier Médoc, Claude ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) IIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/56 (sous le nom de Gillant) ; base leonore de la Légion d’honneur, dossier LH/1133/74. Il a son dossier au ministère de la Guerre : 8 YD 3183.