Gilson, Ferdinand, Désiré, Remy

Biographie


Né le 13 janvier 1802 à Vervins (Aisne). Ancien soldat du 3e régiment de la garde. Restaurateur. Il adressa à la Commission des récompenses nationales une Note de la conduite tenue par le sieur Gilson à lépoque des 27, 28 et 29 juillet 1830, ainsi rédigée : « Le sieur Gilson, demeurant 21, rue des Trois-Frères, ayant servi dans le 3e régiment de l’ex-garde, s’offrit et fut nommé par le général Pajol à l’effet de remettre à ce régiment une invitation de déserter les drapeaux de Charles X et de prendre parti pour la bonne cause. Il se rendit donc au camp de Suresnes, où le régiment devait se trouver. Mais il avait déjà effectué sa retraite. Néanmoins le sieur Gilson s’avança jusqu’aux avant-postes et là il fut reçu par le 2e de la garde, auquel il remit la lettre du général Pajol. Ce ne fut qu’après avoir obtenu la certitude que la lettre dont il était porteur serait remise aux officiers du régiment auquel elle était destinée que ledit Gilson se retira. Le 30 août, il s’est trouvé à la prise de Saint-Cloud, où il a contribué au maintien de l’ordre. De plus, il n’a cessé et a été un des premiers à travailler aux barricades et, en un mot, il s’est montré un des plus zélés défenseurs de la liberté. » Cette note fut apostillée de la manière suivante par Constantin (sans doute Baptiste) : « Cette note est exacte. J’ai remis moi-même à M. Gilson la lettre adressée par le général Pajol aux régiments de la garde royale. Elle a été portée et remise par M. Gilson, malgré les difficultés qui existaient et les dangers qu’il y avait à courir. Il est resté plus de quinze heures dehors et nous le croyions perdu, lorsque nous l’avons vu, M. Amable de Girardin et moi, revenir avec des trophées de l’attaque de Saint-Cloud, à laquelle il a participé. M. Gilson avait antérieurement puissamment contribué à la défense des boulevards. Il s’est partout montré avec énergie et a pris un fusil chez moi dès le mercredi matin. » Le Mis de Sainte-Croix, demeurant 20, rue des Trois-Frères, certifia « une partie des faits qui sont relatés […] véritables, surtout en ce qui concerne le voyage à Saint-Cloud et la défense des boulevards. Le sieur Gilson n’a cessé pendant les glorieuses journées de donner des preuves de zèle et de courage, qui ont contribué au succès de ces journées. » Le général Pajol apostilla aussi la lettre présentée par Gislon. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il demeurait 21, rue des Trois-Frères en 1830-1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 172 n° 6 ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIe arrondissement. Il y a dans Archives de la préfecture de police AA 406 in dossier Pardonche, Joseph un Gilson demeurant à Montmartre, qui signa, le 7 novembre 1831, le certificat suivant en faveur de Pardonche, Joseph, quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Je, soussigné, certifie que le nommé Joseph Pardonche sest conduit aux grandes journées de juillet 1830 comme devait le faire un bon citoyen et un véritable ami de la liberté. Dans ces moments difficiles, son courage ne sest jamais démenti. Il sest toujours trouvé là où la patrie réclamait du courage et des bras. Le 28, je lai vu seconder avec ardeur les citoyens qui lentouraient et qui combattaient pour la défense de la liberté, en face des Quatre-Nations, au pont dArcole et sur la place de Grève. Il animait par son exemple ses généreux camarades et, combattant moi-même à ses côtés, jai plus dune fois eu loccasion de lapplaudir et de ladmirer. Je ne lai perdu de vue que dans la mêlée du 28 sur la place de Grève, mais le 29 nous étions ensemble au Louvre et aux Tuileries. Blessé à la jambe lors de laffaire de lHôtel de ville, il nen nest pas moins allé combattre encore à la caserne de Babylone doù il sest ensuite rendu aux Tuileries, où nous nous sommes rencontrés de nouveau. »

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.