Ginselo, François (ou Genselo, François)
Biographie
Né le 15 janvier 1790 à Nantes. Chaisier. Il était présent à l’affaire de la place Louis-XVI et s’arma des armes d’un blessé ou d’un fuyard. Il fut décoré de la Croix de Juillet, sur la proposition de la ville de Nantes par l’ordonnance du 31 juillet 1831. Il apostilla, avec Taupier (voir Taupier, Emile) et Poubeau (voir Poubeau, Henri) la demande de Lahaye, François (voir ce nom), quand celui-ci demanda pour récompense d’obtenir de l’avancement dans le 14e léger, où il venait de s’engager : « Les soussignés, blessés à l’affaire du 30 juillet sur la place de la Colonne (lire place Louis-XVI) attestent que M. Lahaye prit une part active à cette affaire, combattant avec eux pour la défense de notre liberté. » Il signa, le 6 août 1831, avec Sirat (voir Sirat, Pierre, François), décoré de Juillet, Hyrvoix (voir ce nom), décoré de Juillet, Catheaugrue (voir Catheaugrue aîné), Hudôme jeune (voir Hudome, Jean), Poubeau (voir Poubeau, Henri), Minié (voir Minié, Auguste) et Legorgeux le certificat suivant en faveur de Dugas, Toussaint, quand ce dernier tenta avec retard de faire valoir ses droits à la décoration de Juillet : « Nous, soussignés, habitants de la ville de Nantes, décorés de Juillet, certifions que le sieur Dugas, Toussaint, demeurant chaussée de la Magdeleine n° 6, s’est comporté avec un courage digne d’admiration à l’affaire du cours, le 30 juillet 1830 entre la troupe de ligne et les habitants. C’est pourquoi nous lui avons délivré le présent pour lui servir et valoir au besoin. » Il signa, le 2 août 1831, avec Hyrvoix, Mabon (voir ce nom), Minié, Auguste (voir ce nom), Ginselo (voir Ginselo, François) le certificat suivant en faveur de Trouillard, André, François aîné, afin de remplacer la médaille de Juillet, qu’il avait obtenue, par la croix : « Nous, soussignés, certifions que le sieur André, François Trouillard, de Château-Gontier, s’est conduit en brave aux journées de juillet 1830 ; qu’il a coopéré de tout son pouvoir à la défense de nos libertés et qu’il a droit à la décoration spéciale. En foi de quoi, nous lui avons délivré le présent certificat pour lui servir et valoir au besoin. » Il était marié et père d’un enfant en 1830. Il signa bien du nom de Ginselo le certificat suivant en faveur de Lahaye, François : Il signa, le 3 août 1831 et avec Hudôme jeune (voir Hudome, Jean), Pieau (voir Pieau, Charles, Louis), Trastour (voir ce nom), Hyrvoix (voir ce nom), Poubeau (voir Poubeau, Henri), Durand (voir Durand, Emile, ou Durand, Pierre), Minié (voir Minié, Auguste), Pichaud (voir Pichaud, Pierre), le certificat suivant en faveur de Chupin, Pierre, Henri : « Nous, soussignés, domiciliés de la ville Nantes, département de Loire-Inférieure, certifions et attestons sur notre honneur qu’il est à notre parfaite connaissance que le sieur Chupin, Pierre, Henri, ancien militaire, père de six enfants encore en bas âge, a pris les armes le 30 juillet 1830 et a combattu sur la place. Il fut chargé par sept ou huit grenadiers de la garnison qui se disposaient à faire feu sur lui lorsqu’ils en furent empêchés par un de leurs officiers qui leur cria Ne tirez pas, c’est un brave. En se retirant, il fut un de ceux qui relevèrent le sieur Rozeau qui fut tué avec plusieurs autres. De retour au Port-au-vin, il concourut à la prise du poste et au désarmement de la troupe qui l’occupait. Il fut un des premiers qui entrèrent dedans ; quelques instants après, il s’opposa avec d’autres habitants au passage de six pelotons de douane qui voulaient jonctionner avec les troupes et qui furent contraintes de rétrograder. Dans toutes ces circonstance, le sieur Chupin a déployé le plus intrépide courage et a dû allier au plus grand dévouement le sang-froid et l’humanité. Nous attestons en outre qu’il est d’une moralité exempte de tout reproche. En foi de tout ce que dessus, nous lui avons délivré le présent, que lui a mérité sa belle conduite, en témoignage de notre satisfaction et pour lui servir et valoir au besoin. » Il demeurait petite rue des Capucins à Nantes en 1830. Ordonnance du roi qui accorde la croix et la médaille de Juillet à divers citoyens de la ville de Nantes, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis (sous le nom de Genselot, François) ; Archives nationales F/1dIII/80, Loire-Inférieure, Travail de la commission d’enquête pour les récompenses nationales à décerner aux victimes des événements de juillet 1830 et à ceux qui y ont pris part et Etat des citoyens auxquels la décoration de Juillet a été décernée par l’ordonnance du 10 juillet 1831 (sous le nom de Gensels, François).