Girard, Marcel

Biographie


« Ayant été oublié par la Commission des récompenses nationales », il sollicita, le 23 juillet 1831, la Croix de Juillet. Il affirmait, dans sa lettre au roi, avoir « sacrifié tous les intérêts de commerce pour le gouvernement, en faisant cesser le pillage à l’Ecole militaire et fait rentrer une partie des effets qu’on y avait enlevés » et avoir aussi « sauvé la vie à un maréchal des logis de l’ex-garde, nommé Bassan ». Il joignait à sa demande deux certificats. Le premier certificat, délivré par les commandants supérieurs de l’Ecole, et ainsi rédigé : « Nous, commandants supérieurs de l’Ecole militaire, attestons pour rendre hommage à la vérité que M. Marcel Girard, […] a le 29 juillet à deux heures après midi, au moment du pillage, établi un poste de douze hommes à la porte de la grille de la cavalerie légère, dont les noms sont inscrits à la dixième mairie et dont il était le chef provisoire. Il a fait cesser le pillage et fait rentrer dans le corps de garde une partie des effets appartenant au gouvernement. Dans la journée du 31 juillet des hommes armés se sont présentés pendant deux fois, sans être porteurs d’ordre légal, soi-disant pour relever le poste et, par ce moyen, s’emparer de la clef de la grille, qui lui avait été confiée ainsi qu’à Antoine Debaine (orthographe incertaine) qui a fait le service conjointement avec lui. Refus formel qui leur a été fait de leur part avec sommation de se retirer, ce qu’ils ont fait. Dans la nuit du 31 au 1er août, des coups de fusil furent tirés de l’extérieur sur les hommes de service, sans cependant atteindre aucun d’eux. Le commandant supérieur, à son arrivée à l’Ecole militaire, a accordé sa confiance à ce même chef de poste, pour le maintien de l’ordre et la tranquillité. Le chef et les hommes dont il s’agit ont été relevés le 5 août présent mois par le 1er régiment des lanciers, pour prendre possession de la grille du midi. Ce même chef de poste a maintenu tous ses hommes dans le devoir et les a conduits à la dixième mairie après un service actif de douze jours sans qu’un seul homme se soit absenté de son poste. » Signé, le 9 août 1830 : baron Paillès, colonel ; Robinet, chef du bataillon provisoire ; Barbier de Sempré, adjudant de la place de l’Ecole militaire. Lamy, maire du Xe arrondissement, apostillait ainsi la demande : « M. Girard, avec un désintéressement qui l’honore, ne demande aucune indemnité. Il désire seulement être placé honorablement. » Le second certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, certifie que M. Girard, Marcel, sergent de ma compagnie Xe légion, 1er bataillon, 3e compagnie, s’est bien distingué dans les journées de Juillet. Il est père de famille, ayant quatre enfants en bas âge et mérite la bienveillance du gouvernement. Il n’est pas heureux et il a éprouvé des pertes dans le commerce, notamment par son absence dans ces journées mémorables. » Signé, le 28 septembre 1830 : Rougelot, chef de bataillon ; Gazon, capitaine commandant la 3e compagnie ; Andrianne la Chapelle, chef de bataillon en second du 1er bataillon ; Lemercier, L., colonel de la Xe légion ; Brian, adjoint. Il fut répondu à Girard que les travaux de la Commission des récompenses nationales étaient terminés et qu’en conséquence il ne pouvait pas être donné suite à sa demande. Girard demeurait 17, avenue de la Motte-Picquet en août 1830 ; 1, avenue de Tourville en 1831. Archives nationales F/1dIII/56.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.