Giraud, Athanase, Eusèbe

Biographie


Né le 25 avril 1801 à Calais (Pas-de-Calais). Bottier. Il fit, le 14 octobre 1830, au général Fabvier, président de la Commission des récompenses nationales, l’exposé suivant de la conduite qu’il avait tenue pendant les combats de Juillet : « […] Fils d’un capitaine de dragons mort au champ d’honneur, Athanase Giraud, bottier, rue Laffitte, n° 34, a montré dans toutes les occasions depuis l’apparition des Bourbons son dévouement à la cause nationale. A l’époque des troubles de juin 1820, il reçut un coup de sabre (place de la Concorde), qui lui fendit son chapeau et lui fit une blessure grave à la tête. Les ordonnances du 25 juillet 1830 le trouvèrent dans les mêmes dispositions. Le 27 dudit, à 4 heures et demie, il se rendit à la place du Palais-Royal, et, là, rallié à quelques citoyens armés de toutes pièces il prit part aux attaques du coin de la rue Valois. Dans cette lutte inégale, chargé et repoussé par les gendarmes, Athanase Giraud s’est défendu courageusement avec des pierres et des débris d’échafaudage du Palais-Royal. A 9 heures du soir, il ralliait ses concitoyens rue Saint-Denis et provoquait avec énergie à une opiniâtre résistance. De là, réuni à un noyau de soixante braves gens, il s’est rendu à la place de la Bourse, où le poste de gendarmerie fut bientôt désarmé et puis incendié. Il passa une partie de la nuit à secourir les blessés. Le 28 au matin, Giraud embrassa sa jeune épouse et se rendit en toute hâte au quartier général de la place Vendôme, fraternisant sur sa route avec les soldats du 53e, qu’il exhortait à épargner le sang des citoyens et à faire cause commune avec eux. Arrivé à la colonne, les gendarmes, fondent sur lui et poussent leur charge rue de la Paix. Giraud avait alors, pour toute arme, un petit arbre coupé sur le boulevard ; il affronte le gendarme qui le poursuit vivement, lui assène sur la main un coup qui lui fait abandonner son sabre ; mais le piquet de gendarmerie se précipita en avant ; il n’avait qu’à attendre une mort glorieuse lorsque, trouvant entrouverte la boutique du chapelier, rue de la Paix, n° 9, il s’y précipita et ainsi échappa à la fureur de cette soldatesque (le colonel Pothier fut témoin de ce fait). Depuis c’est sous l’habit de garde national que Giraud prit part aux autres affaires. Il fut le premier de ses concitoyens de la rue Laffitte qui sortit revêtu de cet uniforme et en armes. Il était 10 heures lorsqu’il traversa la place des Italiens, les rues de Richelieu, de Vivienne. Sa présence dans cette dernière excita un véritable enthousiasme et provoqua cet élan, qui fut suivi de ces cris unanimes Vive la garde nationale ! Aux armes ! A la défense de nos libertés ! Ces patriotiques acclamations étaient mêlées au lugubre tocsin des Petits-Pères. Ce fut à cette mairie qu’au milieu de nombre de ses concitoyens, il voulut partager leurs nobles travaux, mais ne trouvant ni poudre ni plomb, selon son attente, c’est alors qu’au bout de quelque temps, il se vit contraint de regagner ses foyers pour s’en approvisionner. Ce trajet ne fut pas sans danger. Ce quartier était en partie occupé par les troupes de nos oppresseurs. Néanmoins il fut assez heureux pour regagner son domicile, d’où après avoir repris quelque repos il repartit pour partager la victoire, qui se disputait dans les rues de Saint-Honoré et autres adjacentes. Il passa une partie de la nuit sous les armes et en vrai tirailleur. Le 29 au matin, il parcourut les rues Montmartre, les boulevards et la rue Richelieu. Il prit part aux combats des rues Traversière et de Rohan. De retour chez lui, au moment où un individu prévenu d’espionnage s’évadait de chez M. Laffitte, Giraud s’élança à sa poursuite à travers des barricades ; le pied lui manque, le poignet se démet et baigné dans son sang, tombe sans connaissance sur le pavé. Dans cet état, porté chez lui, les soins les plus empressés lui furent prodigués par ses concitoyens. Le 30 et 31, il garda le lit et ne reparut que pour le service de la garde nationale. Général, voilà l’exposé de ma conduite dans ces glorieuses journées, exposé qui n’est que succinct car je m’abstiens de vous énumérer d’autres faits, qui sans doute éveilleraient votre attention mais il m’a été jusqu’alors impossible d’en retrouver les témoins. Si d’autres ont été assez heureux pour servir plus utilement la patrie, Giraud a eu la satisfaction de croire qu’il en a fait assez pour que vous daigniez récompenser son sincère patriotisme en le proposant pour la décoration qui doit faire l’orgueil du vrai citoyen, c’est l’unique objet de mes désirs, l’unique récompense que j’ambitionne. » Sa lettre était accompagnée de plusieurs certificats. Le premier : « La connaissance personnelle que j’ai de la conduite de l’exposant durant les trois journées me fait un devoir de déclarer que les faits exposés par lui sont de la plus exacte vérité et qu’il a montré un patriotisme aussi courageux que désintéressé. » Signé, le 14 octobre 1830 : Reynaud, Armand, ancien rédacteur de la Bibliothèque historique. Le deuxième : « Je me joins à M. Armand Reynaud, mon ancien collaborateur à la Bibliothèque historique pour attester le courage et le patriotisme de l’exposant. » Signé, le 15 octobre 1830 : Gossuin illisible. Le troisième : « Le colonel Pothier atteste que le sieur Giraud, réclamant, a constamment montré des principes de libéralisme et d’un vrai citoyen, que les faits cités par lui dans sa demande sont constants. Je l’ai vu dans les journées des 27, 28 et 29 juillet montrer un courage digne d’un brave. Il mérite la récompense qu’il sollicite du gouvernement. Le quatrième : « Je, soussigné, docteur en médecine, certifie avoir donné des soins au sieur Giraud, le 29 juillet, par des accidents très graves qui avaient été déterminés par une chute et que le blessé, malgré les secours de l’art, a été près de trois semaines sans pouvoir se servir du bras droit. En outre, le docteur Thomas certifie aussi avoir rencontré plusieurs fois le sieur Giraud en uniforme et sous les armes. » Signé, le 14 octobre 1830 : docteur Thomas, demeurant 20, rue Laffitte. Le cinquième : « Je, soussigné, déclare que le 29 juillet dernier, le nommé Giraud ayant déjà dès la veille et l’un des premiers du quartier endossé l’uniforme de garde national ; je lui offris de faire partie d’un peloton à la tête duquel j’avais l’intention de me placer, comme ancien lieutenant de la garde nationale, que le sieur Giraud accepta avec enthousiasme la proposition et vint immédiatement se joindre à moi et à mon détachement pour se diriger sur la rue Saint-Honoré, où il partagea les dangers de cette journée. » Signé, le 15 octobre 1830 : Cherau, capitaine de la IIIe légion de la garde nationale. Le sixième : « Je, soussigné, déclare avoir vu le 28 juillet 1830 à 9 heures du matin, le sieur Giraud, en uniforme de garde national et en armes. » Signé, le 19 novembre 1830 : Kirchberger, électeur. La septième : « Je me joins à ces recommandations. » Lafayette. La huitième : « Je, soussigné, déclare que le 28 juillet de 9 heures à 10 heures du matin, M. Giraud est passé en uniforme de la garde nationale, étant le premier que nous ayons vu sous cet uniforme le 28. » Signé : Diot, demeurant 32, galerie Vivienne. Le neuvième : « J’atteste que dans la matinée du 28 j’ai vu le sieur Giraud, en tenue, se diriger sur le Palais-Royal, engageant ses concitoyens à le suivre. Il produisit un véritable enthousiasme. » Signé : Daleles, garde national à la IIe légion. Le dixième : « Je, soussigné, déclare avoir remarqué le sieur Giraud dans la journée du 29 juillet, parmi les combattants de la rue Saint-Honoré et qu’il a contribué par son dévouement à nos libertés, au succès de la cause nationale. » Signé : Mignot, garde national à la Ire légion de la garde nationale. Le onzième : « Le soussigné, capitaine commandant la compagnie de grenadiers du 5e bataillon de la IIe légion, certifie que M. Athanase Giraud faisait partie de cette compagnie au moment où la garde nationale fut dissoute et qu’aussitôt qu’elle a été réorganisée il s’est empressé de se réunir à ses anciens camarades pour faire avec eux le service auquel ils étaient appelés, qu’il a fait ce service malgré une blessure qu’il avait au poignet droit, et qu’il a continué à manifester des sentiments patriotiques qu’il n’avait pas craint de faire connaître alors que nous vivions dans un régime d’oppression. » Signé, le 23 octobre 1830 : Leclerc. Le douzième : « Je, soussigné, commandant du 3e bataillon de la IIe légion certifie que les faits énoncés ci-dessus par le capitaine Leclercq (sic) sont exacts. » Signé, le 23 octobre 1830 : Fourchez. Le treizième (sic) : « Les attestations données à M. Giraud par les personnes qui ont eu connaissance des faits avancés par lui, celle de son capitaine et du chef de bataillon, je me joints à eux pour appuyer sa demande et le recommander à la bienveillance du général Fabvier. » Signé, le 23 octobre 1830 : le chef de la IIe légion, de Girardin, L. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Ier arrondissement. Dans sa séance du 12 avril 1831, le comité des renseignements, chargé de recueillir des informations sur les différents candidats aux récompenses honorifiques et sur les contestations qu’il pouvait y avoir sur chacun des cas, laissait cette recommandation à son sujet : « L’ajournement de M. Girod n° 16 (ancien) Ier arrondissement est demandé (adopté) pour avoir passé à deux jury, dont l’un l’a jugé digne de la médaille. » L’ajournement fut levé dans la séance du 12 avril suivant. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Si la loi du 13 décembre 1830 instaura les récompenses de Juillet, une ordonnance, en date du 30 avril 1831, voulut changer les règles de la distribution et stipuler, entre autres, que la Croix de Juillet porterait gravée la légende Donné par le roi des Français, que la couleur du ruban serait bleue avec des lisérés rouges et que les citoyens décorés de la Croix de Juillet prêteraient serment de fidélité au roi des Français, et d’obéissance à la charte constitutionnelle et aux lois du royaume. Cette nouvelle ordonnance souleva des protestations chez les décorés de Juillet. Ces derniers trouvaient en effet cocasse de prêter serment à un roi qui, lui, n’avait pas combattu sur les barricades ! Et le journal la Révolution de demander : « Que parlez-vous donc de serment à des gens qui vous ont fait ce que vous êtes, et qui seraient plutôt en droit de vous demander compte de vos promesses...? » Alexandre Dumas, quant à lui, dans ses Mémoires, ajoutait la précision suivante : « Le droit acquis à la place de Grève, au Louvre et à la caserne de Babylone, est antérieur à tous autres droits : on ne peut, sans tomber dans l’absurde, supposer la décoration donnée par un roi qui n’existait point à cette époque, et pour la personne duquel, nous l’avouons hautement, nous ne nous battions point alors. » Une réunion eut lieu, à ce sujet, le 6 mai 1831, dans la salle de la Grande Chaumière, passage du Saumon, qui réunit un millier de décorés. Elle fut présidée par Garnier-Pagès (voir Garnier dit Pagès, Etienne, Joseph, Louis), avocat et qui représentait le (ancien) VIIe arrondissement. Avec au bureau : Lamoure (voir Lamoure, Auguste), représentant le (ancien) Ier arrondissement ; Arago (voir Arago, Etienne, Vincent), représentant le (ancien) IIe arrondissement ; Trélat (voir Trélat, Ulysse), représentant le (ancien) IIIe arrondissement ; Moussette (voir Moussette, Paul, Benoît), représentant le (ancien) IVe arrondissement ; Higonet (voir Higonet, Guillaume, Philippe, Joseph), représentant le (ancien) Ve arrondissement ; Bastide (voir Bastide, Jules), représentant le (ancien) VIe arrondissement ; Garnier-Pagès (voir Garnier dit Pagès, Etienne, Joseph, Louis), représentant le (ancien) VIIe arrondissement ; Villeret (voir Villeret, Antoine, Médéric ), représentant le (ancien) VIIIe arrondissement ; Gréau (voir Gréau, Anne, Louis), représentant le (ancien) IXe arrondissement ; Cavaignac (voir Cavaignac, Godefroy, Jacques, Eléonore), représentant le (ancien) Xe arrondissement ; Raspail (voir Raspail, François, Vincent), représentant le (ancien) XIe arrondissement ; Bavoux (voir Bavoux, François, Nicolas), représentant le (ancien) XIIe arrondissement ; Geibel (voir Geibel, Antoine, Benoit), représentant le (ancien) XIIIe arrondissement (arrondissement de Saint-Denis) ; Dumas (voir Dumas, Alexandre), représentant le (ancien) XIVe arrondissement (arrondissement de Sceaux). Voici comment Le Constitutionnel, du 7 mai 1831, rapporta le déroulement de cette réunion : « Les citoyens désignés pour la décoration de Juillet avaient été invités à se rendre aujourd’hui à la Grande-Chaumière, passage du Saumon, pour délibérer sur plusieurs questions relatives aux dispositions de l’ordonnance du 30 avril, qui détermine la couleur du ruban, décide que ces mots donné par le roi seront inscrits sur la décoration et prescrit un serment aux citoyens désignés. La réunion était très nombreuse. Un projet de résolution a été mis aux voix, article par article, et adopté sans discussion et sans réclamation. Voici l’acte proposé à l’approbation de l’assemblée : “Considérant que le serment en France ne peut être demandé que par une loi ; que nul article de la loi du 13 décembre 1830, qui a institué la décoration de Juillet, ne prescrit de serment ; que reconnaître au gouvernement le droit d’imposer une condition quelconque en dehors de la loi du 13 décembre 1830 ce serait lui reconnaître celui de modifier arbitrairement cette loi, et par conséquence de refuser les décorations acquises ou d’en distribuer de nouvelles sans le concours de la Commission ; que le roi, comme représentant de la nation, peut remettre aux décorés de Juillet, qui alors la recevraient de sa main, l’étoile qu’ils doivent porter mais que rien de l’autorise à la donner en son nom ; que ces mots donné par le roi, changeraient la nature de la récompense, qui cesserait d’être une récompense nationale, pour devenir une faveur royale ; que les faits à raison desquels la décoration a été instituée sont antérieurs à l’existence même du gouvernement du roi ; que le seul serment à exiger, en ce cas, serait celui de fidélité aux principes qui ont mis les armes à la main et valu la décoration nationale. Par ces motifs, les citoyens présents à la délibération s’engagent à ne pas se soumettre à la condition du serment, qu’ils considèrent comme illégale. Ils s’engagent, en outre, à porter immédiatement, après la décision prise par l’assemblée, la décoration spéciale, telle qu’elle a été fabriquée sur le modèle donné par la Commission.” La commission qui avait rédigé cette déclaration étant d’avis qu’il ne convenait pas à des citoyens, surtout à des citoyens de Juillet, d’attacher de l’importance à la couleur d’un ruban, le premier article a été adopté à la presque unanimité. Sur la question de l’inscription Donné par le roi, il a été clairement expliqué qu’il ne pouvait être dans la pensée d’aucun des patriotes de Juillet de refuser la décoration de la main du roi, et que la résolution n’était proposée que dans l’intérêt des principes et de la loi. La troisième question, celle du serment, a été résolue pour des motifs semblables. L’ordre le plus parfait a été observé dans cette délibération. Parmi cette élite des patriotes de Juillet, plusieurs portaient des marques glorieuses de leur courage. On a distingué avec intérêt un vieux citoyen (voir Decombis, Antoine) blessé une première fois, le 14 juillet 1789, devant la Bastille, et blessé de nouveau, le 28 juillet 1830, devant l’Hôtel de ville. Il avait obtenu la médaille commémorative de la victoire du 14 juillet 1789. Toute l’assemblée s’est empressée de rendre honneur à ce vétéran de la liberté. La séance levée, plusieurs des assistants se sont empressés de se séparer du ruban bleu bordé de rouge. Une quête a été faite au profit des détenus politiques. » Il fut cependant l’un des signataires (voir la liste des signataires à Fribourg, François) de la pétition suivante, qui protestait contre les différentes contestations qui repoussaient les délais de remise des décorations : « Sire, les combattants de Juillet s’attendent depuis longtemps à voir briller sur leur poitrine un signe de liberté et d’honneur. La Commission des récompenses nationales avait arrêté le modèle des décorations et même le ruban, il était rouge avec deux raies noires. Elle avait voulu sans doute, par un signe perpétuel de deuil, rappeler le souvenir de nos braves camarades qui ont succombé dans la glorieuse lutte de la liberté contre le despotisme. Cette décision a reçu son exécution, la croix et le ruban ont été fabriqués et, la Commission ayant terminé son travail, rien ne s’oppose à ce que les décorations soient distribuées dans les premiers jours de mai et que cette distribution soit l’épisode le plus glorieux de la fête de Votre Majesté. Mais, Sire, il n’en n’est pas ainsi : on croit aujourd’hui devoir ôter de la décoration les mots qui la caractérisent, la date de nos immortelles journées, changer la couleur du ruban et prolonger ainsi indéfiniment l’exécution des promesses sacrées. Les blessés et tous les combattants de Juillet sont persuadés, Sire, que vous ignorez ces misérables tracasseries et que jamais vous n’avez eu l’intention de déprécier une récompense acquise au prix de leur sang et d’empoisonner ainsi la joie qu’ils éprouvent de recevoir de votre main un signe si glorieux. Ils vous supplient, Sire, de donner des ordres pour que rien ne soit changé aux dispositions arrêtées par la Commission et déjà exécutées et de fixer le jour le plus prochain pour cette distribution. Ils sont, Sire, de Votre Majesté, les très fidèles sujets. » Il prêta son serment de décoré de Juillet, le 21 juin 1831, à la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Ce serment était ainsi libellé : « Je jure fidélité au roi des Français, obéissance à la charte constitutionnelle et aux lois du royaume. » Il reçut sa croix le 21 juin 1831, et son brevet le 16 août de la même année (il signe bien Giraud, et est inscrit sous le nom dEusèbe dit Giraud, Athanase). En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, en tant que décoré, auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il demeurait 34, rue Laffitte en 1830-1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) Ier arrondissement ; Archives de Paris VD6 92, Mairie du (ancien) Ier arrondissement, Bordereau des sommes payées aux décorés de la croix et de la médaille de Juillet, non blessés, pour l’indemnité qui leur a été accordée à l’occasion de l’anniversaire des trois jours, par décision de la Commission des récompenses nationales en date du 23 juillet 1831 (sous le nom de Eusèbe dit Giraud, Athanase) ; Archives de Paris VI1 1, (ancien) Ier arrondissement, décorés de Juillet, états pour la distribution de gratifications et secours à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet ; Archives de Paris VK3 24, département de la Seine, (ancien) Ier arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la Croix de Juillet ; Archives de Paris VK3 25 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) Ier arrondissement ; Archives de Paris VK3 27 Mairie du (ancien) Ier arrondissement, décorations de Juillet, registre et certificat de prestation de serment (une fois sous le nom dEusèbe dit Giraud, Athanase, mais il signe Giraud) ; Archives de Paris VK3 29, séance du 12 avril 1831, séance du 12 avril 1831 ; Archives de Paris VK3 45 ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Ier arrondissement (sous le nom de Eusèbe dit Giraud, Athanase) ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) 1er arrondissement ; Le Constitutionnel, 7 mai 1831 ; Mes Mémoires, Alexandre Dumas, huitième série, nouvelle édition, Paris chez Lévy frères, 1869, pp. 162-166 ; Archives nationales F/9/1154 Protestations.

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