Giron
Biographie
Graveur. On trouve la note suivante le concernant : « La commission municipale provisoire du (ancien) XIe arrondissement, installée dès le 29 juillet à la mairie de cet arrondissement, s’était fait apporter les sceaux et le timbre employés pour les actes de l’autorité et avait commencé à s’en servir pour toutes les dépêches et tous les ordres qui émanaient de son pouvoir lorsque, dans la nuit du 30 juillet, une ordonnance envoyée par elle en mission, manqua d’être massacrée par quelques gens armés auxquels les fleurs de lys que portait son ordre avaient paru une raison suffisante de suspicion. Cette circonstance avait fait abandonner le cachet et le timbre de la mairie, lorsque, le dimanche 1er août, le lendemain du jour où la commission provisoire avait cessé ses fonctions pour les remettre entre les mains des autorités nommées par le gouvernement, M. Fain, adjoint au maire de cet arrondissement, les fit réclamer à son tour pour sceller les actes émanés de la municipalité. M. Edme Héreau, qui, après avoir été adjoint à la commission municipale provisoire, était resté auprès des nouvelles autorités, ayant rapporté à M. Fain, la circonstance qui avait fait abandonner l’emploi des deux cachets de la mairie, il fut décidé qu’on les ferait porter chez un graveur pour faire enlever provisoirement les fleurs de lys qui occupaient le champ de ces cachets et ne conserver que l’exergue. M. Héreau s’étant chargé de faire faire cette opération promptement et sous ses yeux, courut au quai des Orfèvres, et, là, s’adressant au premier graveur dont il trouva la porte ouverte (M. Giron, n° 66), il lui exposa l’objet de sa visite. Le sieur Giron était à déjeuner dans son arrière-boutique [fermée] depuis les événements de Juillet. Il s’empressa d’acquiescer à la réquisition qui lui était faite, prit un cachet, remit l’autre à sa femme et, bientôt, la besogne fut terminée. M. Héreau, après lui avoir demandé s’il désirait que son nom fût connu ou non, et en avoir reçu la réponse qu’il attendait, voulait offrir au sieur Giron une indemnité pour son travail ; mais celui-ci la refusa, en disant qu’il se trouvait trop heureux d’avoir employé au service de la chose publique les premiers moments accordés à sa profession depuis le jour où il s’était armé pour la défense commune. » Il apostilla la réclamation de Nicolle, qui, non compris sur les listes des décorés parues au Moniteur, réclamait, en date du 11 septembre 1831 dans une lettre adressée au roi, la Croix de Juillet. Giron demeurait 66, quai des Orfèvres en 1830. Archives de Paris, VD6 631 n° 1, mairie du (ancien) XIe arrondissement, pièces à l’appui des faits notables ; Archives nationales F/1dIII/69 in dossier Nicolle.