Giroux, Jean-Baptiste

Biographie


Il fut blessé d’une balle au poignet. Il reçut un secours de vingt-cinq francs en août et un autre de la même somme en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il reçut un secours de vingt francs, le 6 août 1830, un secours de dix francs, le 9 août 1830, un secours de quinze francs, le 12 août 1830, un secours de dix francs, le 20 août 1830, un secours de vingt francs, le 31 août 1830 (indiqué comme étant le troisième secours) à la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Il demeurait 17, rue du Faubourg-Saint-Denis en 1830. Premier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 27 ; Archives de Paris VD3 1-2, état des sommes payées par MM. les commissaires ci-après désignés aux combattants et blessés de juillet 1830 du (ancien) IIIe arrondissement.

Giroux, femme Cabouret, Marie, Catherine, Joséphine.

Née vers 1791 à Antony (Seine). Elle était à moissonner un champ, le 3 août (ou le 30 juillet in F/9/1155), dans la commune d’Antony, à cent pas environ de la route de Versailles à Choisy quand elle fut choisie pour cible par des gardes royaux qui passaient sur la route pour se diriger vers Fontainebleau. Elle fut blessée à l’épaule gauche et devait mourir le 18 décembre suivant, après cinq mois de souffrance. Le 10 janvier 1831, Dupin, maire de la commune d’Antony, délivrait le certificat suivant : « Nous, soussigné, maire de la commune d’Antony, département de la Seine, arrondissement de Sceaux, certifions que Marie, Catherine, Joséphine Giroux, âgée de trente-neuf ans dix mois, est décédée le 19 décembre 1830 (sic mais par erreur), par suite d’une blessure qu’elle a reçue le 3 août dernier par les gardes royaux qui passaient sur la route de Versailles à Choisy et se dirigeant sur Fontainebleau. Cette malheureuse a été victime de la fureur de ces misérables, qui sans cause ni motif ont tiré sur elle avec leurs fusils chargés à balles tandis qu’elle était à moissonner dans une pièce de grains éloignée d’environ cent pas de la grande route précitée. Une balle est venue lui traverser l’épaule, malgré tous les soins elle a succombé à ce fâcheux accident. Elle laisse quatre enfants en bas âge […]. Son mari, Louis, François Cabouret, journalier, âgé de trente-trois ans, n’ayant d’autres ressources que ses bras, ne peut suffire aux besoins qu’exige cette nombreuse famille. C’est pour quoi nous demandons à ce que ces enfants soient admis aux secours patriotiques, comme ayant perdu leur mère par suite des événements de Juillet. Les secours qui ont été donnés jusqu’alors à la femme Cabouret depuis son événement sont insuffisants pour les dépenses qu’ont occasionné cinq mois de maladie. Il serait donc nécessaire d’allouer une somme de cinquante francs pour finir de payer ces dépenses. J’observe aussi que M. Thomas, officier de santé à la commune d’Anthony, a donné à cette femme des soins très assidus et les plus empressés avec un désintéressement vraiment digne d’éloge. Il serait donc raisonnable et de toute justice d’accorder à M. Thomas pour peine et soins une indemnité préalable. » Elle avait reçu un total de cent francs de secours auprès de la sous-préfecture de Sceaux. L’examen des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de l’arrondissement de Sceaux et aussi par celle du (ancien) XIIe arrondissement puisque sa mère y fut pensionnée. Elle laissait un mari Cabouret, Louis, François, né vers 1797 à Croissy-Beaubourg (Seine-et-Marne) (lui-même fils de Cabouret, Henry, qui devait décéder le 2 avril 1806 à Antony, et de Belot, Anne, Madeleine son épouse, qui devait décéder le 21 août 1820 à Paris [ancien] IXe arrondissement), journalier, qu’elle avait épousé le 18 septembre 1820 à Antony. Cabouret reçut la médaille de Juillet auprès de la sous-préfecture de Sceaux. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la sous-préfecture de Sceaux, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Elle laissait quatre enfants, qui furent pensionnés, tous nés à Antony : Julie, Caroline, Joséphine, née le 19 mars 1821, Françoise, Julienne, Mélanie, née le 24 juin 1822, Marie, Sophie, Clémence née le 8 novembre 1823 (mais le 18 novembre 1823 in Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusquau 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 23), Louis, Hippolyte, Eugène, né le 10 mai 1825 (par erreur le 10 mai 1824 deux fois in Archives de Paris VK3 38, état nominatif des orphelins de Juillet inscrits sur les listes de larrondissement de Sceaux au 1er juillet 1840 ; mais bien le 10 mai 1825 in Archives nationales F/15/2553 et in Archives nationales F/1dIII/38 B). Elle laissait aussi une mère, Liger, Marie, Catherine, née le 14 juillet 1759 à Antony (Hauts-de-Seine), veuve de Giroux, Nicolas, Pierre (décédé le 23 janvier 1823 à Antony, ville où il était né), qui fut pensionnée de trois cents francs et reçut de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Les parents s’étaient mariés le 16 février 1784 à Antony. Dans l’acte de mariage, l’époux, Giroux, Nicolas, Pierre, était désigné comme fils de Giroux, Jean-Pierre, vigneron, et de Jacob, Marie-Geneviève ; Liger, Marie, Catherine était désignée comme la fille de Liger, Jacques, tonnelier, et de Rioux, Marie, Nicole. Le conseil de famille des orphelins était composé du père, Cabouret, Louis, François, et de Laurain, Jean-Pierre, Vincent, jardinier, subrogé-tuteur, demeurant à Antony en 1831. En 1832, le jeune Louis, Hippolyte atteignait sa septième année, commençait à lire et était déclaré « fort doux » dans son bulletin individuel de surveillance des orphelins et orphelines de Juillet ; la même année, l’annotation était portée sur son dossier, qu’il était d’une santé très délicate, étant contrefait, et qu’il « ne pourra dans aucun cas choisir qu’un état qui ne nécessite pas une grande force physique ». En 1832, Julie, Caroline, Joséphine, était confié à une rentière, Mme Coustou, demeurant à Anthony, et se destinait à l’état de couturière ou au commerce de lingerie. En 1832, Françoise, Julienne, Mélanie et sa sœur, Marie, Sophie, Clémence, étaient toutes deux destinées à l’état de couturière. En 1834, le veuf, « décoré de Juillet » (cest sans doute Cabouret ?) sollicitait toujours une pension, comme veuf, et offrait de fournir des preuves de sa « conduite à Paris, dans les immortelles journées ». Il ajoutait : « L’an dernier, la Commission m’avait fait espérer que je serai porté pour être marié (lire porté pour que le mariage soit doté, N.D.A.] dans les journées anniversaires et je n’ai pas été choisi. J’ai toujours marché quand il a fallu venir à Paris soutenir le trône de Juillet. Aujourd’hui, voyant que rien ne m’advient, étant remarié et père de famille, sans fortune », je supplie Votre Majesté de m’accorder une pension ou une indemnité comme si j’étais porté pour les mariages qui auront lieu l’anniversaire prochain ». Le préfet de la Seine donna alors sur le compte du veuf les renseignements suivants : « Il est vrai que la première femme du sieur Cabouret a été tuée au moment où elle travaillait dans les champs, le 29 juillet 1830, d’un coup de pistolet ou de carabine, tiré au hasard par un cavalier de la garde royale. Les enfants du sieur Cabouret ont eu part à toutes les récompenses nationales, à tous les secours que la loi accorde aux orphelins de Juillet. Leur père, d’une santé vigoureuse et dans la force de l’âge, s’abandonne, depuis quatre ans, à la plus honteuse oisiveté et vit à l’aide des sommes qu’il perçoit annuellement pour le compte de ses enfants. Il est remarié depuis trois ans. » En 1838 et 1839, Louis, Hippolyte, Eugène était confié à son père et était élève externe dans un pensionnat d’Anthony ; les trois filles, aussi confiées à leur père, suivaient un apprentissage de couturière, chez les sœurs à Anthony. Cabouret père demeurait à Antony en 1830 ; sa mère, 20, rue Neuve-Saint-Etienne en 1830 ; Cabouret demeurait à Antony en 1831 ; Louis, Hippolyte, Eugène, toujours à Antony en 1843. Liste n° 5, des orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Liste n° 6, des ascendants de victimes de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Ascendants de citoyens qui ont succombé pendant ou à la suite des trois journées et qui ont obtenu une pension, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusquau 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 23 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusquau 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 90 ; Archives de Paris DM13 1, sous-préfecture de Sceaux, état des sommes payées aux citoyens décorés de la croix ou de la médaille de Juillet, en vertu de la décision du 23 juillet 1831 (sous le nom de Cabouret dAnthony) ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des orphelins, liste nominative des veuves, liste nominative des ascendants auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du XIIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 111 ; Archives de Paris VD 4 13 pièce 3671, Etat, par arrondissement et par âge, des orphelins et orphelines de Juillet, Etat général des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins et orphelines de Juillet (on trouve le même document dans Archives de Paris VK3 23) ; Ministère du Commerce et des Travaux publics, Rapport au roi sur lexécution de la loi du 13 décembre 1830, relative aux récompenses nationales, et de lordonnance du roi du 25 août 1831, concernant les orphelins et orphelines de Juillet à la charge de lEtat, (qu’on peut trouver par exemple dans Archives de Paris VD6 92), p. 42-43 ; Archives de Paris VK3 38, état nominatif des orphelins de Juillet inscrits sur les listes de l’arrondissement de Sceaux au 1er juillet 1840, idem état nominatif des orphelins de Juillet inscrits sur les listes de l’arrondissement de Sceaux au 1er juillet 1841 ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIe arrondissement, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830, état des sommes payées aux orphelins pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Sceaux, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 et Commission des récompenses nationales, (ancien) XIVe arrondissement, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Sceaux ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIVe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Sceaux ; Archives nationales F/1dIII/38 B, orphelines du (ancien) XIVe arrondissement (arrondissement de Sceaux), orphelins du (ancien) XIVe arrondissement (arrondissement de Sceaux) et Commission des récompenses nationales, Ascendants des citoyens tués dans les journées de Juillet (35 ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, arrondissement de Sceaux ; Archives nationales F/1dIII/40 (Etat nominatif des orphelins et orphelines de Juillet, qui, pendant le deuxième trimestre de 1832, ont atteint leur huitième année et dont les pensions doivent être dès lors réinscrites au Trésor au taux de sept cents francs, en conformité de l’article 1er de l’ordonnance du 25 août 1830 ; Etat nominatif des orphelins de Juillet qui, ayant atteint leur septième année et cessé d’avoir droit au secours annuel de 250 francs liquidé en leur faveur, ont été rayés des registres du Trésor comme étant dans le cas d’obtenir jusqu’à l’âge de dix-huit ans, un autre secours de 700 francs en vertu de l’article 1er de l’ordonnance du 25 août 1830 ; année 1833, arrondissement de Sceaux, orphelins et orphelines de Juillet, tableau n° 1 indiquant leur âge, la profession à laquelle ils se destinent, l’établissement public ou privé dans lequel ils sont placés ; année 1838 arrondissement de Sceaux ; année 1839 arrondissement de Sceaux) ; Archives nationales F/1dIII/48 ; Archives nationales F/1dIII/56 ; Archives nationales F/1dIII/82, Comité des pensions, liste de présence, liste des orphelins et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) XIIe arrondissement, ascendants, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) XIVe arrondissement, arrondissement de Sceaux, veuves et orphelins (les rechercher dans Crapelet) ; Archives nationales F/9/1155 ; Archives nationales F/15/2553 orphelins de Juillet, arrondissement de Sceaux ; Archives nationales F/15/2554 orphelins de Juillet, correspondance, dossiers collectifs ; Archives nationales F/15/2555, correspondance avec le deuxième bureau, années 1832-1833 ; Archives nationales F/15/2557-2559, état officiel des orphelins (ancien) XIVe arrondissement, sous-préfecture de Sceaux et aussi même référence, un cahier intitulé Noms des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins pensionnés.

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