Gliamas, Raphaël, Léopold
Biographie
Né le 7 septembre 1803 à Naples (Italie), fils de Gliamas, Ambrogio, chirurgien, et de Ferlotti, Rachela. Réfugié en France depuis janvier 1830, étudiant en médecine (mais docteur en chirurgie en 1831 sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39). On peut lire dans le manuscrit de Victor Crochon le récit suivant de sa participation aux combats de Juillet : « Un jeune Napolitain, M. Raphael Gliamas, forcé de quitter sa patrie et de fuir les persécutions d’une police ombrageuse, était venu étudier la médecine en France. Il saisit avec empressement l’occasion de payer sa dette au pays où il avait trouvé un asile, et en combattant sur le quai de la Cité, il reçut une balle qui lui traversa le bras droit. » Il fut blessé d’un coup de feu reçu au bras et à l’avant-bras gauche, pendant les combats de la place de Grève, le 28 juillet. Il reçut les premiers soins de la part du docteur Debooz, Stanislas. Dans l’ouvrage qu’il écrivit, le docteur Ménière rapportait à son sujet : « Un jeune martyr de la liberté, M. Raphael Gliamas, forcé de quitter Naples, sa patrie, vint en France étudier la médecine et fuir les persécutions d’une police ombrageuse. Il saisit avec empressement l’occasion de payer sa dette au pays qui lui donnait asile et, en combattant sur le quai de la Cité, il reçut une balle qui lui traversa le bras droit un peu au-dessus du coude. L’articulation fut heureusement ménagée, et la guérison est maintenant complète. » Il reçut un secours de soixante francs, le 25 octobre 1830, un secours de soixante francs, le 17 décembre 1830, un secours de cent francs, le 23 mars 1831, un secours de soixante francs, le 18 mai 1831, un secours de quarante francs, le 18 juin 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 18 juillet 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 18 août 1831, (et sans doute) un secours de vingt-cinq francs, le 18 septembre 1831, auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement (peut-être songea-t-il un moment à retourner dans sa patrie). Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIe arrondissement. Pour établir la date de sa naissance, comparurent devant Me Patissier, notaire à Mâcon : Lombardi, Thomas, né à Maddaloni près de Naples, réfugié en France depuis 1824, demeurant 33, quai du Nord à Mâcon ; Goffredo, Pierre, Antoine, né à Naples, réfugié en France depuis juillet 1831, demeurant grande-rue à Saint-Laurent près de Mâcon ; Brunetti, Camille, né à Chieti, royaume de Naples, réfugié en France depuis septembre 1830, demeurant 48, rue du Faubourg-de-la-Barre à Mâcon. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. La nature de ses blessures était ainsi décrite par le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales : « Blessure par arme à feu à l’avant-bras et au bras gauche, de la partie supérieure et interne de l’avant-bras à la partie inférieure et interne du bras en passant entre l’olécrane et la tubérosité interne de l’humérus qui ont été légèrement atteints, blessure guérie mais avec gêne dans les mouvements de l’avant-bras. Est dans le cas des blessures qui ont entraîné une incapacité durable mais incomplète d’un membre et doit être rangé dans la 3e classe des blessés. » Admis dans la 3e classe des blessés, pensionné de trois cents francs, non compris dans les listes de décorés de la croix, il sollicita la croix auprès du roi (mais sans doute sa qualité d’étranger lui interdisait-elle d’être décoré). Il reçut une rente perpétuelle de soixante-quinze francs de la part de la Commission de la souscription nationale. Le 14 juillet 1831, la mairie lui fournit, à titre de blessé décoré, un habillement (soit une redingote de drap bleu, un gilet de casimir noir, un pantalon avec ses guêtres de coutil russe, et un pantalon avec ses guêtres de coutil blanc). Il signa, le 4 août 1830, le certificat suivant en faveur de Debooz, Stanislas, Jean-Baptiste : « Nous, soussignés, citoyens de Paris, certifions que M. de Booz (sic), docteur en médecine, demeurant rue Dauphine n° 44, a concouru dans la journée du 29 juillet 1830 à l’attaque et prise du Louvre, et qu’outre le service d’avoir pansé des blessés, il a continué son service pour se battre, conduite qui mérite le certificat que nous lui délivrons pour valoir et servir au besoin. » En 1831, il était docteur en chirurgie. Il demeurait 144, rue Saint-Jacques (114, rue Saint-Jacques in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, in Archives de Paris VD6 633 n° 1 trois fois et sûrement in Archives de Paris, VD6 631 n° 1, une fois en mars 1831 13, rue Saint-Jacques, une fois en mai 14, rue Saint-Jacques, 114, rue Saint-Jacques en juin 1831, 9, rue aux Ours chez M. Freppa en juillet 1831, 52, rue Saint-Jacques chez M. Freppa en août 1831 in Archives de Paris, VD6 631 n° 1, rue de l’Ecole-de-Médecine in Archives de Paris VD6 3, mais c’est sans doute l’adresse de l’Ecole de médecine, 114, rue Saint-Jacques in Archives de Paris VD6 639 n° 5, mairie du (ancien) XIe arrondissement, blessés pensionnaires, compte établi du 8 octobre 1830 au 1er août 1831 et aussi in Archives nationales F/1dIII/37 ; rue de l’Ecole-de-Médecine sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39 ; 114, rue Saint-Jacques in Archives de Paris VD6 639 n° 5, mairie du (ancien) XIe arrondissement, cahier Indemnité des cinquante francs, 1831) puis 23, rue Municipale à Mâcon en 1831 (21, rue Saint-Pierre à Mâcon en 1830 à l’ouverture de son dossier in Archives de Paris VK3 48 couverture du dossier Moreau, Louis, Jérôme) ; 3, rue Jeannisson ancienne rue des Boucheries-Saint-Honoré à une date indéterminée, sur le registre d’émargement de remise de certificats de vie aux blessés de Juillet, qu’il signe in Archives de Paris VK3 19 ; sa mère, à Naples en 1831. Bibliothèque historique de la Ville de Paris, manuscrits, 8-ms-1025, ouvrage de Victor Crochon, f° 342 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 64 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la IIIe classe auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du XIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 110 ; Histoire de ce qui s’est passé dans cet hôpital pendant et après les trois grandes journées, suivie des détails sur le nombre, la gravité des blessures et les circonstances qui les ont rendues fatales, Prosper Ménière, docteur en médecine de la faculté de Paris, ancien chirurgien interne des hôpitaux et hospices civils de la même ville, Heideloff et Canel, Paris, 1830, p. 177-178 ; Archives de Paris VD3 1-2, (ancien) VIIIe arrondissement, liste des citoyens blessés décorés à habiller ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, état nominatif des blessés du (ancien) XIe arrondissement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives de Paris VD6 633 n° 1, liste des citoyens décorés de la médaille, XIe arrondissement ; Archives de Paris, VD6 631 n° 1 (sous le nom de Glimas) ; Archives de Paris, VD6 631 n° 1, mairie du (ancien) XIe arrondissement, récompenses nationales, secours aux blessés de Juillet domiciliés dans ledit arrondissement ; Archives de Paris VD6 3, liste des médaillés de Juillet du (ancien) XIe arrondissement ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, mairie du (ancien) XIe arrondissement, blessés pensionnaires, compte établi du 8 octobre 1830 au 1er août 1831, idem Commission de la souscription nationale, titres provisoires des parties prenantes, reçus en échange des titres définitifs délivrés par la mairie, blessés, rentes perpétuelles, idem bulletin des médailles, idem cahier Indemnité des cinquante francs, 1831 ; Archives de Paris VK3 11 ; Archives de Paris VK3 19, Commission de la souscription nationale, mairie du (ancien) XIe arrondissement de Paris, état nominatif des blessés de 3e classe dont les bulletins individuels ont été remis au bureau de la Souscription nationale à la préfecture de la Seine, idem Récompenses nationales, registre d’émargement de remise de certificats de vie aux blessés de Juillet ; Archives de Paris VK3 32, liste des médaillés de Juillet du (ancien) XIe arrondissement ; Archives de Paris VK3 45 ; Archives de Paris VK3 48 couverture du dossier Moreau, Louis, Jérôme ; Archives nationales F/1dIII/33, état nominatif des blessés pensionnés présumés non naturalisés français ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des citoyens blessés dans les journées de Juillet et admis à la pension (cahier de treize citoyens et une rectification) ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) XIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/52 in dossier Debooz, Stanislas, Jean-Baptiste ; Archives nationales F/1dIII/56 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) XIe arrondissement, blessés de 3e classe.