Gobillot, Etienne
Biographie
Né vers 1796 à Grenois (Nièvre). Serrurier. Il fut tué le 28 juillet vers 13 heures rue Saint-Martin, alors qu’il sortait de chez lui pour se joindre aux combattants. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Le 6 août 1830, devant le juge de paix du (ancien) VIe arrondissement, comparurent : Noël, Jean, facteur de pianos, demeurant 380, rue Saint-Denis ; Massieux, Claude, Michel, marchand épicier, demeurant 271, rue Saint-Martin ; Blerie, Louis, Germain, marchand boulanger, demeurant 273, rue Saint-Martin ; Lavaud, André, maçon, demeurant 33, rue du Ponceau. Ils attestèrent avoir parfaitement connu Gobillot, Etienne et savoir « qu’il s’est marié le 26 juin 1826 à la mairie du (ancien) VIe arrondissement de Paris » mariage dont était issue une fille : Adélaïde, Anastasie, née le 25 avril 1827 et dont l’acte de naissance était inscrit à la mairie du (ancien) VIe arrondissement de Paris. Ils attestèrent aussi savoir que Gobillot, Etienne « sortant de chez lui le 28 juillet dernier à 1 heure de relevée, pour se joindre à ses concitoyens, a été frappé d’une balle et a été tué par cette blessure ; que son corps a été enlevé par le peuple et porté à la mairie du (ancien) VIe arrondissement, où les déclarants l’ont vu dans l’après-midi ; que depuis il est disparu ; qu’ils ignorent ce qu’il est devenu et qu’ils présument qu’il a été inhumé avec ceux des autres victimes des journées des 27, 28 et 29 juillet, sans qu’il ait été dressé d’acte de l’état civil constatant le décès dudit sieur Gobillot ». Il laissait une veuve, Saint-Just, Marie, Françoise, Adélaïde, née le 9 brumaire an X à Nogent-les-Vierges (Oise) (elle-même fille de Saint-Just, Louis, Edrot illisible, cultivateur, et de Dubert, Marie, Françoise, Adélaïde) lingère, qu’il avait épousée le 26 juin 1826 à Paris, enceinte, qui reçut un secours de cent francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel, un secours de cent francs, le 16 août, un secours de cinquante francs, le 22 septembre, un secours de soixante francs, le 30 mai 1831, un secours de soixante-cinq francs, le 2 juillet 1831, un secours de soixante-cinq francs, le 30 juillet 1831, un secours de soixante-cinq francs, le 2 septembre 1831, un secours de quarante-cinq francs pour elle et un autre de vingt francs pour sa fille Adélaïde, Anastasie, le 3 octobre 1831, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Elle fut pensionnée et reçut de la part de la Commission de la souscription nationale une rente perpétuelle de soixante-quinze francs. Il laissait aussi une fille, Adélaïde, Anastasie, née le 25 avril 1827 (mais le 26 avril 1827 in Archives nationales F/1dIII/35 B) à Paris, qui fut pensionnée. Le conseil de famille des orphelins était composé de la mère et de Mathiot, Claude, Germain, libraire, subrogé-tuteur, demeurant 22, rue de l’Hirondelle en 1831. Adélaïde, Anastasie fut placée dans la maison d’éducation rue Saint-Antoine dans le passage Saint-Pierre, par décision du 29 avril 1834 et reçut trois cents francs pour ses frais de trousseau en 1836 ; en 1835-1836, elle était élève dans la pension de Lemaire. Saint-Just, Marie, Françoise, Adélaïde épousa plus tard Frion. Quid de enceinte ? Gobillot, Etienne demeurait 271, rue Saint-Martin, passage du Cheval-Rouge ; sa veuve, 24, rue du Ponceau en 1831 (mais une fois 71, rue du Ponceau une autre fois 271, rue Saint-Martin in Archives nationales F/1dIII/38 B ; 271, rue Saint-Martin in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, Liste des veuves par suite des journées de juillet 1830 et in Archives de Paris VD6 360 n° 5, III, Enregistrement des bons délivrés etc. ; bien 24, rue du Ponceau in Archives de Paris VD6 360 n° 5, V-VI etc.) ; à Fitzjames (Oise) vers 1834. Le nom de Gobillot (E. Gobillot) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste n° 4, des veuves de victimes de Juillet, pensionnées annuellement de cinq cents francs, Liste n° 5, des orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Veuves de victimes de Juillet, qui ont obtenu une pension annuelle et viagère de cinq cents francs, Orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves, liste nominative des orphelins auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du VIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 101 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 64 pour la fille ; Archives de Paris VD 4 13 pièce 3671, Etat, par arrondissement et par âge, des orphelins et orphelines de Juillet (sous le nom de Gabillot, Adélaïde, Anastasie), Etat général des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins et orphelines de Juillet (on trouve le même document dans Archives de Paris VK3 23) ; Archives de Paris AP VD6 356 n° 5, (ancien) VIe arrondissement, Commission des récompenses nationales, compte général des recettes et dépenses depuis le 7 octobre 1830 jusqu’au 31 octobre 1831 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, II, Relevé nominatif des personnes décédées pendant les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 par suite de coups de feu, idem Liste des veuves par suite des journées de juillet 1830, idem Etat nominatif des enfants au-dessous de sept ans des citoyens tués en juillet 1830, idem même référence III, Enregistrement des bons délivrés par MM. les membres de la Commission des blessés, contenant autorisation de délivrer des secours aux veuves, orphelins et blessés, sur le fonds de dix mille francs reçu à cet effet de la préfecture par M. Caius, maire du (ancien) VIe arrondissement et sur les souscriptions déposées entre les mains de M. Grondard, trésorier, idem même référence V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Compte général des dépenses de la Commission des récompenses nationales du 7 octobre 1830 au 31 octobre 1831 (veuve, orphelins au-dessous de sept ans), idem même référence VII Répartition des fonds de la souscription nationale, inscription des veuves ; Archives nationales F/1dIII/33 Commission des récompenses nationales, deuxième état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet avec indication du champ de bataille où ils ont été frappés (201 citoyens) (ancien VIe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux veuves pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831, par la mairie du (ancien) VIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830, et état des sommes payées aux orphelins pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1831 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, orphelines du (ancien) VIe arrondissement et Commission des récompenses nationales, état des veuves des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet (dossier de cinq états et 260 veuves) ; Archives nationales F/1dIII/40 (année 1838 VIe arrondissement ; année 1839 VIe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/57 ; Archives nationales F/1dIII/73 in dossier Proche ; Archives nationales F/1dIII/82, Comité des pensions, liste de présence, liste des orphelins aussi état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIe arrondissement, veuves et orphelins : Archives nationales F/15/2557-2559, état officiel des orphelins (ancien VIe arrondissement) et aussi même référence, un cahier intitulé Noms des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins pensionnés ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 82, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.