Godard, Jean-Baptiste
Biographie
Né le 19 juin 1784 à Saint-Oin-Thieudonné ou à Terdonne ou à Tandonne (Oise), fils de Godard, Jean-Baptiste, laboureur, et de Demel, Marguerite, son épouse. Ancien militaire. Cordonnier à Beauvais (Oise) d’au moins 1810 à 1820, garçon de peine en 1831 mais commis marchand sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/35 B. Deux fois blessé, il reçut un secours de soixante-dix francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ve arrondissement (mais son dossier est ouvert dans la mairie du (ancien) IVe arrondissement in Archives nationale F/1dIII/57). Il reçut, après la révolution, un total de cent soixante francs de secours auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 19 mai 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme à feu et par balle morte à la partie supérieure et moyenne du pied gauche, blessure guérie sans infirmité. En conséquence nous estimons que le susnommé a été atteint d’une blessure qui n’a entraîné d’empêchement que pendant la durée du traitement et qu’il doit être rangé dans la première classe des blessés. » Atteint d’une blessure qui n’entraîna d’empêchement que pendant la durée du traitement il fut rangé dans la première classe des blessés et reçut, à ce titre, une indemnité définitive. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il signa, le 9 août 1830, le certificat suivant en faveur de Busquet, Jean-François : « Nous, soussignés, certifions comme véritables que le sieur Busquet, Jean-François s’est comporté sous nos yeux d’une manière digne des plus grands éloges, que partout où le danger fut le plus pressant il s’y transporta avec nous, notamment cour Batave, rue Saint-Honoré et la place de Grève ; et que son zèle, son dévouement, son sang-froid, sa bravoure et son patriotisme dans les journées des 27, 28 et 29 juillet dernier ainsi que sa présence à Rambouillet et son désespoir de ne pouvoir se signaler de nouveau pour le triomphe des idées libérales et l’extinction du despotisme et la cause nationale ne peuvent que mériter en sa faveur auprès de tous fonctionnaires, magistrats et dévoués citoyens. » Il signa, le 2 mars 1831, le certificat suivant en faveur de Grange, André quand celui-ci tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, soussignés, certifions que le nommé André Grange, ancien maréchal des logis 21e chasseurs ancienne armée, s’est comporté sous nos yeux d’une manière digne des plus grands éloges, que partout où le danger fut le plus pressant il s’y transporta avec nous, notamment cour Batave, rue Saint-Honoré et à la place de Grève et que son zèle, son dévouement, son sang-froid, sa bravoure et son patriotisme pendant les journées des 27, 28 juillet où il fut blessé le 28 place de la Grève d’une balle à la jambe gauche (sic). » Il signa, le 7 août 1830, le certificat suivant en faveur Lalligand, François, Alexandre : « Nous, soussignés, certifions véritable que le sieur Lalligand, François, Alexandre, ancien militaire au 12e régiment des dragons, licencié de l’ex-armée de la Loire, s’est comporté sous nos yeux d’une manière digne des plus grands éloges, que partout où le danger fut le plus puissant, il s’y transporta avec nous, notamment cour Batave, rue Saint-Honoré et à la place de Grève et que son zèle, son dévouement, son sang-froid, sa bravoure et son patriotisme dans les journées des 27, 28 et 29 juillet dernier pour le triomphe des idées libérales, l’expulsion du despotisme et la cause nationale ne peuvent que militer en sa faveur auprès de tous fonctionnaires, magistrats et dévoués citoyens. » Il avait épousé Briquet, Marie, Adélaïde le 14 novembre 1807 à Notre-Dame-Dutheil (Oise) ; sur l’acte de mariage, Godard, Jean-Baptiste, Gervais (sic) est indiqué comme cordonnier, fils de Godard, Jean-Baptiste et de Denelle, Marie, Marguerite ; Briquet, Marie, Adélaïde est indiquée est indiquée comme couturière, fille de feu Briquet, Antoine, aubergiste, et de Boullon, Elisabeth, son épouse. Il avait deux enfants, toutes deux nées à Beauvais : Rosalie, Appolline, née le 25 janvier 1810 (indiquée comme née de Godard, Jean-Baptiste, Gervais [sic] et de Briquet, Adélaïde), et Eugénie, Marie, Adélaïde, née le 9 avril 1820 (indiqué comme né de Godard, Jean-Baptiste [sic] et de Briquet, Marie, Adélaïde [sic]). Il demeurait à Saint-Oin-Thieudonné en 1807 ; à Notre-Dame-Dutheil en 1810 ; rue de la Poste à Beauvais en 1820 ; 19, rue Montdétour en 1830-1831 ; 20, rue de la Grande-Friperie en 1831. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du Ve arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 73 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 334, liste des médaillés de Juillet du (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (197) citoyens dont les blessures ont entraîné un empêchement de travail que pendant la durée du traitement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/41 ; Archives nationales F/1dIII/57 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) Ve arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives de la préfecture de police AA 375 in dossier Busquet, Jean-François ; Archives de la préfecture de police AA 390 in dossier Grange, André ; Archives de la préfecture de police AA 396 in dossier Lalligand, François, Alexandre.