Godard, Théodore
Biographie
Né vers 1804 à Beauvais (Oise). Coiffeur. Il s’illustra à la Grève et dans le faubourg Saint-Antoine. Il remit ses pièces la Commission des récompenses nationales mais ne reçut jamais aucune réponse. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants, sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il était porteur du certificat suivant : « Nous soussignons que M. Théodore Godard a combattu avec courage dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, qu’il y a constamment donné des preuves de courage, de modération et d’humanité ; de courage, en payant de sa personne partout où il y avait du danger ; de modération, en protégeant les ennemis qui imploraient protection ; d’humanité, en prodiguant des secours aux blessés, en aidant à les transporter aux ambulances et en payant des rafraîchissements à ceux des combattants qui en avaient besoin. Enfin, nous certifions qu’il s’est comporté de manière à mériter notre estime et notre considération pour la vie. » Signé, le 16 août 1831 : Baudet, Jean-Baptiste (voir ce nom), demeurant 8, rue Thiroux, chez M. Silveste ; Vincent, demeurant 37, Petite-Villette ; Sénéca, A. (voir Sénéca, Achille, Henry ), ébéniste, demeurant 68, rue de Charenton. Il était caporal des voltigeurs au 4e bataillon de la IVe légion de la garde nationale en 1832. Il sollicita, en 1832, la décoration de juillet. Il affirmait avoir combattu en juillet, avoir déposé ses pièces à la Commission des récompenses nationales mais qu’on avait pas fait droit à sa demande. Il ajoutait : « Sa conduite dans les glorieuses journées de juillet est notoire et attestée par plusieurs personnes qui ont combattu avec lui. D’un autre côté, il invoque encore à l’appui de sa demande le zèle et le courage qu’il a montrés dans toutes les occasions où son devoir l’appelait pour le maintien de l’ordre, notamment les 5 et 6 juin dernier. » Il était indiqué sur les fiches de la Commission des réclamants comme jouissant d’une fortune aisée. Il demeurait 77, rue de Charenton à Bercy en 1831-1832 ; 62, rue de la Harpe en 1849. Archives nationales F/1dIII/57 ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 72 ; Archives de la préfecture de police AA 390.