Goix, François, Isaac
Biographie
Né le 8 août 1790 à Misy (Seine-et-Marne). Entré au 88e régiment de ligne le 26 juin 1809, passé à la légion de Seine-et-Marne le 2 mars 1816, caporal le 1er mai 1818, congédié le 31 décembre 1818, admis dans la gendarmerie royale de Paris le 26 janvier 1819, arrivé dans la gendarmerie d’élite le 6 mai 1820 jusqu’en août 1824 ; il fit les campagnes de 1809 en Autriche, de 1810, 1811 et 1812 en Espagne, prisonnier de guerre le 7 avril 1812 à Bajados et libéré le 11 juillet 1814, campagne de 1815 en Belgique. Peintre en voitures en 1848. Il déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février, et qui nous donne quelques indications sur sa participation à la révolution de Juillet. Sur son dossier, il est effectivement inscrit comme ayant participé à la révolution de 1830 et à l’émeute de 1832. Lui-même donnait les indications biographiques suivantes : « […] Combattant en 1830 pour la liberté, en 1832, demeurant à Passy comme contrôleur des voitures de Saint-Cloud, je suis venu à Paris les 5 et 6 juin pour le même motif. Dénoncé à M. Delessert, maire de cette commune à l’époque, comme républicain, forcé de ne pas sortir de quelques jours parce que les républicains étaient menacés de mort. Mandé à la mairie, M. Delessert m’a envoyé à la préfecture sous le même titre ; le lendemain j’en suis sorti par l’intervention de mon patron, M. Saure, et de cette affaire de suis toujours parvenu à perdre ma place […]. » Il participa à la Révolution de Février et était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions que le nommé Goix a désarmé deux gardes municipaux, rue Royale aux risques et périls de sa vie. Et sans notre concours, c’en était fait de lui, étant terrassé sans lâcher prise ; malgré leurs forces qui est survenu nous avons eu le bonheur de le sauver à ce qui nous a paru un vieux soldat et un bon citoyen. » Signé : Daunay, Jean ; Guérin ; Bardoux, Etienne ; Gilbert, employé ; Husson ; Galimard, cocher, ne sachant signer ; Chauvrese, ne sachant signer. Le 15 mars 1848, sans ouvrage depuis deux mois, père d’un enfant de douze ans et d’un autre âgé de dix-huit ans et enrôlé volontaire, il sollicitait une place comme surveillant, garçon de bureau ou concierge. Le 22 mai suivant, il adressait une nouvelle demande mais pour reprendre du service dans la garde républicaine à cheval comme maréchal des logis. Sa demande était appuyée par David d’Angers, maire du (ancien) XIe arrondissement. Il fut recommandé par la Commission pour un emploi de surveillant dans une caserne, pour l’admission de son fils Théodore, Jean à l’Ecole des arts et métiers de Chalon ou d’Angers et pour recevoir le signe honorifique qui devait perpétuer la mémoire de la Révolution de Février mais qui ne fut jamais institué. Il était marié et père de deux enfants en 1848. Il demeurait à Passy en 1832 ; 18, rue des Canettes en 1848. Archives de la préfecture de police AA 390.