Goldstein, Albert
Biographie
Né vers 1792 à Presbourg (Hongrie). Pédicure. Il fut blessé d’une balle reçue à la jambe gauche et d’un coup de crosse à la tête. Il participa cependant à l’expédition de Rambouillet, où il se fit transporter. Marié, il reçut un secours de cent vingt francs et un autre de quarante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIIe arrondissement. Il reçut un secours de vingt-cinq francs, le 10 août 1830 (sous le nom de Godstein), un secours (sous le nom de Gostein) de dix francs, le 13 août 1830, un secours de quinze francs, le 25 août 1830, un secours (sous le nom de Goldstein), de vingt-cinq francs, le 1er septembre 1830, un secours (sous le nom de Goldstein) de vingt-cinq francs, le 15 septembre 1830, un secours de cent cinquante francs le 24 novembre 1830 auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] IVe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, pour obtenir la croix et un emploi dans les travaux publics, ou dans les octrois, ou dans les halles et marchés. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé, à en-tête de l’Administration des hospices, hôpitaux et secours de Paris, parce que sans doute signé depuis la maison de convalescence de Saint-Cloud, par les nombreux blessés qui y séjournaient : « Nous, soussignés, avons l’honneur de recommander à la bienveillante justice de la Commission des récompenses nationales le sieur Goldstein, Albert, qui non seulement a donné des preuves de son patriotisme pendant la révolution mais encore nous a rendu au Constitutionnel des services pour lesquels nous sommes heureux de pouvoir en cette occasion lui donner un témoignage de notre reconnaissance. » Signé, le 14 octobre 1830 : Cottin (voir Cottin, Claude, Santo) ; Citerne (voir Citerne, Norbert, Henri, Joseph) ; Grenier (voir Grenier, Louis, Gilbert) ; Germain (nom à retrouver) ; A. Lévêque (voir Levêque, Charles, Auguste) ; Perrandin, Louis (voir Perrodin, Louis) ; Cumont, Georges, Adolphe (voir Cumont, Jacques ? à retrouver), L’Homme (voir sans doute L’Homme, Dominique, Marie, Alexandre ?) ; Cochard (voir Cochard cadet, Jean-Louis) ; Corbin (voir Corbin, François, Pierre) ; Donard, Constant (voir Donard, Jacques, Constant) ; Dominique Perrin (voir Perrin, Dominique) ; Porson, Jean-Pierre (voir ce nom) ; Boursier (voir Boursier, Charles, Paul) ; Thery (voir Thery, Louis, Augustin) ; Desprez (à retrouver, c’est lequel ?) ; Lahoslande (voir Lahollande, Louis, Auguste) ; Picard (voir Picard, Pierre, Médard) ; Prouteau (voir Prouteau, Jean) ; Trouvé (voir Trouvé, Charles, Antoine, Théodore) ; Goujon (c’est lequel ? à reporter) ; Truffier (voir Truffier, Joseph ?) ; Ferrand (c’est lequel ?) à reporter ; Dangers (voir Dangers, Jean, François). Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, l’un des commissaires chargés de la distribution aux blessés des secours patriotiques déposés au Constitutionnel, certifie que le sieur Goldstein a été employé près de la commission depuis son entrée en exercice jusqu’à ce jour au service d’ordre qu’exigeait l’affluence des réclamants, qu’il a montré beaucoup de zèle et s’est conduit de manière à mériter l’entière approbation de la commission dans ce service parfois très pénible. » Signé, le 13 octobre 1830 : Dumoulin, Evariste ; Deloustalet illisible. Suivait l’apostille suivante : « Le maire du (ancien) IIIe arrondissement joint avec plaisir son témoignage en faveur du sieur Goldstein à celui que lui ont donné MM. les membres de la commission chargée par les propriétaires du Constitutionnel de distribuer des secours aux blessés provenant des versements qui ont été faits entre leurs mains avec cette destination et certifie qu’il l’a toujours vu remplir avec exactitude les ordres qui lui étaient donnés et qu’ayant été blessé dans les mémorables journées de Juillet il le recommande à la bienveillance de la Commission investie de l’honorable fonction de distribuer à ceux qui ont des titres certains les récompenses nationales. » Signé, le 20 octobre 1830 : Rousseau (voir Rousseau, Jean, Joseph). Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, que le sieur Goldstein, Albert, rue Montmartre n° 15, qui faisait partie du bataillon que je commandais au Louvre et aux Tuileries, s’y comporta en bon citoyen et dans la plus grande discipline ; il fut blessé en ma présence après l’affaire du Louvre au coin de la rue de Rohan et néanmoins il ne cessa de prodiguer ses soins aux blessés. » Signé, le 16 septembre 1830 : Noiret ou Noiré (voir Noiré, Barthélemy), commandant du bataillon de volontaires partis du (ancien) VIIIe arrondissement à l’attaque du Louvre et des Tuileries, et sergent à l’Ecole centrale des Arts, demeurant 15, place Royale. Les docteurs Robion (voir ce nom), Piorry (voir Piorry, Pierre, Adolphe), et Jacob (voir ce nom), médecins de l’ambulance du 29, rue de Grenelle-Saint-Honoré, certifièrent, en date du 8 août 1830, avoir donné leurs soins à Goldstein ; Sétier (voir Setier, Louis, Paschal), imprimeur-libraire, apostilla ce dernier certificat. Le quatrième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, commandant du bataillon formant l’avant-garde de l’artillerie partie de l’Ecole militaire le 3 août, 2 heures de l’après-midi, certifie que le nommé Albert Goldstein a fait partie dudit bataillon, qu’il a constamment exécuté avec obéissance les ordres que j’ai donnés depuis le moment du départ jusqu’à notre rentrée dans Paris. » Signé, le 10 septembre 1830 : Frai de Neuville (voir Frey de Neuville ?). Le cinquième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, chirurgien sous-aide major attaché à l’hôpital militaire du Gros-Caillou, certifie que le nommé Goldstein, Albert a apporté, dans la journée du 30 juillet 1830, plusieurs blessés à l’hôpital, qu’il a montré pendant ce jour beaucoup d’humanité, a déployé un zèle soutenu. » Signé, le 5 septembre 1830 : Germain (voir peut-être Germain, Gabriel, Achille ?) ; suivait l’apostille de Momigny, directeur du même hôpital, qui joignait « avec empressement » son même témoignage. Il était indiqué sur les fiches de la Commission comme sans fortune. Il demeurait 15, rue Montmartre en 1830 ; 54, quai de la Mégisserie en 1831. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du IIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 69 ; Archives de Paris VD3 1-2, état des sommes payées par MM. les commissaires ci-après désignés aux combattants et blessés de juillet 1830 du (ancien) IIIe arrondissement, idem Etat des paiements faits par M. Ternaux, commissaire délégué des récompenses nationales pour le (ancien) IIIe arrondissement, aux veuves, ascendants et blessés dudit arrondissement, années 1830-1831 (M. Ternaux n’a pris les paiements que le 13 octobre 1830) ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IIIe arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives de la préfecture de police AA 390.