Gonin, Eugène, Jacques (ou Jacques, Eugène)
Biographie
Né le 5 germinal an IX à Rênes (Orne). Perruquier. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Sa médaille lui fut délivrée le 25 juin 1831 et son brevet le 17 août de la même année. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut (sous le nom de Gonain), auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En juillet 1833, il reçut (sous le nom de Gonain, Jacques, Eugène), à titre de décoré de Juillet, une gratification de vingt-cinq francs à l’occasion des fêtes nationales pour l’anniversaire de la révolution de Juillet (il était ouvrier du tabac sur les listes de la mairie). En juillet 1835, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut (sous le nom de Gonain, Jacques, Eugène et il signe bien Gonain), une gratification de sept francs et cinquante centimes à titre de décoré non pensionné. En juillet 1836, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut (sous le nom de Gonain, Jacques, Eugène et il signe bien Gonain) une gratification de cinq francs, à titre de décoré non pensionné ; il était alors toujours ouvrier aux tabacs. En juillet 1837, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut une gratification de cinq francs et trente centimes, à titre de décoré non pensionné. Il reçut un secours de cinquante francs en 1850, deux secours de soixante francs en 1851, à titre de médaillé de Juillet. Il demeurait 6, rue Saint-Jean au Gros-Caillou en 1830-1833 ; 141, rue de l’Université en 1835 ; 128, rue de Sèvres en 1836-1837 ; 10, chemin de ronde des Paillassons en 1849-1851. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris Vbis7K4 2 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille Xe arrondissement ; Archives de Paris Vbis7K4 4, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives de Paris VD6 524 n° 3, 1833, (ancien) Xe arrondissement municipal, état d’émargement de la somme de vingt-cinq francs accordée à des décorés du (ancien) Xe arrondissement de Paris à l’occasion des fêtes nationales de juillet 1833, année 1835, état de répartition entre MM. les décorés de Juillet du (ancien) Xe arrondissement non pensionnés, année 1836, état de répartition de la somme de trois cent dix-huit francs entre MM. les décorés de Juillet domiciliés sur le (ancien) Xe arrondissement, année 1837 ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Xe arrondissement ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou médaillés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 83 (sous le nom de Gonain, Jacques, Eugène), idem Proposition d’accorder à cent quarante décorés, blessés et veuves de Juillet domiciliés dans le département de la Seine des secours s’élevant à la somme de 6.980 francs, minutes 94 à 99 (sous le nom de Gonain, Jacques, Eugène), idem Courrier au ministre de l’Intérieur, en date du 28 janvier 1851, sur une proposition d’accorder à 28 décorés, 119 médaillés, 20 veuves de décorés ou de blessés, 16 blessés de Juillet 1830, 4 femmes de médaillés, 1 orphelin et 1 mère de médaillé décédé, des secours s’élevant ensemble à la somme de 10.875 francs, minutes 159-163, idem Proposition, en date de 1851, d’accorder à des décorés, médaillés, blessés, veuves, ascendants, orphelins, combattants et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 11.390 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 202-204 (sous le nom de Gonain, Eugène, Jacques). Il y a dans Archives de la préfecture de police AA 380 in dossier Coquet, Narcisse, un Gonain, décoré de Juillet, demeurant 5, rue des Paillassons en 1848, qui signe, en juin 1848, les deux certificats suivants en faveur de Coquet, Narcisse. Le premier : « Nous, soussignés, déclarons que le nommé Narcisse Coquet a été blessé devant nos yeux au bras gauche, à la barricade de la rue des Bornes à Chaillot, le 29 juillet 1830 et qu’il s’est toujours trouvé au poste de l’honneur; depuis cette époque, le malheur l’ayant ruiné, il se voir forcé de recourir aux bontés du gouvernement pour un emploi au télégraphe. De même en février 1848. » Le deuxième, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, certifions à qui il appartiendra que le citoyen Coquet, Narcisse, mécanicien, demeurant actuellement n° 17, rue Malar, au Gros-Caillou, a, dans la journée du 29 juillet 1830, quoique blessé dans la barricade des Bornes de Saint-Pierre à Chaillot, où le nommé Dugas fut tué à ses côtés, sauvé par son sang-froid deux Suisses qui se trouvaient entre les mains du peuple et que c’est lui qui a procédé à leur désarmement. »