Gorgeret, Philibert, Marie, Eusèbe

Biographie


Bachelier ès lettres, chevalier de la Légion d’honneur, reçu médecin le 31 janvier 1829 à la faculté de médecine de Paris. Il soigna Rialle, Sophie, Eugénie, Flore sitôt qu’elle fut blessée. Il signa, le 6 août 1830, le certificat suivant en faveur de Reynier, François, et dans lequel Gorgeret apparaît lui-même comme un combattant de Juillet. Reynier présenta ce certificat quand il tenta de faire valoir ses propres droits auprès de la Commission des Réclamants : « Je, soussigné, certifie que M. Renyer, maître de pension à Saint-Cloud, est venu me visiter dans mon externat, rue Taitbout n° 3, chaussée d’Antin, le mardi 27 juillet 1830. Que nous avons fait partie du mouvement insurrectionnel dans les mémorables journées des 27, 28 et 29 juillet. Que nous avons pris les armes dans ces glorieux moments pour la défense de la liberté, soit à la porte Saint-Denis, celle Saint-Martin, soit aux environs de l’Hôtel de ville et du marché des Innocents. Que pendant que je lisais les journaux à haute voix sur le boulevard des Italiens, il faisait partie de ceux qui m’entouraient et qu’à la fin de chaque lecture nous criions ensemble Vive la liberté ! Aux armes ! Aux armes ! Que nous avons aidé à confectionner les barricades de la rue Taitbout et du boulevard des Italiens. Qu’enfin nous avons monté ensemble la première garde le 29 juillet à la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Que le soir du même jour et dans la matinée du 30 huit cents fusils et une quantité innombrables de paquets de cartouches furent délivrés sur des bons qui étaient presque tous écrits de ma main et signés pour chacun de ceux qui recevaient et fusil et cartouches. Que M. Reynier était du nombre de ceux que je commandais dans une patrouille que je poussais jusqu’à la barrière de l’Etoile, dans la nuit du 29 au 30 juillet, de minuit à 2 heures du matin. M. Reynier me quitta au jour le 30 juillet, pour se rendre chez lui à Saint-Cloud. » Il est l’auteur de plusieurs ouvrages : Lettre à un émigré sur la deuxième lettre de M. de Chateaubriand, pair de France, Paris, 1825, chez les principaux libraires de Paris et des départements ; Note sur le magnétisme et lhoméopathie, in 8°, sept feuilles, paru en 1841 chez Hérault à Nantes ; Plan dinstruction générale, conjugaisons en conversation pour enseigner et apprendre à parler purement la langue française, Paris, Lyon et chez les principaux libraires des départements, 1825. Il demeurait 3, rue Taitbout en 1830 ; 37, rue Saint-Antoine en 1833. Archives nationales F/1dIII/74 in dossier Rialle, Sophie, Eugénie, Flore ;

Gorget veuve.

Né vers 1760. Elle avait une fiche de secours à son nom à la mairie du (ancien) Ier arrondissement. On trouve sur sa fiche l’indication qu’elle était inscrite au bureau de charité sous le numéro 3130, celle qu’elle était très malheureuse et celle qu’elle « n’a pu prendre part au mouvement ». Elle demeurait 9, rue des Champs-Elysées en 1830. Archives de Paris VD6 55 n° 5, mairie du (ancien) Ier arrondissement, gardes nationaux, fiche de domicile.

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