Gottin, Benoit

Biographie


Né le 18 février 1795 à Vaux (Ain). Propriétaire. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Xe arrondissement. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions que le sieur Gattin, Benoist (sic), propriétaire, natif de Vaud, arrondissement de Bellay, département de l’Ain, demeurant à Paris, rue Beaurepaire, n° 10, a donné des preuves d’un grand dévouement à la cause de la liberté dans les journées mémorables des 27, 28 et 29 juillet et que le 29 il a désarmé un Suisse dans la rue de Rohan au moment où il ajustait un citoyen et qu’il l’a mis hors de combat. » Signé, le 5 octobre 1830 : Blary ; Pau (voir sans doute Pau, Vital, Esprit), commis voyageur ; Biauzat (voir Gaultier de Biauzat, Louis, Philippe) ; Maréchal, lieutenant ; Chassin, demeurant chez M. Valier, 10, rue Beaurepaire ; Mouchet fils, conducteur de diligences ; David aîné, demeurant 22, rue Beaurepaire ; Varrambin, demeurant 44, rue Grenetat ; Gerard, demeurant 8, passage du Grand-Cerf. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Il signa, le 10 août 1830, le certificat suivant en faveur de Pallet, et que ce dernier présenta quand il tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, soussignés, certifions à qui de droit que M. Joseph Paillet, ancien officier de cavalerie, demeurant à Paris, rue Tiquetonne n° 18, s’est montré pendant les trois glorieuses journées de Juillet, de manière à ne laisser aucun doute sur les sentiments qui l’animaient en faveur de notre régénération politique, et que les 28 et 29 il a consacré son bras à la défense de nos libertés constitutionnelles. Nous affirmons ces faits comme l’ayant vu combattre à nos côtés à l’Hôtel de ville, sur les boulevards Saint-Denis et Saint-Martin etc. » Il signa, le 12 août 1830, le certificat suivant en faveur de Rousseaux, Louis, François : « Nous, soussignés, certifions par le présent que M. Rousseau (sic) a pris part aux affaires de juillet, le 28 nous l’avons vu combattre rue Saint-Honoré près la halle à la viande, le 29 à la prise du Louvre ; il a parcouru avec nous la place des Victoires, la rue Neuve-des-Petits-Champs, la place Vendôme et d’autres différents endroits ; il passa le restant de la journée du 29 jusqu’au 30 à midi dans les appartements du Palais-Royal, où il exerçait un service de sûreté. Nous connaissons M. Rousseau (sic) pour un honnête homme et un bon citoyen. C’est pour quoi nous lui avons signé le présent pour lui servir et valoir ce que de raison. » Il signa, le 23 août 1830, le certificat suivant en faveur de Gaultier de Biauzat, Louis, Philippe : « Les soussignés, voulant payer un tribut d’éloges à la conduite qu’a tenue M. Gaultier de Biauzat, lieutenant d’infanterie en réforme, dans les journées des 28 et 29 juillet, attestent qu’il n’a cessé de prendre part à la cause de la liberté ; qu’il encourageait les jeunes citoyens qui allaient au combat et les dirigeait sur les points où ils étaient le plus nécessaires. » Sa médaille lui fut délivrée le 23 juin 1831 et son brevet le 16 août de la même année. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En septembre 1831, il adressa la lettre suivante au roi, afin que tous les combattants, et non pas les seuls blessés, pussent bénéficier des fonds attribués par les Chambres aux combattants de Juillet (sic) : « Un brave défenseur de la lutte glorieuse des mémorables journées de juillet 1830 prend la liberté de venir réclamer, aux pieds de Votre Majesté, la parole que la majeure partie des blessés de Juillet avait fait entendre et affirmer à leurs frères d’armes non blessés, relativement à la répartition des deux millions quatre cent mille francs qui ont été versés pour les combattants des trois journées, que cette somme serait également partagée entre eux, ayant tous coopéré aux mêmes dangers et s’étant battus sous les mêmes barricades. Voyant avec peine que l’on veut accorder les deux millions quatre cent mille francs comme on a fait des croix et des médailles, former des classes différentes parmi des braves qui ont toujours été ensemble, qui ont combattu l’un comme l’autre avec le même courage et qui encouraient là même ce choix fait entre une classe qui a assisté au même travail et qui n’avait pour but que de ramener la liberté. Doit-on chercher à illisible mêler parmi eux la dissension ? Doit-on tout à l’un et rien à l’autre. Si le hasard a protégé de la mitraille une partie des combattants des trois journées, ils n’en sont pas moins aussi braves que les blessés et ne doivent pas être entièrement privés de tout et condamnés à mourir, tant par le besoin que faute d’emploi ou de travail et toujours ne penser qu’à soulager une seule classe. Confiant en votre cœur paternel, il prend la liberté, Sire, de venir implorer la justice et que Votre Majesté voulût bien la paix parmi les combattants des trois jours et ordonne que la somme de deux millions quatre cent mille francs soit répartie entre eux, étant tous plongés dans le même besoin. » Il déposa un dossier devant la Commission des Réclamants ([ancien] Xe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. En juillet 1837, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut une gratification de cinq francs et trente centimes, à titre de décoré non pensionné. Il reçut un secours de cinquante francs en 1850, en 1851 et en 1852, à titre de médaillé de Juillet. Il demeurait 10, rue Beaurepaire en 1830-1831 ; 7, rue de la Comète en 1831 ; 1, rue d’Allemagne en 1837 ; 60, rue du Faubourg-Saint-Martin en 1849. 56, rue du Faubourg-Saint-Martin en 1850-1852. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis (sous le nom de Gottin, Benoit) ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 (sous le nom de Gottin, Benoit) ; Archives de Paris Vbis7K4 2 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille Xe arrondissement (sous le nom de Gottin, Benoit) ; Archives de Paris Vbis7K4 4, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement (sous le nom de Gattin, Benoist) ; Archives de Paris VD6 524 n° 3, année 1837 (sous le nom de Gattin, Benoist) ; Archives de Paris VD6 545 n° 3 (liste des médaillés du [ancien] Xe arrondissement) (sous le nom de Gottin, Benoit) ; Archives de Paris VK3 45 in dossier Gaultier de Biauzat, Louis, Philippe (sous le nom de Gattin, Benoist) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Xe arrondissement (sous le nom de Gattin, Benoist) ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Xe arrondissement (sous le nom de Gottin, Benoit) ; Archives nationales F/1dIII/82 (sous le nom de Gattin, Benoist) ; Archives nationales F/1dIII/89 (sous le nom de Gattin, Benoist) ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 72 (sous le nom de Gattin, Benoit), idem 19 juin 1850, Emploi d’une somme de 705 francs provenant d’allocations non retirées par des décorés ou blessés de juillet 1830, minute 118 (sous le nom de Gattin, Benoist), idem, Proposition, en date du 6 mai 1851, d’accorder à 153 décorés, médaillés, veuves, combattants et orphelins de Juillet 1830, des secours s’élevant à la somme de 8.025 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 181-184 (sous le nom de Gattin, Benoist), Proposition d’accorder à 130 décorés, veuves et blessés de juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 7.510 francs, imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 225-229, en date du 19 juin 1852 (sous le nom de Gattin, Benoit) ; Archives de la préfecture de police AA 406 in dossier Pallet, Joseph (sous le nom de Gottin, Benoit) ; Archives de la préfecture de police AA 412 in dossier Rousseaux, Louis, François.

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